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Comprendre la crise actuelle à la lumière de la Bible.

 
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PASTEUR



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MessagePosté le: Sam 16 Jan - 13:36 (2010)    Sujet du message: Comprendre la crise actuelle à la lumière de la Bible. Répondre en citant

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Comprendre la crise actuelle à la lumière de la Bible.



Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée.




La crise financière et économique actuelle est profonde, et elle sera durable. L’étude des analyses des experts économiques nous a permis d’écrire cet article, afin de vous faire comprendre la nature et les enjeux de cette crise, ses causes et ses conséquences, en la replaçant dans un contexte biblique. Nous sommes à ce sujet redevables au LEAP, le « Laboratoire Européen d’Anticipation Politique, » qui a été l’un des premiers à annoncer et à analyser cette crise, et dont nous reconnaissons la qualité et la pertinence des études.

Les experts du LEAP estiment actuellement qu’au cours de l’été 2009, le gouvernement américain sera en état de cessation de paiement et ne pourra plus rembourser ses dettes. Cette faillite totale du système économique et financier américain aura des conséquences très graves pour tous ceux qui, aux Etats-Unis et dans le monde, possèdent des actifs libellés en dollars US, par exemple des Bons du Trésor ou des devises de la monnaie américaine.
Cela signifie qu’à cette date, le dollar ne vaudra peut-être plus que dix pour cent de sa valeur actuelle. Dernièrement, le dollar a eu tendance à remonter, par rapport à l’Euro. Cette faible remontée ne semble être due qu’à la chute vertigineuse actuelle des bourses mondiales. Mais, avec l’aggravation inéluctable de la crise mondiale, il semble clair que l’Euro deviendra de plus en plus la valeur-refuge la plus crédible, au détriment du dollar. Pour des raisons structurelles, le dollar est condamné à continuer à baisser par rapport à l’Euro et aux principales monnaies mondiales.
La dette totale américaine (publique et privée)  est devenue incontrôlable. Elle est actuellement égale à plus de deux fois la valeur du PNB des Etats-Unis ! La dette publique, à elle seule, dépasse les 9.000 milliards de dollars, pour un PNB de près de 15.000 milliards de dollars. Et elle ne cesse de croître. Le programme social du nouveau Président élu, Obama, ne peut qu’accroître la dette publique américaine.
L’économie américaine est en état de récession. Après l’éclatement de la bulle Internet, puis de la bulle immobilière, c’est à présent la bulle monétaire et financière qui éclate. Cela est en train d’entraîner l’effondrement de l’économie réelle, effondrement qui va se répercuter dans la planète entière, avec des conséquences plus ou moins graves selon les zones économiques.
Le mois de septembre 2008 a sans doute marqué le début de la crise économique, après la crise monétaire de ces derniers mois. Les conséquences de cette crise économique dureront sans doute, d’après les experts, entre trois et dix ans.
On assiste donc à une véritable implosion de la puissance mondiale qui était jusqu’ici dominante, les Etats-Unis. La crise économique actuelle est beaucoup plus grave que la crise de 1929, qui avait permis à Hitler de prendre le pouvoir en Allemagne. En 1929, les baisses des valeurs d’actifs des entreprises, au cours de la première année après le krach boursier, avaient atteint 38%. Alors que la crise actuelle a déjà entraîné une baisse d’actifs de 41% depuis un an. Il s’agit du plus grand effondrement boursier de toute l’histoire moderne connue !
Les diverses mesures d’urgence, pour mettre à la disposition des entreprises et des banques les fonds nécessaires, comme les mesures prises au cours du récent G20, à la mi-novembre 2008, ne font que traiter les symptômes apparents. Elles ont permis de sauver provisoirement le système financier mondial. Mais les mesures de soutien aux économies réelles n’ont pas encore été prises, et les sommes énormes dégagées pour soutenir les banques manqueront pour aider les entreprises productrices à se redresser. Car la cause profonde de la crise actuelle, c’est l’effondrement de tout un système économique et financier mondial, jusque-là fondé sur le dollar et sur une énergie à bon marché. Or le dollar s’effondre, et l’énergie, en particulier le pétrole, devient de plus en plus chère.
