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Le choix d’un conjoint [pour des croyants qui veulent plaire au Seigneur]

 
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MessagePosté le: Jeu 1 Mar - 10:29 (2012)    Sujet du message: Le choix d’un conjoint [pour des croyants qui veulent plaire au Seigneur] Répondre en citant

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Le choix d’un conjoint [pour des croyants qui veulent plaire au Seigneur]

Extrait de l’ouvrage « Amoureux, fiancé, marié »Bremicker Ernst August Original en allemand : « Verliebt, verlobt, verheiratet », Ed. CSV 2009


Nous avons laissé les têtes de rubriques de l’ouvrage original, même quand les rubriques elles-mêmes ne sont pas traduites, pour que le lecteur réfléchisse aux sujets d’intérêt avoisinant.

4.1.3       Le mariage, un investissement de temps
4.2   Ce que Dieu opère et ce que nous faisons
Quand nous pensons au chemin vers le mariage, j’espère qu’il est clair que c’est Dieu qui détermine le bon conjoint pour nous. Il sait de quelle femme ou de quel mari tu as besoin. Cependant en lisant la Bible, nous constatons qu’il nous est montré deux côtés, à première vue apparemment contradictoires.
4.2.1       Le côté de Dieu
Le premier côté est que le conjoint avec qui nous avons à vivre vient de Dieu. Dieu voit le désir d’un conjoint, et a la bonne réponse pour ce désir. C’est Dieu qui a vu qu’Adam était seul. C’est pourquoi Dieu dit : « il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide qui lui corresponde » (Gen. 2:18). Adam ne pouvait pas pourvoir à ce besoin. Le contexte dans lequel cela est relaté est intéressant. Les différents animaux étaient venus vers Adam et il leur avait donné un nom (Gen. 2:20). Adam avait vu que Dieu avait fait des mâles et des femelles. Qu’en avait-il éprouvé ? Peut-être avait-il pensé : « qu’il est étrange que les animaux viennent par paire, et il n’y a que moi qui suis seul ! Il n’y a que moi qui n’ai pas de contrepartie qui me corresponde et avec qui je puisse communiquer ». Nous ne savons pas ce qu’il a pensé, mais il a bien pu penser ce qui vient d’être dit. Or Dieu y a pourvu. Il voulait donner une femme à Adam, avec laquelle il puisse avoir communion. Dieu voulait même lui donner davantage : la femme devait lui correspondre. Il devait être heureux avec elle. Adam avait d’ailleurs bien compris que la femme venait de Dieu (voir Gen. 3:12, « la femme que Tu m’as donnée »).
Nous apprenons que Dieu veut nous donner le mari approprié et la femme appropriée. C’est le principe que nous devons avoir très clairement devant les yeux. Nous ne sommes pas livrés à nous-mêmes, mais nous faisons confiance à Dieu qu’Il nous donne le bon conjoint. Salomon, le sage prédicateur, dit (Prov. 19:14) : « Maison et richesse sont l’héritage des pères, mais une femme sage vient de l’Éternel ». Un conjoint est un don de Dieu et nous prions pour cela. Je voudrais bien insister nettement sur ce côté des choses. Tu peux, en paix, avoir confiance dans le Seigneur qu’Il te donnera le bon conjoint.
4.2.2       Le côté de l’homme
L’autre côté à ne pas négliger, c’est celui de notre propre recherche. Nous ne sommes nullement condamnés à rester inactifs dans l’attente. Ce la relève tout à fait de notre responsabilité que de chercher le bon conjoint. Et jusqu’ici il n’est tombé aucun papier du ciel nous disant qui épouser, et ça ne changera pas. Tu ne reçois pas un e-mail subit où figure le nom du conjoint. Ce n’est sûrement pas la manière dont les choses se passent. Il est question de « trouver » dans la Bible en rapport avec le sujet du choix d’un conjoint : Prov. 31:10 – 20:6 – 18:22 : « une femme vertueuse, qui la trouvera ? — un homme fidèle, qui le trouvera — celui qui a trouvé une femme, a trouvé une bonne chose ». Pour trouver, il faut chercher : c’est notre côté. Au début de l’Exode (2:1) on voit un homme de la maison de Levi qui alla et pris une fille de Levi. Il n’a pas attendu simplement et tranquillement que quelque chose se passe ; non, il a été actif lui-même. Comme avec le serviteur d’Abraham qui devait chercher une épouse pour Isaac (Gen. 24), Dieu a tout fixé à l’avance. Il a déterminé qui Isaac devait recevoir. Cependant rien ne se serait passé si le serviteur n’était pas parti en recherche.
Ces deux côtés, d’une part Dieu qui agit et d’autre part notre responsabilité, ne se contredisent nullement, au contraire ils se complètent. David écrit quelque part (dans un autre contexte) : « j’ai demandé une chose à l’Éternel et je la rechercherai » (Ps. 27:4). Rechercher implique qu’on vise un objectif, qu’on se donne de la peine. D’un côté on demande quelque chose au Seigneur, et d’un autre côté on se donne de la peine à cet égard, et on ne reste pas les mains dans les poches. La prière joue un rôle décisif dans le choix d’un conjoint. Comment connaîtrions-nous autrement la volonté du Seigneur ? Toutefois il faut aussi agir nous-mêmes !
Il y a dans la Bible deux grandes lignes souvent côte à côte. D’une part il y a l’intervention de Dieu en grâce : Il nous donne un conjoint ; il faut prier intensément à ce sujet. D’autre part, il y a la responsabilité qui nous revient. Nous cherchons à trouver le conjoint que Dieu nous a choisi. La décision sur un conjoint est lourde de conséquences. Elle touche au plus profond de nous-mêmes. Si nous le ressentons, nous serons d’autant plus soigneux, et nous prierons d’autant plus intensément.
4.3   Des manquements possibles
Comment se marier « dans le Seigneur », comme l’apôtre Paul l’exige en 1 Cor. 7:39. Quelles sont les conditions ? Commençons par les erreurs. On peut malheureusement en faire beaucoup dans la recherche d’un conjoint. Certains écueils ne se voient pas au premier coup d’œil, et peuvent conduire à l’échec.

4.3.1       Six écueils
4.3.1.1              Premier écueil
Confondre des chatouillements dans le ventre avec l’amour. Le jeune homme voit une jeune fille bien, blonde, de belle allure. Quand elle le regarde de ses grands yeux, il se sent mal, sa pression sanguine monte, le cœur se met à battre ; il tombe amoureux comme on dit. La jeune fille voit sur la côte un jeune homme brun, terrible, avec une barbe de trois jours et le ventre plat. Il lui plait. Il lui parle. Quand il parle, ses sentiments à elle s’emballent.
Attention chers amis ! Quand ça arrive, et ça peut arriver très vite, il faut tirer toutes les sonnettes d’alarme. Pense à ceci : être amoureux est bien, mais le vrai amour est tout à fait différent. L’amour au premier coup d’œil est aussi fiable qu’un diagnostic de médecin basé sur une poignée de main. Quelqu’un de sérieux ne s’y fie jamais.
Quelqu’un a dit une fois, que le vrai amour se joue à au moins 50 % dans la tête. Quand on est « seulement » amoureux, c’est à 100 % une affaire de sentiments. Mais les sentiments, si beaux soient-ils, ne sont pas une base solide pour fonder un mariage. On ne peut pas se fier aux beaux sentiments.
4.3.1.2              Deuxième écueil
En matière de choix de conjoint, il est très dangereux de se laisser influencer trop fortement par les choses extérieures. L’homme pense souvent à la beauté, la femme à la position sociale, à la profession, à l’argent. D’autres se demandent si le conjoint futur aime la musique, le sport, les voyages ; s’il est actif, blond ou noir, etc. — il est facile d’en rajouter. Ce sont certes des questions qu’on peut se poser, mais si elles sont centrales pour prendre notre décision, nous passons à côté de l’essentiel. Bien des jeunes chrétiens ont échoué sur cet écueil. À ce stade tu peux faire le point à titre personnel. Prends une feuille de papier et écris simplement et sincèrement quelles sont les caractéristiques et les particularités qui te semblent bonnes et importantes chez ton futur conjoint. Puis vérifie d’un point de vue critique si pour l’essentiel, ce sont des choses extérieures. Je ne dis pas que c’est sans importance. Bien sûr, il faut que ton conjoint te plaise, et que vous ayez des intérêts communs. Mais l’essentiel sont les traits de caractère. L’essentiel, c’est s’il y a de l’intelligence spirituelle, si la personne est caractérisée par la crainte de Dieu, et si elle vie la vie avec le Seigneur. Ce dont tu as besoin, c’est un conjoint en qui tu pourras avoir un point d’appui solide au jour de tempête de ta vie (de couple) future.

