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MessagePosté le: Lun 10 Jan - 12:02 (2011)    Sujet du message: ...et Margaret... Répondre en citant

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Il pleuvait à torrents pour la troisième journée consécutive, et Margaret, jetant un coup d’oeil dehors dans les ténèbres du soir, était vraiment très inquiète.
Elle était venue en voiture de son logis sur la côte nord-africaine, pour rendre visite à des amis dans la ville de Fez. Mais ce soir-là, elle avait donné un coup de fil et on lui avait appris que sa mère n’était pas bien. Il fallait qu’elle tente de rentrer à la maison le lendemain, mais si la pluie persistait de la sorte, la grand-route serait inondée. Quand la rivière était en crue, il arrivait que le Sud soit coupé du Nord pour une semaine entière.
Elle se réveilla plusieurs fois dans la nuit pour entendre le martèlement de la pluie sur le toit, et au matin, la radio confirma ses pires craintes : les grandes routes menant du Nord au Sud étaient complètement inondées. Ni les voitures, ni les trains, ni les bus ne pouvaient circuler.
Elle étudia la carte. Il y avait un autre chemin, une route sinueuse, sauvage et solitaire qui franchissait les montagnes ; mais cette route descendait également dans les vallées qui pouvaient aussi bien être inondées. Ses amis lui conseillèrent d’attendre, mais le temps pourrait bien se gâter davantage. Elle décida de tenter le coup ; après tout, elle pourrait toujours revenir sur ses pas si son expédition devait s’avérer impossible.
Après avoir voyagé pendant près de quarante minutes dans une contrée sauvage et escarpée, elle commença à regretter sa décision, car elle roulait dans une épaisse brume et ne voyait pas grand-chose à part les rochers à sa droite. Elle avançait très lentement, quand elle entendit un coup de klaxon, et vit les phares d’une autre voiture qui approchait ; ils se rangèrent l’un à côté de l’autre sur la route étroite, et baissèrent leurs vitres.
— Comment est la route que vous venez de suivre ?
— Pas formidable, dit le conducteur, en français. La rivière a inondé le bas de la colline. Moi, j’ai fait demi-tour.
Deux ou trois voitures suivaient, mais Margaret ne pouvait faire demi-tour au sommet de la colline. Le chemin devant elle dévalait l’autre versant pour se perdre dans la brume, de sorte que la seule chose à faire était de rouler jusqu’au bord de l’endroit inondé et de tourner pour revenir également. Avec d’infinies précautions, en klaxonnant sans cesse, elle descendit dans la plaine. Comme elle approchait, elle entendit une clameur où dominaient les cris perçants de voix enfantines et elle fut bien contente de se sentir à nouveau entourée de vie humaine.
Le village entier était sorti, pour ne pas rater une telle attraction, et tout le monde se tenait à la périphérie de la zone inondée. La rivière avait submergé la route et était devenue un trop-plein d’eau grise tourbillonnante, qui disparaissait dans la brume. Les villageois saluèrent Margaret avec de grands éclats de rire, et trois d’entre eux lui demandèrent de rentrer en voiture avec elle, à Fez.
Mais Margaret désirait ardemment rentrer chez elle. Elle sortit et se tint au bord du fleuve.
— Quelle profondeur a-t-il ?, demanda-t-elle.
— Personne ne le sait !, crièrent les villageois ravis de l’entendre parler leur langue. Mais en tout cas c’est très, très profond.
— Jusqu’où va la rivière ?
— Personne ne le sait ; mais ce qui est sûr, c’est que ça va très, très loin. C’est une grande rivière.
— Est-ce que quelqu’un l’a traversée pour voir ?
— Non, non, personne. Qui pourrait être si fou ? Personne ne tient à se noyer...
— Eh bien, je vais m’en rendre compte par moi-même, dit Margaret hardiment, et, passant outre les avertissements et la consternation des villageois, elle enleva ses chaussures, ses bas et ferma sa voiture à clef.
Elle esquissa quelques pas prudents dans la rivière en crue, et l’eau vint entourer ses chevilles. Sans se douter de l’effroi et de l’émotion qu’elle causait, elle continua à patauger, faisant un essai à chaque pas, son coeur battant plus vite que d’habitude. Elle continua jusqu’à ce qu’elle fût engloutie par la brume. Les villageois la portaient déjà disparue par noyade, alors que l’eau tourbillonnait encore autour de ses chevilles. Cela lui parut un parcours interminable dans l’eau froide, mais quand elle regarda devant elle, les brumes avaient l’air de se dissiper quelque peu, et là, en face d’elle, la route remontait en direction de la prochaine crête. Alors que l’eau ne venait toujours qu’à ses chevilles. Quelques minutes plus tard, elle se retrouva sur la terre ferme.
Elle rebroussa chemin bien plus vite qu’à l’aller, et put discerner l’agitation de la foule, avant de voir quoi que ce soit.
— Ah ! quelle folle, cette femme !, criaient-ils. L’inondation l’a emportée. Ne l’avions-nous pas prévenue... ?

Alors soudain une grande clameur s’éleva, et leur consternation se mua en allégresse quand la silhouette ruisselante émergea en pataugeant de la brume... Un camion et deux voitures étaient arrivés dans l’intervalle, leurs conducteurs attendant ce qui allait se passer. Ils la saluèrent joyeusement.
— Alors c’est vrai, c’est possible de traverser ?, lancèrent-ils.
— Parfaitement possible, répondit Margaret. L’eau ne monte nulle part plus haut que mes chevilles. Les brumes se dissipent de l’autre côté, et la route serpente longtemps sur les hauteurs.
— C’est vrai, ça, confirma le camionneur, qui connaissait bien les routes. Si nous pouvons traverser ici, nous pourrons atteindre la grand-route au-delà des flots. Venez Mademoiselle, quand vous serez prête, nous passerons tous ensemble.
C’est ainsi que, sous les vivats de la foule, le cortège traversa avec force éclaboussures autour des roues, et qu’il ressortit de l’autre côté, dans la bonne humeur générale, jusque sur la route montante. A mesure qu’ils gagnaient de l’altitude, les brumes se dissipèrent, et un pâle soleil parvint à les traverser. Au sommet de la colline, Margaret se retourna, eut le souffle coupé, regarda en arrière. Car les eaux grises devant lesquelles elle avait eu tellement d’appréhension, ces mêmes eaux scintillaient comme une feuille d’argent, et au-dessus des montagnes lavées par la pluie et toutes étincelantes, était suspendu un arc-en-ciel.
Un homme célèbre, du nom de Roger Bacon , a dit un jour : « Les hommes ont peur de la mort, comme des enfants qui auraient peur de sortir dans l’obscurité. »
Aucun être humain qui est passé par la mort, n’en est jamais revenu pour raconter aux autres ce qui se passe — sauf un ! Jésus est mort, il est entré dans la mort, et ses disciples pensaient qu’ils ne le verraient plus jamais. Mais ils se trompaient. Trois jours plus tard, il en est revenu, vivant, ressuscité et s’est montré lui-même à beaucoup de ses disciples. Il est le seul à être allé tout droit à travers la mort et à en être revenu, pour nous dire que ceux qui l’aiment et le suivent n’ont jamais besoin de craindre la mort. Par Jésus, la mort mène à la vie éternelle auprès de Dieu .
Jésus dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » (Jn 11 : 25 et 26).
« Je suis vivant. J’étais mort, et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts » (Ap 1 : 18).

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