Par ailleurs, l’effondrement des bourses a entraîné la ruine des fonds de pension par capitalisation, qui avaient investi l’argent des retraités en bourse, ou dans des valeurs à risque. C’est ainsi que 2.000 milliards de dollars de fonds de pension se sont envolés en fumée, rien que ces semaines dernières ! Cette déroute des fonds de pension va entraîner des problèmes humains dramatiques, au moment même où ces fonds de pension doivent commencer à verser les premières retraites aux « baby boomers » de l’après-guerre. Entre 2007 et 2009, on estime que ces fonds de pension auront perdu entre 30 et 70% de leurs actifs ! Ils sont actuellement en train de rechercher désespérément des placements rentables pour leurs fonds. Or ces placements rentables se font de plus en plus rares. L’or, qui est l’une de ces valeurs refuges, a plus que doublé en un an, et poursuit sa hausse vertigineuse.
Nous sommes donc en train d’assister à une très grande dépression qui commence aux Etats-Unis. Les banques américaines n’ont tout simplement plus d’argent, leurs fonds propres sont nuls, et les faillites en cascade se multiplient. Des milliards de dollars sont en train de s’évaporer en fumée. Ces dollars étaient plus virtuels que réels, car ils étaient le fruit empoisonné d’opérations monétaires et financières qui reposaient davantage sur une spéculation effrénée que sur une vraie création de richesses réelles.
Les perfusions financières de la Réserve Fédérale et du gouvernement américain ne sont que des « gouttes d’eau » pour éteindre un énorme incendie, et ne font que masquer l’entrée des Etats-Unis en récession économique, et d’en reculer les effets inéluctables. L’inefficacité des mesures successives déjà prises risque d’entraîner un sauve-qui-peut généralisé. L’effondrement de l’économie américaine est en train de s’accélérer, et ne peut que créer de nouvelles tensions économiques, sociales et politiques.
Rappel des causes profondes de la crise mondiale actuelle.
Le moteur principal de cette crise est aux Etats-Unis. Si la crise est récente, ses causes profondes sont lointaines. Les USA étaient en effet, jusqu’à la fin du XX° siècle, un pilier essentiel de l’ordre mondial, dans tous les domaines : monétaire, financier, économique, militaire et stratégique. Le développement économique américain, depuis une trentaine d’années, s’est accompagné d’un accroissement exponentiel de la dette américaine. En effet, l’industrie et les services américains ont manqué de compétitivité, par rapport au développement de nouveaux pôles industriels, technologiques et de services dans le reste du monde, notamment en Asie.
Peu à peu, la principale production des Etats-Unis a été de fabriquer de la dette. La puissance américaine et la puissance du dollar ont encouragé de nombreux pays à « acheter » cette dette, qui pèse actuellement sur l’économie mondiale comme une épée de Damoclès. Les pays créanciers des USA n’osent pas demander massivement le remboursement de leurs créances, de peur de voir tout le système financier mondial s’écrouler. Toutefois, de plus en plus de pays échangent leurs avoirs en dollars contre des Euros, ce qui affaiblit inéluctablement le dollar.
Le montant astronomique de la dette totale des Etats-Unis a fini par infecter l’ensemble de la finance mondiale. Il s’agit à la fois de la dette publique du gouvernement, des dettes immobilières des particuliers, des dettes pour acheter des automobiles, et des dettes de consommation courante (cartes de crédit). Depuis 1985, la seule dette publique américaine a presque quintuplé. Cette dette est impossible à stabiliser, en raison de la récession économique.
Parallèlement, les Etats-Unis se sont progressivement appauvris. Les infrastructures n’ont pas été correctement renouvelées. L’éducation est en chute libre. L’immigration de populations à faible niveau d’instruction a été en hausse constante. La dépendance énergétique extérieure est devenue de plus en plus grande. Les retards technologiques se sont accumulés.
La faiblesse structurelle de l’économie américaine a été masquée par le développement d’un certain nombre de « bulles, » qui ont éclaté successivement, laissant la place à une nouvelle bulle. Rappelons qu’une « bulle » est le développement excessif et spéculatif d’un secteur économique. La « bulle » éclate quand les acteurs économiques ne peuvent plus entretenir ce mouvement spéculatif, entraînant des faillites en cascade. Il y a eu ainsi la bulle Internet, suivie de la bulle immobilière, suivie elle-même de la bulle financière et monétaire. La fuite en avant avait consisté à créer une nouvelle bulle quand la précédente éclatait. Mais la prochaine bulle, celle des produits financiers dérivés, dont nous allons parler plus loin, devrait être la dernière.