4.3.1.3              Troisième écueil
Il peut y avoir le cas où les choses spirituelles sont plus importantes pour toi que les choses extérieures. Mais chez toi, il y a un autre problème. Tu sais que le bon conjoint vient de Dieu, et tu pries intensivement à cet égard. Mais en principe tu t’es déjà intérieurement fixé. Ta décision est prise déjà solidement, et tu n’attends qu’un feu vert de la part de Dieu. C’est une difficulté classique de la vie du chrétien, pas seulement dans le choix d’un conjoint. On prie pour quelque chose alors qu’on a déjà choisi intérieurement. On attend seulement que Dieu donne sa confirmation à ce qu’on a déjà décidé. Ce n’est pas bon, et dans le cas du choix d’un conjoint, ce gendre d’attitude peut avoir des conséquences fatales.
4.3.1.4              Quatrième écueil
Tu te bâtis un monde de rêve où ton conjoint aura la solution merveilleuse à tous les problèmes. Tu te représentes ton futur mari ou ta future femme d’une manière bien précise. Puis le temps passe, et un jour tu rencontres quelqu’un qui apparemment correspond en tout point à l’idéal que tu t’es forgé. Penses-tu que tu puisses alors être encore objectif ? Penses-tu que tu puisses accepter que dans ces circonstances Dieu dise non ? Je ne peux que te conseiller de mettre de côté ces représentations imaginatives. Dans le monde réel, il n’y a pas l’homme ou la femme du rêve de tes illusions. Chaque personne a ses points forts et ses points faibles. Il faut très simplement en tenir compte. Plus tu te seras fixé intérieurement un type idéal, plus tu auras de problèmes à trouver le bon conjoint. Il y a en tout cas une forte probabilité que tu vives une désillusion.
4.3.1.5              Cinquième écueil
Tu tombes sur quelqu’un qui extérieurement mène une vie chrétienne irréprochable. Il y a des jeunes gens et des jeunes filles chez qui la façade est super en ordre. Ils fréquentent les réunions chrétiennes, participent aux réunions pour les jeunes, ils chantent dans le chœur de l’assemblée ; ils sont partout où il y a de l’activité. Cela suffit-il ? Bien sûr que non, si cela n’est qu’une forme extérieure. Il faut que par derrière il y ait une vie authentique avec le Seigneur. Fais attention à ne pas te laisser éblouir par les traditions. Il n’y a rien à objecter aux traditions tant qu’elles ne sont pas une enveloppe vide, sans contenu. J’espère que tu cherches quelqu’un qui fait son chemin avec le Seigneur. C’est justement ce qui est très important.
4.3.1.6              Sixième écueil
Tu réclames un signe de la part de Dieu pour être au clair. Daniela était amoureuse ; elle croyait parfois avoir trouvé avec Jacques l’homme de sa vie, et voilà qu’un jour il fait sa demande en mariage et subitement elle se met à avoir des doutes. Il n’y avait rien de précis à objecter à Jacques, mais tout simplement elle n’avait pas de repos intérieur. Elle priait, elle en parlait à ses parents, mais aucune clarté ne venait. Le soir elle jouait au scrabble avec son petit frère, et voilà qu’il lui vient une idée : « Si la prochaine fois que c’est à moi de jouer, je tire de la pioche un « J » comme Jacques, alors ça sera le bon choix ». Effectivement, c’est un « J » qui est sorti. Mais au lieu que cela lui donne la paix, cela la trouble encore plus. Finalement elle n’a pas épousé Jacques, et elle a réalisé plus tard que cela n’aurait pas été bon, cela n’aurait pas fait un bon couple. Daniela n’est pas un cas unique. Il y a bien des jeunes gens qui voudraient faire dépendre leur décision d’un signe. Ils se basent en général sur l’histoire de Gédéon (Juges 6:36-40). Mais Gédéon vivait au temps de l’Ancien Testament ; il ne disposait pas de la volonté révélée de Dieu dans la Bible et ne possédait pas le Saint Esprit. Pour nous, il en va autrement. Nous possédons la Parole de Dieu et pouvons la lire. L’Esprit de Dieu habite en nous. Il n’y a pas un passage du Nouveau Testament qui indique qu’on puisse encore aujourd’hui attendre des signes ou tirer au sort. Ces choses n’avaient lieu qu’avant la descente du Saint Esprit sur la terre. C’est pourquoi je ne peux que te conseiller de ne rien décider de cette manière.
4.3.2       Ça dépend du fondement
On peut comparer le mariage avec une maison qu’on construit. Si le fondement n’est pas bon, tu peux construire là-dessus la plus belle maison que tu veux, elle ne tiendra pas. Le Seigneur Jésus le dit clairement dans la parabole du fou et du sage (Luc 6:46-49). L’un construit sa maison sur le sable ; elle n’a aucune résistance, et quand vient la tempête, elle tombe. L’autre bâtit sa maison sur le roc, et celle-ci peut résister à la tempête. Dans le mariage aussi il y a des tempêtes, il n’y a pas que du soleil qui brille. La lune de miel passe vite, et on arrive au fondement, et ce fondement ne se pose pas le jour où on passe devant le maire pour dire oui, ni le jour où on se fiance, ni celui où on se donne le premier baiser, — même pas quand on commence à s’intéresser l’un à l’autre. Il se pose bien avant.
Le fondement pour un mariage heureux se pose très tôt. Cela commence dès que monte dans le cœur la première pensée à l’égard d’un conjoint. C’est là que se règle l’aiguillage qui décide vers où conduit le « train du mariage », vers le bonheur ou vers le malheur.
Je ne veux naturellement pas dire qu’un mariage ayant bien commencé à cause d’un bon fondement, doit toujours se terminer bien. Il y a malheureusement assez d’exemples, bibliques ou non, qui montrent qu’on fait encore des fautes plus tard. Ce fut le cas d’Isaac et Rebecca. Mais en tout cas, si les conditions du mariage ne sont pas bonnes, il ne faut pas s’étonner si les problèmes et les difficultés arrivent tôt.

4.4   Qui choisit ?
Il s’agit là du côté de notre responsabilité, non pas de ce que Dieu fait. Peut-être trouves-tu la question bête. Je pense pourtant qu’il vaut la peine de se pencher un peu sur la question.

4.4.1       Qui ne choisit pas ?
Autrefois, les parents choisissaient. Par bonheur ce temps est passé, au moins en Occident. Il reste cependant le danger que les parents ou d’autres personnes concernées s’immiscent dans le choix du conjoint de leurs enfants. Selon Genèse 2, l’homme quitte son père et sa mère et s’attache à sa femme. Ce n’est pas aux parents à décider qui les enfants épousent. Néanmoins les parents ont une grande responsabilité. Ils vous accompagnent jusqu’au moment où vous devenez assez autonome pour continuer par vous-mêmes. Ils sont là pour donner de bons conseils, si les choses sont bien chez eux. Le jeune homme écoutera ce conseil si les choses sont bien chez lui. Chers jeunes gens, cette recommandation me tient beaucoup à cœur : cultivez une bonne relation avec vos parents et une attitude ouverte. Parlez-leur si la question du choix d’un conjoint se pose. Il est cependant tout à fait clair que la décision vous revient en dernier ressort, non pas aux parents.
D’autres personnes (par exemple des amis ou un pasteur) peuvent être de bon conseil, mais ce n’est pas eux qui prennent la décision. Gardez-vous des accoupleurs. Ce danger est d’autant plus grand qu’on est plus âgé. L’appariement commence derrière votre dos. On chuchote. On forge des plans secrets pour mettre en relation les deux jeunes. Dans quelques cas particuliers, ça tourne bien, mais en général c’est le contraire.
Il est possible que le Seigneur fasse durer le temps d’attente. Peut-être ne faut-il pas se marier. En tout cas il faut rester ouvert à toutes les options quant au chemin du Seigneur. Décider d’un conjoint est quelque chose de bien trop lourd de conséquences pour laisser autrui s’en mêler ou pour être négligent. C’est votre décision, pas celle d’autrui.

