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Il y a plusieurs années, nous habitions, mes deux fils et moi, une vieille ferme sans confort, car mon mari nous avait laissés

 
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MessagePosté le: Mar 25 Jan - 16:55 (2011)    Sujet du message: Il y a plusieurs années, nous habitions, mes deux fils et moi, une vieille ferme sans confort, car mon mari nous avait laissés Répondre en citant

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Quelque chose de mieux...



Il y a plusieurs années, nous habitions, mes deux fils et moi, une vieille ferme sans confort, car mon mari nous avait laissés. Avec le mince revenu que j'avais, il m'aurait été impossible d'élever mes deux garçons si je n'avais pas eu le Seigneur ! Mais Il ne nous a jamais abandonnés !
Voilà pourquoi en m'éveillant, ce certain matin, je ne m'inquiétai pas de voir que la température était tombée au-dessous de zéro. Je mis les derniers morceaux de charbon dans la vieille cuisinière et les dernières bûches dans le poêle. Nous aurions ainsi un déjeuner bien chaud et, quand les enfants auraient pris le bus pour aller à l'école, j'irais à la plus proche cabine téléphonique, environ à 1200 mètres, et j'appellerais la compagnie charbonnière ; on m'apporterait le charbon que j'avais commandé la semaine précédente.
Je regrette, Madame, me répondit l'employé. Les routes sont trop glissantes pour aller jusqu'au dépôt. Notre réserve est limitée et nous ne livrons à chaque client que 500 kg, payables à la livraison.
Ecoutez, commençai-je à supplier, mon chèque mensuel a du retard, je n'ai pas d'argent. Je vous paierai dès qu'il arrive, mais je dois avoir du charbon, j'ai deux petits enfants, pas de charbon, pas de bois, aucun feu à la maison !
Désolé, Madame, pas d'argent, pas de charbon ! C'est la règle pour aujourd'hui. Si votre chèque arrive, téléphonez et nous vous livrerons le charbon.
J'étais un peu déconcertée, mais je pensais que le Seigneur pourvoirait et qu'Il enverrait le chèque au courrier de midi.
A mon retour, les deux feux étaient éteints. Je passai une autre jaquette de laine sous mon manteau et je m'agenouillai pour prier.
Si seulement Henry venait ! pensais-je. Henry était un vieillard de 80 ans qui nous coupait le bois et faisait de petits travaux trop pénibles pour moi. Il n'était pas venu depuis plusieurs jours. Bien sûr, il se mettrait à rire s'il me trouvait en prière, car il prétendait qu'il n'y a pas de Dieu et que la prière est un non-sens. J'avais essayé de le persuader, et bien des prédicateurs avant moi, mais il se moquait de notre crédulité. Très aimable, bien des fois il nous avait apporté une aide précieuse. Il penserait certainement à nous aujourd'hui.
Oh ! Le facteur ! Je me précipitai pour aller à la boîte aux lettres. Hélas ! il passa sans s'arrêter. Pas de chèque, pas de charbon. Qu'allais-je faire ? Si seulement quelqu'un venait, peut-être un membre de l'Eglise ? C'est ça ! Dieu donnerait certainement cette idée à l'un deux. Je vis justement un diacre de notre église et sa femme passer sur la route, ils s'arrêteraient sûrement quand ils rentreraient. Je m'apprêtai à boire un peu de café froid et à manger un morceau en les attendant.
Du café froid ? Ce n'était qu'un morceau de glace dans la cafetière et l'eau était également gelée dans le seau. Dieu m'aurait-Il oubliée ? Je regardai par la fenêtre juste à temps pour voir passer mes amis qui ne jetèrent même pas un regard en direction de la ferme, tellement ils avaient peur de tomber sur la glace. J'avais froid, tellement froid ! Les enfants allaient rentrer de l'école. Comment pouvais-je leur expliquer que ma prière n'avait pas été exaucée ?
Le bus arriva. « Seigneur, murmurai-je, tu n'as pas répondu à mon cri aujourd'hui. Je ne sais pas pourquoi. Seigneur, les garçons sauront que j'ai prié ; je te prie, aide-moi à leur expliquer pourquoi la maison est froide, la caisse à charbon vide, de telle façon qu'ils ne perdent pas la foi. Ils entrent maintenant. Seigneur, je te supplie ! Aide-moi et donne-moi les paroles que je dois leur dire ! ».
Enfants, dit-elle, je suis bien triste, mais nous n'avons pas de charbon. Nous mangerons quelque chose de froid et puis nous irons vite au lit pour nous réchauffer.
Tu n'as pas prié pour avoir le charbon, maman, demanda le plus jeune de mes fils ?
Si, mon chéri, mais…