A chaque fois, les acteurs économiques espéraient que la création de richesses « réelles » (produits et services tangibles) rattraperait la dette, et que le monde entier allait continuer à « acheter » la dette américaine. Mais il était impossible que ce mouvement se perpétue indéfiniment. Le moment de vérité devait venir. L’éclatement de la bulle immobilière, par la crise des subprimes, allait déclencher un enchaînement final fatal. Le consommateur américain devenait complètement insolvable, ce qui ne pouvait qu’aggraver la crise latente.
Evolution récente de la crise en 2007-2008.

Au printemps 2007, les grands établissements financiers ont commencé à s’inquiéter sérieusement, voyant bien que tout n’allait pas pour le mieux comme d’habitude. Au cours de l’été 2007, les grandes banques américaines ont dû constater qu’une bonne partie de leurs créances ne seraient jamais remboursées, notamment par le consommateur américain surendetté.
Les banques ont alors commencé à cesser de financer des opérations douteuses, notamment sur le plan immobilier. La crise dite des « subprimes » est due au fait qu’un grand nombre d’Américains à revenus incertains, qui avaient emprunté pour acheter leur maison, n’ont pas pu rembourser leurs emprunts risqués. C’est alors la « bulle « immobilière qui éclate. Le marché immobilier commence à s’effondrer aux USA. Les marchés immobiliers, en Grande-Bretagne, en Espagne et en France, commencent à être touchés à leur tour fin 2007.
Les banques américaines croulent sous les stocks de biens immobiliers saisis, et impossibles à revendre dans de bonnes conditions. En Californie, 50% des ventes de maisons sont actuellement des maisons saisies !
Les banques commencent aussi à cesser de se prêter mutuellement de l’argent, craignant à leur tour de ne pas pouvoir récupérer leurs fonds. Le crédit se resserre. Peu à peu, c’est toute la bulle financière, fondée sur la dette américaine dans son ensemble, qui commence à éclater. De nombreux actifs financiers sont inscrits pour des montants qui ne correspondent plus à leur valeur réelle.
Les banques ont donc vu leurs revenus décroître de manière drastique. 27% de ces revenus sont actuellement constitués par des honoraires touchés pour des opérations financières de fusions, acquisitions et rachats d’entreprises. La crise a fait fondre ces revenus. Les introductions en Bourse sont gelées. Les entreprises manquent de ressources financières et n’investissent plus.
Les bourses américaines et mondiales ont commencé à leur tour à s’effondrer. Elles ont perdu entre 20 et 50% en un an. La volatilité boursière est au maximum. Une bourse peut gagner jusqu’à 10% en une journée, pour perdre ces gains dans la foulée.
Cette tempête monétaire a entraîné la baisse structurelle du dollar. Cette baisse devrait s’accélérer dans les mois à venir.
L’Amérique s’engage enfin dans une grave récession économique. Les licenciements et les faillites se multiplient. L’inflation repart à la hausse. 
Sur le plan psychologique, la crise de confiance généralisée, et les craintes pour l’avenir, entraînent de plus en plus d’épargnants américains à liquider leurs avoirs boursiers, pour chercher à investir leurs fonds dans des placements moins risqués, ce qui accroît la crise. En outre, l’endettement excessif des particuliers les oblige à puiser sans cesse dans leurs avoirs, qui fondent comme beurre au soleil.
La volatilité des bourses entraîne des mouvements de panique qui ne permettent plus aucune visibilité, même à court terme. Les particuliers ont de plus en plus le sentiment d’avoir été sciemment trompés par les autorités financières et politiques. L’opinion se rend compte qu’elle est manipulée par les médias et les décideurs politiques, coupables de dissimuler la gravité de la crise sous un flot de fausses bonnes nouvelles.
Epargnants et investisseurs sont complètement piégés par au moins 10.000 milliards de dollars d’actifs fantômes, complètement fictifs, dont les banques cherchent frénétiquement à se débarrasser. Personne n’a d’ailleurs la moindre idée de ce que valent réellement ces actifs fictifs.
Les conséquences de cette crise mondiale.

Aux Etats-Unis, la crise monétaire et financière est en train de déclencher une très grande dépression économique. Nous ne sommes véritablement qu’au tout début de cette crise économique mondiale. Les déclarations rassurantes des responsables politiques et économiques ne font que masquer leur impuissance à résoudre le problème.