4.4.2       Le rôle de l’homme et de la femme
A-t-on ainsi répondu à la question « qui choisit ? » Oui et non. La réponse correcte est que les deux qui se marient choisissent ! — l’homme et la femme. Pourtant il y a une différence. Il y a dans la Bible une série d’exemples où un homme a prit une femme (Amram le père de Moïse et Aaron prit Jokébed pour femme). Dans presque tous les cas, c’est l’homme qui est actif. Je ne connais qu’un cas dans la Bible où à première vue il semble qu’il en soit allé autrement. Je vais y revenir.
Peut-être dis-tu dès lors : « les deux ne choisissent donc pas ? » Oui, ils choisissent, mais de manière différente. La règle est que dans la recherche, l’homme est actif et la femme passive. Il est clair que, dans le monde d’aujourd’hui, les choses vont à l’inverse. Peut-être que cela te paraît vieux jeu ou borné de dire que seul l’homme a à faire une demande en mariage. Aujourd’hui ça se passe aussi bien dans un sens que dans l’autre. Mais je suis convaincu que le fait que l’homme prenne la part active dans la demande est plus qu’une bonne tradition : c’est un principe sain et biblique.
Aujourd’hui, à cause des fréquentations relâchées entre jeunes gens, il n’est souvent même pas clair qui, en réalité, a pris quelle initiative. La moyenne des jeunes filles est en partie très adroite, de sorte qu’il n’est même pas évident jusqu’à quel point elles ont été actives et quels moyens elles ont mis en œuvre. Malgré cela, vous jeunes filles, vous devriez vous laisser former selon la Bible, et rester dans l’attente. En cela, vous aurez l’approbation de Dieu de votre côté. Vous jeunes gens, vous devriez au moins être prudents si une fille se met à être trop active à votre égard.
Est-ce donc un avantage d’être un garçon ? En un sens oui. Cependant la fille peut aussi chercher. Elle le fait sur le mode passif. On ne remarque rien. Ce serait fatal si la jeune fille n’y pensait pas et se disait : « j’attends simplement celui que le Seigneur m’enverra » et alors à la première bonne demande en mariage, je dis oui tout de suite. Une jeune fille croyante se fait très bien une idée de l’homme que Dieu lui a destiné. Elle priera intensément pour cela. Comme sœur en Christ, tu as la responsabilité d’examiner toute demande exprimée sérieusement pour voir si elle correspond effectivement à la volonté de Dieu. Tu ne peux pas t’en remettre à l’homme. Bien sûr il a sa propre responsabilité. En tout cas cela n’ôte absolument rien à ta responsabilité propre.
Passons maintenant à l’exemple biblique où il semble qu’il en soit allé autrement. Il s’agit de Ruth et Boaz. Je mentionne cet exemple par ce qu’il est souvent cité par ceux qui mettent en avant le rôle actif de la femme. C’est en fait une circonstance remarquable, mais une exception qui confirme la règle. En Ruth 3 on lit que Ruth avait suivi le conseil de sa belle-mère. Elle alla vers Boaz sous la tente, ayant très manifestement un but déterminé devant les yeux. Elle voulait que Boaz l’épouse. Le risque de se faire chasser était loin d’être nul. Cependant elle fit ce que sa belle-mère lui dit de faire. Était-ce un complot de bonnes femmes habiles ? Une ruse commune à Naomi et Ruth pour piéger Boaz ? Bien sûr que non. L’histoire est trop pure et trop belle pour admettre une telle pensée, même à titre auxiliaire. Ruth avait Dieu de son côté ! Si on juge correctement ce cas exceptionnel, on arrive nécessairement à la suite de pensées suivantes :
·       Premièrement ce récit à une signification prophétique et ne peut pas être transposé point par point dans notre temps.
·       Deuxièmement les deux femmes Naomi et Ruth étaient des femmes spirituelles, et elles en avaient donné la preuve. Plus tard Boaz dit expréssément que Ruth n’était pas allée auprès des jeunes hommes (3:10). Elle n’était pas partie en chasse auprès des garçons pour en attraper un.
·       Troisièmement Ruth se comporte vis-à-vis de Boaz avec tact et retenue. Elle va bien droit au but, mais d’une manière très délicate.
·       Quatrièmement, une fois que Ruth lui a parlé, Boaz prend tout de suite l’initiative et prépare tout pour le mariage. Il n’en a pas laissé la charge à Ruth.
Il ne faut pas déduire de cet événement que les femmes ont à prendre la même part active que les hommes. La règle est autre. Il ne faut pas non plus déduire que les mères ambitieuses doivent ainsi chercher à aider leurs filles à trouver des relations formidables. Ça tourne presque toujours mal ! En général l’homme est actif, mais il est vrai qu’il ne faut pas totalement exclure que, dans certains cas particuliers, la femme puisse quitter son rôle passif ; mais c’est certainement l’exception.

4.5   Le moment approprié
Nous arrivons maintenant à la question suivant si importante. Quand est-ce qu’arrive le moment approprié pour s’intéresser à un conjoint ? On repose toujours cette même question. Ne vous attendez pas à ce que je vous précise l’âge concrètement. Je ne le ferai pas, et la Bible non plus ne le fait pas. La Bible donne des indications importantes, mais sans préciser l’âge. Ce que nous apprenons, c’est qu’avant de s’occuper activement de cette question, il faut un certain mûrissement. Dieu a dit que l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et qu’alors les deux seront une seule chair. Il faut bien comprendre cette déclaration.
4.5.1       Mûri intérieurement
En premier lieu il est important de voir qu’il s’agit d’un homme et d’une femme. Le moment approprié pour s’intéresser à un conjoint est, au plus tôt, quand les jeunes gens sont devenus hommes et femmes. Il faut une certaine maturité intérieure. Cela implique au minimum que la puberté soit achevée. La capacité de procréer ne signifie bien sûr pas automatiquement qu’on est apte au mariage. Pour pouvoir conclure un mariage, il faut une certaine maturité. Il faut être en mesure de quitter l’environnement qu’on a eu jusqu’ici (le foyer parental dans la plupart des cas), et être en mesure de se détacher émotionnellement de ses parents. Il faut aussi pouvoir marcher sur ses propres jambes financièrement et spirituellement.
La relation parents-enfants est une relation extrêmement belle. Pour les parents c’est quelque chose de bien spécial de voir leurs enfants grandir et acquérir une personnalité autonome d’adulte. Il est encore plus beau quand les parents gardent intacte une telle bonne relation avec les enfants devenus adultes, une relation par ailleurs réciproque — de parents à enfants et d’enfants à parents.
La relation d’enfants à parents, si belle soit-elle, doit un jour faire place à une autre relation, celle entre un homme et une femme. Celui qui se marie doit se détacher de la maison parentale. Cela présuppose une certaine maturité chez les jeunes gens. En même temps les parents doivent laisser aller leurs enfants. Il y a malheureusement beaucoup d’exemples dans les mariages chrétiens qui démontrent qu’il y a là un gros problème pour beaucoup de jeunes couples. Le problème a deux côtés : ou bien les jeunes gens n’arrivent pas à se détacher du foyer parental, ou bien les parents ne peuvent pas ou ne veulent pas laisser aller leurs enfants. Quelquefois même, les deux côtés coexistent.
Chers jeunes gens qui voulez vous marier, il vous faut être au clair qu’il vous faut quitter le foyer parental — localement, matériellement et surtout émotionnellement. Comme couple, vous êtes une unité autonome. Cela ne veut bien sûr pas dire que la relation parents-enfants cesse. Vous continuez à aimer vos parents et à les honorer. Cela ne veut pas non plus dire que vous ne pouvez pas chercher un conseil auprès de vos parents et que les parents n’ont plus de conseils à donner. Mais cela signifie que fondamentalement vous constituez une unité autonome. Encore faut-il en être capable.