A ce moment-là, la porte de la cuisine s'ouvrit et Henry entra. A la vue de mes bottes et de tous mes chandails de laine, il s'exclama :
Mais as-tu vraiment froid ?
Oui, répondis-je, le café et l'eau sont deux morceaux de glace et moi je le suis presque, dis-je en riant.
Cela ne peut continuer ainsi. Je vais couper un peu de bois et j'enverrai mon fils avec quelques sacs de charbon. J'ai pensé à vous tout le jour. Trois fois, je me suis mis en route, mais j'ai dû rebrousser chemin à cause de la glace. Mais il m'était impossible d'aller au lit sans venir faire un tour.
Il se mit en hâte à couper du bois et à le disposer dans la cuisinière et dans le poêle et s'apprêta à rentrer chez lui en promettant de revenir le lendemain. Avant de fermer la porte, il ajouta :
Je suppose que tu as prié ?
Oui, répondis-je. J'ai prié tout le jour !
Tu vois bien dit-il d'un ton triomphant, Dieu ne t'entend pas, Il ne t'exauce pas. Il a fallu un vieillard comme moi pour prendre soin de vous trois.
Si, il y a un Dieu, répondis-je, et Il s'est servi de vous pour répondre à ma prière. Pourquoi avez-vous dû penser à nous tout le jour ? Dieu ne vous a pas permis d'aller au lit sans venir ici. Il rit et s'en alla.
Le lendemain, il revint, coupa encore du bois, puis entra dans la cuisine pour se réchauffer. Je l'invitai au repas de midi, mais il refusa et prit le chemin de sa maison. Il y avait quelque chose de changé en lui. Je le regardai partir ; deux fois, il s'arrêta, puis la troisième, il revint sur ses pas.
Dis, ton invitation tient encore ? Je veux te parler. Quand nous nous mîmes à table, il me demanda de prier. J'étais sûre que c'était pour se moquer, mais je priai. Tandis que nous mangions, un camion arriva et déchargea deux tonnes de charbon dans notre cave. Il n'y avait aucune lettre d'accompagnement et personne ne put me dire qui m'envoyait cela ; il n'y avait aucune facture non plus.
Quand nous eûmes fini de dîner, Henry me demanda de jouer quelques cantiques ; il aimait la musique et, bien que cela paraisse étrange, surtout les cantiques. Aujourd'hui j'étais si heureuse de jouer des cantiques, Dieu était si près de moi ! Je jouai plusieurs hymnes, entre autres : « Tel que je suis, sans rien à moi… » Tout à coup, j'entendis un bruit étrange. C'était Henry. Des larmes abondantes coulaient sur ses joues. Dans un sanglot, il me dit : « Ne fais pas attention à moi, je ne peux m'empêcher de pleurer. Je n'ai jamais versé une larme, même pas à l'enterrement de ma mère, mais aujourd'hui, impossible de m'arrêter. »


Oh ! sanglotait-il, j'ai fait le mal, j'ai fait le mal toute ma vie. Dieu existe. Je le sais maintenant, mais pourquoi s'est-Il servi d'un vieil infidèle comme moi pour exaucer tes prières ?
C'est parce qu'Il voulait se révéler à vous, répondis-je. Christ est mort pour vous aussi, vous savez. Ne voulez-vous pas Lui demander de vous pardonner et commencer une vie nouvelle avec Lui ?
Si ! S'Il veut de moi, fut la réponse.
Les gens se demandaient pourquoi Henry avait tellement changé et la raison de ce changement. Il ne discutait plus, ne se moquait plus et ne manquait jamais le culte chaque dimanche.
Quelques-uns ne pouvaient comprendre, mais moi je savais bien. Dieu avait répondu « non » plusieurs fois en ce certain jour glacial où je lui demandais l'argent pour une demi tonne de charbon, et cela afin de pouvoir m'en donner deux tonnes gratuitement – et surtout pour qu'un incroyant puisse Le trouver !
Combien il est merveilleux de constater que si parfois Dieu n'exauce pas notre prière, c'est pour pouvoir nous donner quelque chose de bien meilleur !

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:18 (2016)    Sujet du message: Il y a plusieurs années, nous habitions, mes deux fils et moi, une vieille ferme sans confort, car mon mari nous avait laissés

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