Ce ne sont pas les 700 milliards de dollars de fonds publics, que le gouvernement américain s’est engagé à injecter dans l’économie, qui pourront modifier profondément la situation catastrophique actuelle. Tout d’abord, où l’Etat ruiné va-t-il trouver cet argent, sinon en augmentant encore la dette publique ? Mais la plus grande menace vient d’ailleurs. Elle vient de l’éclatement probable d’une prochaine et dernière bulle, celle des CDS, qui sont une catégorie particulière de produits financiers dérivés (Credit Default Swaps).
Les CDS sont des contrats financiers de protection entre un acheteur et un vendeur. L’acheteur paye une prime au vendeur, qui s’engage à compenser des pertes éventuelles d’un actif de référence, en cas de problème de crédit. Les CDS ont permis une diffusion incontrôlée des risques de crédit. Le montant de ces CDS a été multiplié par dix en quatre ans ! Il s’agit manifestement d’une nouvelle bulle financière sur le point d’éclater. Et cette bulle est d’une taille gigantesque !
En effet, on estime que ce sont près de 45.000 milliards de dollars de CDS qui sont en circulation, et qui sont à leur tour menacés par la crise. Ce sont ces CDS défaillants qui ont entraîné la chute récente de la banque Lehmann Brothers.
Mais ces CDS ne représentent à leur tour qu’une petite partie (6,5%) des quelque 684.000 milliards de dollars ( en novembre 2008 ) de produits financiers dérivés globaux, qui risquent à leur tour d’être touchés par la récession ! A titre d’exemple, rappelons-le, le PNB des USA (valeur totale de la production annuelle de biens et services marchands) est aujourd’hui de l’ordre de 15.000 milliards de dollars, et celui de la France de l’ordre de 2.300 milliards de dollars. Il est facile de voir qu’une crise grave sur le marché des produits dérivés ruinerait complètement le monde entier.
Ces produits financiers dérivés globaux sont des instruments financiers qui permettent aux entreprises de se couvrir contre toutes sortes de risques financiers. Il s’agit en général de risques sur les cours de matières premières, de risques sur les taux de changes, de risques sur les taux d’intérêts, ou de risques de crédit divers. Personne actuellement ne peut garantir la solidité de ces produits dérivés. Ce sont les manipulations financières sur ces produits dérivés qui ont entraîné la récente et énorme perte de la Société Générale. Le métier du jeune trader de la Société Générale consistait à investir dans des contrats à terme, ou « futures. » Il s’agit d’une des nombreuses variétés de produits dérivés. Beaucoup de ces produits dérivés ne sont devenus que des moyens de gagner artificiellement beaucoup d’argent en spéculant.
Si tous ces risques se matérialisent, ce qui est probable dans la crise actuelle, les pertes globales seront colossales, et n’auront plus aucune mesure avec les 5 milliards d’Euros de pertes de la Société Générale, ni avec les quelques centaines de milliards de dollars avancés par les Etats pour régler la crise. La valeur de ces produits financiers dérivés dépasse de très loin celle de tous les PNB réunis de tous les pays de la planète !
Les dirigeants économiques et politiques ne nous disent donc pas toute la vérité ! S’ils sont conscients de la gravité de la crise, ce qui devrait être le cas, ils savent qu’ils auront énormément de mal à la résoudre, quoi qu’ils fassent, compte tenu de l’énormité des pertes financières annoncées et probables, et qu’ils seront même impuissants à la résoudre, à supposer même qu’ils veuillent réellement le faire.
Car il y a une autre possibilité, comme nous le verrons en conclusion, c’est que certains ont tout intérêt à ce que cette crise se développe. Ils ne feront donc rien pour qu’elle s’arrête, bien au contraire, car il leur est indispensable que cette crise produise toutes ses conséquences.
En effet, la récession économique américaine en cours est en train d’entraîner à son tour une crise sociale profonde. La population américaine est en train de s’appauvrir de plus en plus. L’épargne privée chute. La confiance des ménages et la consommation privée sont en chute libre. L’industrie automobile est au bord de la faillite. La précarité et le chômage augmentent. L’endettement des ménages continue à grandir, malgré leur insolvabilité accrue. Des dizaines de millions de propriétaires insolvables sont à présent à la rue, ou hébergés précairement. Des dizaines de millions d’employés se retrouvent au chômage. Le chômage a doublé en deux ans.