4.5.2       Capable d’assumer les responsabilités
En second lieu, il est important que vous puissiez prendre des décisions autonomes intellectuellement et spirituellement. Vous devez être capables d’assumer et prêts à assumer des responsabilités. Si des enfants naissent, vous devez être, en tant que jeunes parents, en mesure d’élever vos enfants — non seulement économiquement parlant, mais également intellectuellement et spirituellement. Les enfants ne peuvent pas être élevés par des enfants ou des tout jeunes, et vos propres parents ne peuvent pas s’atteler à une telle tâche. L’éducation de vos enfants est exclusivement du ressort de votre responsabilité. Pour cela aussi il faut une certaine maturité.

4.5.3       Capable d’un véritable amour
En troisième lieu il faut qu’il y ait la capacité et la disposition à ce qu’un vrai amour soit présent. Pour cela, les hommes ont justement et souvent besoin de plus de temps que les femmes. C’est une grande erreur de penser que la communauté sexuelle est le plus important dans un couple. Beaucoup se sont détruits sur cette erreur. La Bible dit justement que l’homme doit s’attacher à sa femme. Ce mot « attacher » peut sembler étrange à première vue ; on pourrait traduire « adhérer » ou « coller ensemble » ou « former une seule plante ». Les conjoints forment une unité indissoluble. C’est une unité d’esprit, d’âme et de corps. Le mariage a été donné par Dieu non pas comme une liaison de type « boulon – écrou », mais de type « adhésif » (qui ne se modifie pas et ne se défait pas). Mais on peut quand même lui causer des dommages durables. Le mariage est une liaison qu’on n’a pas le droit de séparer. Dieu ne veut pas de divorce, et il a en haine la répudiation (Malachie 2:16).
L’adhésif par lequel le mariage devient une unité indissociable est l’amour. L’amour c’est beaucoup plus qu’être amoureux. L’amour réel ne se montre pas tant en paroles, mais plutôt en actes. L’amour se manifeste en ce que nous sommes prêts à nous donner à l’autre. L’amour signifie qu’on est là pour chercher le bien de l’autre. L’amour c’est le dévouement, c’est l’intelligence à l’égard de l’autre, c’est avoir du temps l’un pour l’autre, c’est s’intéresser l’un à l’autre, c’est avoir ensemble de la communion, c’est se servir l’un l’autre. 1 Cor. 13 montre de façon impressionnante comment l’amour s’extériorise. Nous devrions toujours relire attentivement ce chapitre de 1 Cor. 13. L’amour est « l’adhésif » qui maintient la cohésion du mariage. Nous devons être aptes et prêts pour cet amour quand nous nous occupons de la question du bon conjoint.
Ce n’est que quand cet amour est mûr que vous pouvez réellement jouir de la communauté sexuelle dans le mariage. C’est pourquoi le temps de fiançailles (temps préparatoire) est un temps si important. Nous reviendrons là-dessus plus loin. Chers jeunes gens, je vous prie de penser à ceci : le mariage n’est pas une communauté d’objectif, il n’est pas non plus en première ligne une communauté sexuelle. Cette relation s’y rajoute incontestablement ; elle est un merveilleux don de Dieu qu’il nous a donné pour notre joie. Mais mener un bon mariage, c’est plus que cela.

4.5.4       Les dangers
Nous avons déjà vu que le mariage est une communauté de vie, d’amour et de service impliquant l’esprit, l’âme et le corps. Sans une certaine maturité intérieure nous ne sommes pas capables d’avoir cette communauté. Mais le processus de maturation est différent chez chacun. Peu nombreux sont ceux qui sont réellement capables de se marier avant 20 ans, et encore ce sont surtout des jeunes filles. D’autres à 25 ans ne sont pas encore assez avancés pour aborder le mariage. Mais on ne peut pas généraliser. En tout cas l’expérience montre qu’en général chez les jeunes gens, le processus de mûrissement est plus long que chez les jeunes filles.
Des mariages conclus trop tôt sont spécialement en danger. Il y a beaucoup d’exemples de cela. Habituellement les femmes souffrent davantage que les hommes d’un mariage conclu trop tôt. Le moment est venu de vous occuper de mariage seulement quand vous êtes en état de former une unité intellectuellement, spirituellement et dans votre âme. Des menaces pèsent sur beaucoup de jeunes ménages parce qu’ils se sont mariés trop tôt. Il y a une liaison encore trop forte au foyer parental, et cette liaison peut avoir un effet très négatif. Il faut absolument que vous y réfléchissiez.

4.6   Les critères
Voyons maintenant les critères présentés par la Parole de Dieu pour prendre la bonne décision. Autrement dit, selon quels critères peux-tu choisir ton conjoint ? Cette façon de s’exprimer peut paraître très « technique », mais il ne faut pas le voir ainsi. Nous avons vu que la manière dont Dieu rapproche un homme et une femme est un mystère, un secret, et cela reste ainsi. C’est quelque chose de merveilleux, quelque chose que nous ne pouvons pas sonder. Malgré tout, Dieu nous donne des lignes directrices ou critères (c’est ce terme que je vais utiliser). Il est tout à fait clair pour moi, que le choix d’un conjoint ne peut pas réussir sans émotion. Le cœur est impliqué. Il est rarissime de ne pas être franchement épris. Cependant je mets en garde contre le danger de se laisser mener exclusivement ou principalement par ses émotions. La question est bien trop importante pour laisser libre cours à nos sentiments. Cela peut paraître très difficile, spécialement quand on vient de tomber amoureux, mais il est grossièrement imprudent de laisser de côté notre intelligence dans cette décision importante. Avant tout, n’oublions pas de demander à notre Seigneur quelle est Sa volonté. C’est une question beaucoup plus rationnelle qu’émotionnelle.
Je voudrais souligner trois critères faciles à noter : converti ? – ayant fait ses preuves ? – qui correspond ?

4.6.1       Premier critère : converti ?
C’est la première question à résoudre ; il faut que la réponse soit claire et nette.
Pour un chrétien né de nouveau, il n’est pas possible de ne pas commencer par se poser la question suivante en rapport avec le choix d’un conjoint : Est-il / est-elle converti(e) ? Je désire être très clair, et insister là-dessus : C’est toujours à tort qu’on pense pouvoir marier un(e) inconverti(e). Sur ce point, il n’y a aucune circonstance susceptible de donner lieu à une tolérance intérieure ou à un compromis de laisser-aller.

4.6.1.1              Des feux rouges
Si vous remarquez qu’un incroyant s’intéresse à vous, ou que vous commencez à vous intéresser à un(e) incroyant(e), tous les feux rouges doivent s’allumer chez vous — que cela ne soit pas plus tard ! Pensez un peu à ceci : l’idée d’avoir un conjoint non croyant ne devrait même pas monter au cœur, et encore moins s’y installer. Rappelons-nous que le mariage est une unité d’esprit, d’âme et de corps. Il est inconciliable et impossible que toi, un enfant de Dieu, forme une telle unité d’esprit et d’âme avec un conjoint incroyant. Tout simplement ça ne marche pas ! Et tout le reste, par-devant ou par-derrière, ne suffit pas à en faire un mariage selon les pensées de Dieu. C’est pourquoi il n’est pas seulement incorrect, mais aussi dangereux de laisser un incroyant espérer quoi que ce soit sur une vie à deux.
C’est pourquoi, s’il vous plait, abandonnez tout flirt avec un jeune homme ou une jeune fille non croyant(e). Ne te laisse pas entraîner inconsidérément dans des rendez-vous. Le danger est grand, et Satan est rusé. Donne-lui ton petit doigt, et il prendra tout de suite ta main entière. Sois amical et ouvert avec tout le monde. Rends témoignage de ta foi, mais évite tout contact plus étroit, et encore moins intime, avec l’autre sexe. Souvent les débuts paraissent sans danger, mais personne ne peut te prédire où ça se terminera. Ici c’est un collègue distingué, là une belle blonde qui depuis quelques jours vient chaque midi à la cantine et te sourit si gentiment, là le nouveau de l’autre côté de vos terres. Pourquoi ne pas faire l’essai ? pourquoi pas ! et plus vite que tu ne le penses tu ne seras plus maître de tes sens et de tes sentiments. Job avait fait alliance avec ses yeux pour ne pas arrêter ses regards sur une vierge (Job 31:1). Il y a là quelque chose à apprendre pour tous, jeunes gens ou jeunes filles, hommes ou femmes.
Si tu remarques qu’un incroyant(e) s’intéresse à toi, montre-lui clairement ton drapeau, et dis-lui sans ambages que tu appartiens au Seigneur Jésus. Ne cache pas qu’une liaison amicale et encore plus un mariage ultérieur seront pour toi toujours totalement hors de question. Plus tu es clair(e) du début à la fin, meilleur c’est.
Jeannette était une jeune fille de parents croyants. Elle s’était décidée très tôt à suivre le Seigneur Jésus. Son père l’avait avertie à de multiples reprises de n’épouser en aucun cas un incroyant. Le père mourut avant que Jeannette soit en âge de se marier. Peu après sa mort, elle reçut une demande d’un jeune homme qu’elle appréciait beaucoup en tant qu’homme. Malheureusement il était incroyant. Jeannette lui répondit « non » de manière claire et nette, en lui disant pourquoi. Le jeune homme ne se laissa pas arrêter dans ses efforts pour avoir Jeannette, mais elle ne se laissa pas ébranler. C’était incompréhensible pour le jeune homme. Il voulut apprendre le secret de sa fermeté. Il commença à lire la Bible et à fréquenter les réunions de croyants. La vérité de la Parole de Dieu le convainquit. Il vint de manière authentique à la foi au Seigneur Jésus. Dorénavant il n’y avait plus d’empêchement pour Jeannette. Elle laissa quand même passer toute une période de temps, attendant de voir si l’affaire était réellement authentique. Alors seulement elle put dire avec joie « oui ! ». Les deux ont formé un mariage heureux conduit sous la bénédiction du Seigneur.

4.6.1.2              Ce que l’Écriture déclare
Sur ces questions importantes, Dieu a parlé aussi bien dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament. Il oppose un refus catégorique à une relation inégale. Cela n’a rien à voir avec le fait que Dieu aime tous les hommes, — avec le fait que tout homme, en tant que créature de Dieu, a une grande valeur pour Lui — avec le fait que dans ce monde il y a des gens très nobles. Au cours de ma vie professionnelle, j’ai rencontré beaucoup de non croyants, hommes ou femmes, que j’ai très appréciés. Là n’est pas la question. Il s’agit simplement de savoir si, selon les pensées de Dieu, un croyant et un incroyant conviennent l’un à l’autre pour conclure un mariage.
Voyons l’Ancien Testament. En Deut. 7 nous lisons ceci en rapport avec les peuples impies de Canaan : « Tu ne t’allieras point par mariage avec elles, tu ne donneras pas ta fille à leur fils, et tu ne prendras pas leur fille pour ton fils ; car ils détourneraient de moi ton fils, et il servirait d’autres dieux, et la colère de l’Éternel s’embraserait contre vous, et te détruirait aussitôt » (Deutéronome 7:3-4). C’est la parole claire de l’Ancien Testament. Elle valait pour Israël, mais son application morale subsiste jusqu’à aujourd’hui. Dieu nous dit pourquoi Il donne cette instruction, Il avertit des suites : Le conjoint incroyant tire le croyant loin du Seigneur. Dans le livre des Proverbes, Salomon avertit bien des fois son fils contre « l’étrangère » ; cela signifie qu’un lien de mariage avec quelqu’un qui n’appartient pas au peuple de Dieu est impossible.
Cela est confirmé clairement dans le Nouveau Testament. Paul dit aux Corinthiens des paroles sans ambiguïté : « Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules ; car quelle participation y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? ou quelle communion entre la lumière et les ténèbres ? et quel accord de Christ avec Béliar ? ou quelle part a le croyant avec l’incrédule ? et quelle convenance y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? » (2 Corinthiens 6:14-16). Note bien les paires de mots qui sont associés ici, et tu reconnaîtras tout de suite que ce sont des choses qui ne vont pas ensemble :
·       Une participation entre la justice et l’iniquité
·       Une communion entre la lumière et les ténèbres
·       Un accord entre Christ et Bélial (personnification du mal)
·       Une part du croyant avec l’incroyant
·       Une convenance entre le temple de Dieu et les idoles.

4.6.1.3              Des différences insurmontables
J’espère que tu as bien compris que le mariage d’un croyant avec un incroyant est impossible. C’est un joug mal assorti. C’est l’image d’un attelage avec le joug qui permet à deux animaux de tirer un fardeau (le mariage est l’attelage), mais le croyant ne peut pas former un tel attelage avec un incroyant. L’un tire vers le ciel, l’autre vers l’enfer. Te représentes-tu un tel attelage en train de fonctionner ? Un joug ne peut fonctionner que quand les deux tirent dans la même direction. Amos (3:3) pose la question : « deux hommes peuvent-ils marcher ensemble s’ils ne sont pas d’accord ? ». Dans ce sens tu ne peux pas t’entendre avec un incroyant.
Entrons dans la pratique d’un mariage d’un(e) croyant(e) avec un(e) incroyant(e). L’incroyant est d’un bord, et toi de l’autre bord ; le croyant est enfant de Dieu et l’incroyant ennemi de Dieu (Col. 1:21). Les objectifs de la vie de l’incroyant sont tout autres que les tiens, et il ne peut en être autrement. Les objectifs étant opposés, on ne peut pas marcher dans la même direction. En outre ton conjoint incroyant attend de toi que tu appuies ses objectifs. Il ne peut en sortir que des tensions journalières. Échanger sur des sujets spirituels avec lui n’est pas possible : il n’y comprend rien. Ce qui est important pour toi, est de la folie pour lui. Tu ne peux donc attendre aucun soutien spirituel de sa part. Comment pourriez-vous vous entretenir sur la Parole de Dieu ? La communion dans la prière est pareillement impossible. Comme croyant, tu aimes ton Seigneur, et comme incroyant il aime le monde. Cela veut dire qu’il faut en permanence se mettre à faire des compromis, et des compromis de laisser faire. Représente-toi comment vous allez élever les enfants. L’un veut les élever pour le ciel, l’autre pour la terre. Le conjoint croyant veut les amener au Seigneur, le conjoint incroyant non seulement ne soutiendra pas cela, mais l’empêchera. Voilà seulement quelques exemples qui montrent que le mariage sous un joug mal assorti n’est qu’un tourment permanent. Le résultat le plus fréquent est que le croyant s’éloigne du Seigneur et mène une vie entièrement mondaine.
Dès que Dieu eut créé la lumière, Il sépara la lumière des ténèbres (Gen. 1:4). Ce principe est encore valable aujourd’hui. Le croyant est lumière dans le Seigneur (Éph. 5:8), tandis que l’incroyant, du point de vue spirituel, vit dans les ténèbres. Comment concilier cela ? C’est impossible. Tu ne seras que malheureux si tu te maries à un conjoint incroyant. Les mariages mixtes entre croyants et incroyants deviennent rapidement « une horreur sans fin ». Quelqu’un l’a exprimé une fois très crûment en disant : « qui marie un incroyant obtient le diable pour beau-père »
Encore un point. Nous avons vu que le mariage est une image merveilleuse de la vérité de Christ et de Son assemblée. Le lien terrestre du mariage est une représentation du lien céleste de Christ et de Son assemblée. Peux-tu vraiment t’imaginer représenter le lien céleste entre Christ et Son assemblée en te mariant avec un(e) incrédule ? C’est inconciliable et impossible. Comment veux-tu, comme mari croyant, aimer ta femme incroyante comme Christ a aimé l’assemblée ? Comment veux-tu, comme épouse croyante, t’assujettir à un incrédule comme l’assemblée à Christ ? Un mari incrédule peut-il représenter Christ ? Une femme croyante peut-elle se soumettre comme l’assemblée à Christ ? Ne vois-tu pas des mondes qui se heurtent parce qu’ils sont totalement contraires ?
Dieu veut lier dans le mariage deux croyants ensemble. Seul un tel lien peut être un mariage « dans le Seigneur », jamais autrement. Il est vrai, et c’est une pensée très sérieuse, que, malgré tout, tout mariage est joint par Dieu, même s’Il n’a pas conduit les deux époux ! Comme créateur, Dieu joint tout mariage, mais c’est bien différent quand Il a conduit ensemble un homme et une femme. Observons bien la différence. Seul un mariage conduit par Dieu peut être dans le Seigneur. Nous y reviendrons. Un mariage entre un croyant et un incroyant et qui est un échec, ne peut pas être dissous sous le prétexte que, de toute façon, Dieu n’a pas conduit l’un vers l’autre. Ce n’est pas un argument sérieux. Le mariage est valable devant Dieu même quand il n’a pas été conclu « dans le Seigneur ».