Cette crise économique et sociale ne peut à son tour que déboucher, à un peu plus long terme, sur une crise politique et militaire. L’armée, dont la puissance est intacte, peut être tentée de jouer le rôle d’arbitre, devant une puissance politique incapable de résoudre la crise. En tout cas, la tentation de l’émergence d’un pouvoir politique fort ou dictatorial risque de devenir grande, au niveau américain comme au niveau mondial. Les appels à un « nouvel ordre mondial » se font de plus en plus nets et de plus en plus pressants.
Au niveau mondial, non seulement l’économie américaine n’est plus un pôle d’attraction, mais la crise américaine s’est exportée dans le monde entier. Toute la planète est plus ou moins contaminée, et tout laisse à penser que ce bouleversement mondial sera durable. L’inflation mondiale va s’accroître, ou s’accélérer à court terme, en particulier dans les pays émergents, notamment la Chine, qui est en train de prendre des mesures énergiques pour combattre la chute de sa croissance.
Cette récession économique américaine entraîne la baisse des exportations vers les USA. La Chine, le Japon et l’Asie en général sont très touchés, ainsi que la Grande-Bretagne, qui est très liée économiquement et financièrement aux Etats-Unis, et qui est entrée dans une récession profonde. La Grande-Bretagne sera sans doute la grande malade de l’Union Européenne pendant des années. Les pays exportateurs de pétrole sont aussi très inquiets pour leurs avoirs, tant que le prix du pétrole et que leurs avoirs seront exprimés en dollars.
Ce sont tous ces pays qui devraient souffrir le plus de la crise mondiale, car ce sont eux qui possèdent les plus fortes créances sur la dette américaine. 57% de toute la dette américaine sont possédés par trois pays seulement, le Japon, la Chine et la Grande-Bretagne ! C’est ainsi que les Etats-Unis ont « vendu » leur dette à des détenteurs étrangers, qui risquent à présent de ne jamais être remboursés ! Ces pays risquent d’être entraînés dans la ruine des USA.
Le prix des matières premières agricoles a aussi tendance à monter. L’inflation des denrées alimentaires de base fait qu’aujourd’hui un milliard d’êtres humains a du mal à se nourrir. Il y aura sans doute de plus en plus d’émeutes de la faim, et cela va encourager un afflux massif de migrants clandestins vers les pays encore relativement riches.
La zone Euro devrait être moins touchée. Elle devrait connaître cependant une stagnation de son économie, associée à un redémarrage de l’inflation. Toutefois, comme les économies européennes sont relativement plus solides que l’économie américaine, et que l’Euro devient une valeur-refuge de qualité, on constate que les Etats-Unis sont en train de perdre leur statut de pôle financier mondial, au profit de l’Union Européenne, et en particulier de la zone Euro. C’est désormais hors de l’Amérique que se joue le sort des USA !
Sur les plans stratégique et militaire, la crise mondiale actuelle devrait aussi avoir des conséquences profondes. La nouvelle administration américaine va sans doute tenter de se dégager du bourbier Irakien, mais aura du mal à le faire de manière rapide et satisfaisante, compte tenu des intérêts économiques, énergétiques et politiques en jeu. Le Président élu Obama a même assuré qu’il voulait accroître l’intervention américaine en Afghanistan.
Pour masquer l’échec de son plan de stabilisation en Irak, l’administration Bush a été récemment tentée de stimuler le conflit entre Musulmans sunnites et chiites, majoritaires en Iran. Le désir de l’Iran de se doter d’une industrie nucléaire est aussi considéré avec une grande méfiance par les puissances occidentales, et avec une grande inquiétude par Israël, qui étudie, en collaboration avec les USA, la possibilité de détruire les sites nucléaires Iraniens, avec le risque de déclencher une nouvelle guerre au Moyen-Orient, ou même une nouvelle guerre mondiale.
Israël se trouve à nouveau au bord du gouffre. Il est probable, avec la nouvelle administration américaine, que le soutien sans faille des Etats-Unis à Israël ne sera plus aussi automatique. L’influence américaine est en train de régresser au Moyen-Orient, au profit de celle de l’Union Européenne.
Il est très possible que l’accumulation de ces crises, monétaire, économique, énergétique, sociale, militaire et politique, augmente considérablement les tentations diverses de les résoudre par la guerre. La guerre offre aux extrémistes de tous bords l’avantage incontestable de remettre toutes les « pendules à zéro, » quel que soit le coût humain de ces conflits. Les maîtres de ce monde ne sont pas des philanthropes !