4.6.1.4              Un prétexte cousu de fil blanc
Un argument bien connu, d’apparence pieuse prétend ceci : « j’ai épousé un incroyant pour qu’il soit conduit au Seigneur ». C’est un argument de belle apparence, mais qui n’a certainement pas la bénédiction du Seigneur. Il y a d’autres moyens d’amener les incroyants au Seigneur, et conclure un mariage n’en fait pas partie : le mariage n’est pas une méthode d’évangélisation. J’espère que c’est clair pour chacun. J’ai lu une fois la phrase suivante : « c’est plus facile de convertir le monde entier que son propre conjoint ». Si le Seigneur dans Sa grâce sauve effectivement le conjoint incroyant, c’est Sa souveraineté. De tels cas existent, grâce à Dieu ! mais ils sont rares. Et allons-nous considérer les opérations de Dieu en grâce comme des invitations à nous opposer à Ses instructions nettes ? On a exprimé cela sous la forme suivante : S’il arrive que Dieu trace une ligne droite sur nos voies tordues, cela ne nous autorise pas à marcher sciemment dans des voies tordues. Il peut y avoir des cas particuliers où le conjoint se convertit, mais cela n’enlève rien du tout à ta responsabilité. Si tu maries un incroyant, il n’y a pas le moindre consentement de Dieu envers toi, au contraire ! Dieu nous avertit contre une telle décision. Il y a beaucoup d’exemples de l’Ancien Testament qui établissent les suites fatales qu’un tel pas peut avoir. Dans la pratique, il y a d’innombrables exemples montrant qu’en règle générale l’incroyant tire le croyant vers le bas, et non pas l’inverse.
Une jeune fille vint une fois trouver le prédicateur Spurgeon avec cet argument. Elle voulait épouser un incroyant et réclamait la bénédiction du prédicateur. Spurgeon demanda à la jeune fille de monter sur la table et d’essayer de le tirer vers le haut. La jeune fille se donna toutes les peines du monde, mais ne réussit pas à tirer le vieil homme en haut. Ce fut alors au tour de Spurgeon de tirer la jeune fille, et il réussit à la faire descendre de la table dans l’affaire de quelques secondes. L’illustration était claire et nette. Lis Aggée 2:11-13 !

4.6.2       Deuxième critère : avoir fait ses preuves
Le premier critère a une importance décisive. Or il ne suffit pas que le conjoint potentiel prétende être croyant. La confession doit s’avérer réelle et authentique.
Étienne était un jeune homme issu de parents croyants. Durant son apprentissage, il fit la connaissance de Pierrette qui, dès le premier jour, parut avoir jeté un œil sur Étienne, et réciproquement. Les deux s’entendaient assez bien et se rapprochèrent rapidement. Cependant Étienne dit clairement dès le début qu’il n’épouserait qu’une femme connaissant le Seigneur Jésus comme son Sauveur personnel. Pierrette écouta tranquillement, en parla avec Étienne et se mit à fréquenter plus ou moins régulièrement les réunions des chrétiens où allait Étienne. Les parents d’Étienne restaient sceptiques. Pierrette ne tarda pas à dire qu’elle avait reçu le Seigneur Jésus dans sa vie. Elle voulait à l’avenir aller dans un même chemin avec Étienne. Pourtant les parents ne se réjouissaient pas de cette liaison : l’affaire ne leur paraissait pas authentique. Ils avertirent leur fils, qui n’écouta pas ses parents. Il était sûr de son affaire, et il voulait épouser Pierrette. Le jour du mariage vint, puis le jour suivant, et voilà que Pierrette lui dit la vérité toute nue. Le voyage pieux (c’est ainsi qu’elle l’appelait) n’avait été qu’une comédie. Elle n’était pas convertie et ne visiterait dorénavant pas la moindre réunion chrétienne. Étienne en fut comme assommé, mais il n’y avait plus moyen de faire machine arrière. Jusqu’à aujourd’hui, les deux sont encore mariés ; ils se sont arrangés tant bien que mal, mais leur mariage n’est pas un bon mariage, et les deux enfants qu’ils ont eu, souffrent des différences d’orientation de leurs parents.

4.6.2.1              Deux manières de voir
La mise à l’épreuve va plus loin que simplement avoir la conviction que le futur conjoint est converti. Prenons le cas où le futur conjoint est effectivement croyant. Même dans ce cas la mise à l’épreuve est nécessaire. Inversement, cela ne veut pas dire que tu ne dois épouser que quelqu’un de parfait ; si c’était le cas je serais encore célibataire, et beaucoup d’autres avec moi. Il n’y a pas de gens parfaits. Il faut quand même une certaine mise à l’épreuve, et cela dans deux directions :
·       D’abord une mise à l’épreuve dans les choses terrestres est nécessaire,
·       En suite il faut une mise à l’épreuve dans les choses spirituelles.
Une mise à l’épreuve dans les choses terrestres, veut dire que tu ne dois épouser quelqu’un que s’il a démontré qu’il peut s’en sortir avec les exigences de la vie quotidienne. Salomon dit à son fils : « Prépare ton ouvrage au dehors, et mets en état ton champ, et après, bâtis ta maison » (Proverbes 24:27). Nous pouvons appliquer la maison au mariage. Pour pouvoir se marier, il est important que l’homme fasse son travail et mette en état son champ. Cela signifie au moins qu’il dispose d’une formation professionnelle achevée et qu’il a un revenu régulier. Je ne parle pas du fait que des jeunes hommes peuvent perdre leur travail, c’est une toute autre question.
Des jeunes gens qui se reposent sciemment sur le porte-monnaie de leurs parents ne sont guère en état de fonder leur propre foyer. Avoir la profession de « fils » ne suffit pas pour le mariage. Ce n’est pas une mise à l’épreuve. Une jeune femme doit être en état de prendre soin de son propre foyer. C’est la condition minimale qu’elle doit remplir.
Gabrielle avait grandi dans la maison de ses parents. Elle y était passablement choyée. À l’âge où l’on est apte au mariage, elle reçut une demande de Lothar. C’était un jeune homme connu comme chrétien et issu d’une bonne famille. Les conditions paraissaient bien favorables. Il est vrai que le jeune homme n’avait jamais jusqu’alors réellement travaillé : il faisait partie de la catégorie des « étudiants perpétuels ». Pourtant les parents ne soulevèrent aucune objection, ni les siens ni ceux de la jeune fille. Ils se marièrent, et la catastrophe suivit son cours. Lothar parut pour l’essentiel se reposer sur ses parents et beaux-parents. Il ne put pas ou ne voulut pas poursuivre une activité régulière. Pareillement Gabrielle ne trouva pas de travail. Cela dura quelques années et le mariage alla à la rupture. Depuis, chacun suit son chemin seul. Inutile de dire que ce n’est pas un chemin heureux.

Au moins aussi importante que la mise à l’épreuve dans la vie terrestre, il y a la mise à l’épreuve dans la vie spirituelle. Il faut aussi y faire attention. Réfléchis tranquillement aux questions suivantes avant de prendre une décision :
·       Montre-t-il ou montre-t-elle de l’intérêt pour la Parole de Dieu et les pensées qui s’y trouvent ?
·       Ce que dit la Bible, est-il important pour lui ou elle dans la vie quotidienne ?
·       Es-tu sûr que ta future femme ou ton futur mari peut être un appui ou une aide dans les questions spirituelles ? Et toi-même personnellement, peux-tu l’être ?
·       Les réunions de chrétiens seront-elles fréquentées régulièrement ?
·       Reconnaît-on l’intérêt pour les choses du Seigneur ?
·       Y a-t-il de l’intérêt pour l’évangile ?

Tu trouveras toi-même d’autres questions à méditer, cette liste n’est pas exhaustive. Naturellement ce ne sont là que des signes visibles extérieurement, mais ce sont des indices certains et importants qui peuvent te donner une orientation.
En 1 Cor. 14:35 nous lisons que le mari a le devoir de répondre aux questions de l’épouse avec un fondement biblique. C’est une grande responsabilité que malheureusement beaucoup de maris n’assument guère. Je pose pourtant deux questions, la première aux jeunes filles : te représentes-tu l’homme de ton choix comme étant en mesure de répondre à tes questions au sujet de la Bible, ou bien appartient-il à ce genre de personne qui cherche l’Apocalypse au milieu de la Bible ? Naturellement nous ne voulons pas fixer trop haut le niveau de ce à quoi on s’attend, mais il doit quand même y avoir déjà un fondement solide. J’adresse la deuxième question aux jeunes gens : as-tu considéré que la femme de ton choix va poser des questions au sujet de la Bible ? ou bien sera-t-il plus important pour elle de savoir quelle est la nouvelle tendance de couleur et le genre de la nouvelle mode ? Nous ne disons rien contre un certain intérêt à l’égard de ces sujets, mais la question est d’établir les priorités.
En tant que jeune homme qui voudrait bien se marier, tu devrais être sûr de marier un conjoint qui a des relations de confiance avec le Seigneur. Vous aurez beaucoup de questions sur la manière de traiter certaines choses. Par exemple : comment élever les enfants ? quelles tâches spirituelles faut-il entreprendre ensemble ? Comment vous comporter en cas de conflit ? Qu’allez-vous faire en cas de difficulté dans la communauté chrétienne ? Quel est le sens exact de tel passage ? Il y a un proverbe qui s’est avéré toujours vrai jusqu’ici : « rien ne vient de rien ». Cela vaut autant pour le (futur) mari que pour la (future) femme.
4.6.2.2              Un chemin en commun avec d’autres frères et sœurs
Il y a encore un critère important à mon avis. En tant que couple, ne vivez pas isolés, mais soyez liés à d’autres croyants. Vous fréquenterez des réunions chrétiennes. Es-tu sûr qu’avec ton futur conjoint vous pourrez suivre un chemin commun à cet égard ? J’entends par là non seulement le chemin que vous suivrez comme couple, mais le chemin que, comme couple, vous suivrez avec d’autres chrétiens. On parle volontiers aujourd’hui « d’arrière-plan communautaire ». Quel est l’arrière-plan communautaire de celui / celle que tu veux épouser ? Avez-vous à cet égard une ferme conviction commune, — et une conviction qui s’appuie sur l’enseignement de la Bible ? Il est indispensable d’avoir entre conjoints une même pensée sur les questions essentielles de la foi. Cela comprend bien sûr que vous vous trouviez en harmonie à l’égard du chemin à suivre ensemble avec les enfants de Dieu, — le chemin que le Seigneur vous montre dans Sa Parole. Si le conjoint que tu désires te détourne du chemin que tu as suivi jusqu’ici par conviction, alors il vaut mieux te retirer. La question est importante. Réfléchis un peu, le dimanche matin, si vous fréquentez chacun une communauté différente ! Des tensions apparaîtront, au plus tard quand il y aura des enfants ; mais vraisemblablement, ça viendra avant.
Notre mariage ne doit pas être seulement pour nous. Il doit être à l’honneur du Seigneur et pour Lui. Cela ne va pas sans mise à l’épreuve spirituelle. Contrôle ce point soigneusement. Si tu ne te sens pas sûr, alors attends, ou laisse mûrir.

4.6.3       Troisième critère : correspondance ?
Admettons maintenant que le conjoint que tu désires est converti et qu’il a aussi été mis à l’épreuve. Ça suffit ? je ne le crois pas. Il y a encore un point tout à fait important. Est-ce que le partenaire que tu voudrais marier te correspond réellement ? Quand Dieu fit une femme à Adam, Ève était exactement la femme qui lui convenait. Elle était la femme qui lui correspondait (Gen. 2:18). Dieu avait fait Ève juste comme Adam en avait besoin. Pareillement, Dieu voudrait te donner un(e) conjoint(e) qui te correspond.

4.6.3.1              L’homme et la femme : une unité
Réfléchis à ce que toi et ton futur conjoint, vous allez former un partenariat très étroit. Il n’y a pas de relation plus étroite que le mariage parmi les hommes. C’est pourquoi c’est proprement plus qu’un partenariat, c’est une unité indissociable comme nous l’avons vu. Dieu a donné le mariage pour que deux personnes puissent vivre ensemble et s’aimer réciproquement. Avec ton conjoint, tu deviens une seule chair ; c’est plus que la relation entre parents et enfants, ou que la relation entre amis — si intime et si bon que l’amitié puisse être.
Je le répète encore une fois : être marié, c’est beaucoup plus que d’avoir quelqu’un avec qui on va au lit. Le côté sexuel en fait indiscutablement partie. C’est un don de notre Créateur pour le mariage. Mais être marié est infiniment plus que cela. C’est une unité indissociable d’esprit, d’âme et de corps. Avec ton conjoint tu partages tout dans la vie. Tu partages les sujets d’intérêt, les sentiments, la table, l’habitation, le temps, l’argent, le service pour le Seigneur. C’est pourquoi ce troisième critère sur lequel nous réfléchissons maintenant est très important. Pèse bien devant le Seigneur si ton futur conjoint te correspond réellement, si tu peux tout partager avec lui.
Peut-être penses-tu en toi-même : « Ah ! c’est bien trop compliqué. L’essentiel, c’est de s’aimer ; le reste suit de soi-même ». S’il te plait, fait attention. Je ne dis pas que l’amour ne joue aucun rôle, au contraire ; l’amour est un élément de base du mariage. Sans amour, rien ne va. Pourtant l’amour n’est pas tout. Une vieille sœur nous disait : « dis-toi bien que sans air et sans amour, on ne peut pas vivre ». Celui qui croit cela est vite soumis à l’épreuve des faits, de ce qui lui est cher. Or ce terrain peut être assez dur ; bien sûr : sans amour le mariage ne peut pas fonctionner. Mais l’amour ne suffit pas.