Comment comprendre ces événements à la lumière de la Bible ?
Déjà, à la lecture de ce qui précède, nous pouvons voir se mettre en place toutes les conditions pour le développement d’une très grande crise mondiale, dans tous les domaines. Qui est l’auteur secret de ces crises ? Le Seigneur Jésus nous a dit que ce monde entier est sous la puissance du malin.
Il est clair que, dans le passé, Satan et tous les ennemis de Dieu ont toujours su exploiter les crises mondiales pour faire avancer leur programme. Ce programme, ne l’oublions pas, consiste à préparer la venue de l’Antichrist, ce dictateur mondial, dont le règne doit précéder le retour du Seigneur Jésus sur la terre.
L’Antichrist ne peut émerger que d’une grande crise mondiale. Ces crises ne viennent pas par hasard. Mais elles sont soigneusement programmées par les maîtres du monde, sous la direction suprême de Satan. Soyez assurés que rien n’a été laissé au hasard dans la crise mondiale actuelle, mais que tout a été soigneusement programmé depuis longtemps. Il sera ensuite facile pour l’Antichrist de « résoudre » miraculeusement des crises que son maître a lui-même déclenchées !
Nous pensons donc que le déficit colossal américain a été longtemps et sciemment entretenu par tous ceux qui avaient intérêt à ce qu’il se développe.
Si Hitler a pu légalement prendre le pouvoir en 1933, c’est parce qu’il a pu profiter du désespoir du peuple allemand, plongé dans une profonde récession depuis des années. Il fallait un homme énergique pour résoudre la crise. Il faudra de même, au niveau mondial, un homme fort pour imposer les solutions auxquels tous aspirent, même au prix de la perte de leurs libertés fondamentales.
On assiste également en ce moment à une remontée en puissance de l’Europe. Car c’est de l’Europe que doit émerger l’Antichrist. L’Europe, et en particulier la zone Euro, restera relativement à l’abri de la crise, même si elle doit en souffrir.
Au chapitre 6 de l’Apocalypse, nous voyons décrite l’arrivée d’un « cavalier monté sur un cheval blanc. » Il s’agit de l’Antichrist et non du Seigneur Jésus. « Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc ; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre » (verset 2).  L’arme du Seigneur Jésus est l’épée. L’arme de Satan est l’arc, qui lui permet de lancer ses « traits enflammés. » L’Antichrist paraît « en vainqueur et pour vaincre. » Il émergera d’un monde en chaos.
Nous le voyons aussitôt accompagné par toute une série de calamités, provoquées par ceux qui accompagnent l’Antichrist :
Il lui est donné le pouvoir d’enlever la paix sur la terre (v. 4). Tout sera donc bouleversé. Non seulement les hommes ne trouveront nulle part la paix et la tranquillité sur la terre, mais les conflits de toutes sortes ne feront qu’augmenter, dans tous les domaines, économique, financier, social, politique et militaire. La crise actuelle n’est qu’un commencement. Il lui est donné le pouvoir de provoquer des famines et des pénuries diverses (v. 6).
Il lui est donné le pouvoir sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par la mortalité et par les bêtes sauvages » (v. 8) .
Cette apparition de l’Antichrist se fait donc dans un contexte de bouleversements variés. Il ne pourrait pas se manifester dans un contexte de paix. Nous entrons dans une ère de turbulences graves, qui ne sont que le commencement des douleurs de la fin, mais qui sont destinées à préparer le chemin de l’Antichrist, de l’homme du péché.

Nous ne nous attendons pas à une solution rapide de cette crise mondiale. Au contraire, nous nous attendons à une aggravation rapide et constante de la crise, afin que les populations mondiales, avides de paix et de tranquillité, puissent accueillir le faux sauveur de l’humanité, après avoir rejeté le véritable Sauveur, qui est Jésus-Christ.
Les Chrétiens sont partagés entre la tristesse de voir le monde s’enfoncer de la sorte dans la crise, et la joie de savoir que le retour de leur Seigneur est proche !
« Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche. Et il leur dit une comparaison : Voyez le figuier, et tous les arbres. Dès qu’ils ont poussé, vous connaissez de vous-mêmes, en regardant, que déjà l’été est proche. De même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le royaume de Dieu est proche » (Luc 21 : 28-31).

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