4.6.3.2              Des questions
Il y a plusieurs questions sur lesquelles il vaut mieux s’interroger avant, afin de ne pas avoir de mauvaises surprises plus tard. Réfléchis que ces questions se trouvent sous le titre « y a-t-il correspondance ? », c’est-à-dire que tu dois aussi te poser ces questions quant à ce qu’il en est de toi-même.
·       Veille-t-il (elle) à la communion avec le Seigneur ? son comportement est-il imprégné de la crainte de Dieu ?
·       Fréquente-t-il (elle) les réunions des croyants ? Le voit-on parmi les autres manifestations chrétiennes ? qu’en est-il de la participation à la Cène ?
·       Se donne-t-il (elle) de la peine pour servir le Seigneur ? soutient-il (elle) les activités dans l’assemblée ?
·       Quel a été jusqu’ici son cercle d’amis ?
·       Quel est son comportement en société ? est-il (elle) amical, prêt à aider, prévenant ? apte à communiquer ?
·       Qu’est-ce qui l’intéresse ? ce domaine m’intéresse-t-il ou bien mon cercle d’intérêt est-il tout autre ?
·       Quel est son comportement au travail ? comment parle-t-il des collègues ? est-il (elle) zélé et persévérant ?
·       Les parents approuvent-ils la relation ? (bien sûr il peut arriver que les parents soient non croyants, et désapprouvent à cause de cela. Pour cette raison, ce point doit être pris en considération avec prudence).
·       Quelles sont les relations avec ses parents et avec ses frères et sœurs ? ce point est important car il est probable que le jeune homme se comportera avec sa jeune femme comme avec sa mère.
·       Les conditions matérielles pour fonder un foyer sont-elles réunies ? Attention : ne te repose pas sur la contribution financière des parents ou beaux-parents. Ce n’est pas une base saine. La pensée qu’au début du mariage la femme assure le revenu d’argent n’est pas une base saine.
·       Comme femme, demande-toi si le futur conjoint agit en homme. Je ne parle pas de force corporelle ni de rayonnement de la personne, mais de qualités comme la fidélité, la fiabilité, ou le contrôle de soi. Est-il prêt à aider au ménage ? est-il prêt à se soucier des enfants ?
·       Comme homme, demande-toi si ta future conjointe est caractérisée par un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu (1 Pierre 3:4). Pose-toi des questions tout à fait pratiques : ta future femme peut-elle tenir un ménage ? sait-elle cuisiner ? sait-elle maintenir l’ordre ? sait-elle gérer l’argent ? peut-elle élever des enfants. Cependant la femme idéale qui fait tout parfaitement n’existe pas.

Ce n’est pas là une liste exhaustive qu’on coche point par point et dont on tire une synthèse. Pas du tout. Ce ne sont que quelques points méritant réflexion, pour savoir si ton(ta) futur(e) conjoint(e) peux te correspondre ou non. Tu trouveras toi-même d’autres questions.
Il ne faut pas être sourd en présence de la question de savoir si mon conjoint me correspond ou non. C’est une question avant tout rationnelle, qu’on pose non pas avec le cœur, mais avec l’intelligence. Il ne s’agit pas bien sûr des coups d’œil de la femme ni de son tour de poitrine ; il ne s’agit pas du salaire de l’homme ni de ses titres dans le monde. Non, le mariage est quelque chose de tout autre, et cela va beaucoup plus loin. Il s’agit de savoir si l’homme et la femme se correspondent esprit, âme et corps.

4.6.3.3              L’esprit, l’âme et le corps
Voyons de plus près ces trois domaines, esprit, âme et corps.

4.6.3.3.1        Correspondance intellectuelle et spirituelle
L’esprit donné par Dieu aux hommes nous rend capables de communiquer, avec Dieu et les uns avec les autres.
Communiquer dans le mariage, signifie qu’on peut avoir une vraie communion l’un avec l’autre. En ce sens, la communication signifie l’échange de faits, de pensées, d’appréciations et de sentiments. Pour tous les couples, cet échange est important, à la fois intellectuellement et spirituellement.
L’expérience quand on conseille des couples, montre que beaucoup de mariages échouent sur ce point, à savoir que la communication ne passe pas correctement. On n’échange pas, on ne s’ouvre pas à l’autre, on n’a pas réellement communion. Les points de repli sont souvent établis à tort déjà auparavant. C’est pourquoi ce point est très important.
On peut communiquer sur différents plans. Quand on parle de communication intellectuelle et spirituelle, le premier aspect est intellectuel. Il est très important que les conjoints s’entretiennent des questions actuelles et journalières. La vie de famille et la vie professionnelle sont à compter en plus des événements généraux. Peux-tu te figurer les domaines d’intérêt de ton futur conjoint, peux-tu t’identifier à eux au point de communiquer ensemble là-dessus ? Il faut qu’au moins dans une mesure, l’homme et la femme soient au même niveau : comment un couple peut-il fonctionner quand la femme a un titre de docteur et le mari peut à peine épeler son nom ? Si l’homme et la femme sont de cultures très différentes, ou de langues différentes la communication est en tout cas rendue difficile sur le plan intellectuel. Je ne dis pas que c’est impossible. Il y a de tels mariages qui sans aucun doute ont été du Seigneur et ont été très bénis. Mais dans beaucoup de cas de tels mariages échouent assez tôt. Si tu t’intéresses à un conjoint de culture entièrement différente, tu dois spécialement réfléchir à fond avant de te décider.
Le deuxième plan est le plan spirituel. Cela veut dire que l’on est capable d’échanger avec son conjoint sur des sujets bibliques. On lit ensemble dans la Bible et on parle là-dessus. On prie ensemble. Te rends-tu maintenant compte qu’il ne suffit pas que le conjoint soit seulement converti ? Comment veux-tu échanger spirituellement avec ta femme si le dimanche vous n’allez pas au même lieu de culte ? Comment veux-tu t’entretenir de sujets spirituels avec ton futur mari s’il n’a en tête que sa carrière et le football ?

4.6.3.3.2        Correspondance quant à l’âme
Dieu a donné une âme aux hommes. L’âme implique des composantes émotionnelles, c’est donc le plan des sentiments. L’homme et la femme sont liés l’un à l’autre dans le mariage de sorte qu’ils communiquent non seulement sur le plan intellectuel et spirituel, mais sur le plan de l’âme. La communication c’est davantage qu’échanger la connaissance de faits. La communication, c’est aussi échanger des sentiments et des sensations. Là je m’ouvre complètement à l’autre, je le laisse pénétrer mon intérieur de son regard. Mon futur conjoint doit sentir ce qui se passe dans mon intérieur.
Les sentiments et les sensations sont la respiration de l’âme. La communication sur le plan de l’âme va donc très loin. On laisse l’autre voir dans son âme et on voit dans l’âme de l’autre. C’est justement cela qui est indispensable pour un mariage. Sinon le mariage reste une juxtaposition et ne devient jamais vraiment un « ensemble ». Si ton mariage doit passer par des profondeurs, voilà une question alors essentielle : peux-tu avec ton conjoint futur avoir une bonne communion sur ce plan émotionnel ?
Il y avait, une fois, un mariage qui paraissait avoir eu un bon départ, et voilà qu’il échoua au bout de plus de vingt ans. Le mari dit alors à peu près ce qui suit : « ma femme ne m’a jamais laissé voir quelque chose de son monde des sentiments, et cela dès le temps des fiançailles ; et de mon côté, je ne lui ai jamais réellement ouvert mon intérieur ». Ce mariage était voué à l’échec dès le départ. C’est pourquoi réfléchissez bien à cet aspect !
En passant, on voit clairement qu’avant les fiançailles, on ne peut guère tester ou connaître, et si on le peut, ce n’est, au mieux, que de manière très limitée. Mais il est important de se poser la question devant le Seigneur de savoir si on peut envisager un tel échange avec son futur conjoint.

4.6.3.3.3        Correspondance quant au corps
Peut-être te demandes-tu ce que vient faire ce point ? où y a-t-il problème ? Quel homme et quel femme ne se correspondraient-ils pas corporellement ? Bien sûr il ne s’agit pas de savoir si le conjoint est gros ou maigre, grand ou petit. Il est bien rare qu’il y ait un problème du point de vue anatomique. Mais qu’en est-il alors du point de vue du look ? me plait-il (elle) ? Quelqu’un va peut-être demander maintenant : est-ce une question de la moindre importance ? Or il y a en principe deux réponses à cette question : selon l’une, on dit : « naturellement, c’est la question la plus importante » ; selon l’autre, on pense que « cela ne joue absolument aucun rôle, seuls les gens non spirituels s’occupent de ça ».
Certes, je ne crois pas qu’on puisse mesurer la spiritualité d’un frère ou d’une sœur d’après ce critère. Bien sûr que la question du look n’est pas centrale. Il y a des questions plus importantes, nous l’avons vu. Mais inversement, on ne peut pas dire que c’est sans importance aucune.
Eric était un jeune homme très correct qui veillait à son extérieur. Il était toujours habillé et coiffé à la dernière mode. Avec cela, il n’était pas du tout superficiel. Il est vrai que son look extérieur était pour lui plus important que le reste. Il fallait que sa future femme lui corresponde de ce point de vue. Quand il voyait une jeune fille, il la jugeait toujours d’après son aspect extérieur — la figure, les cheveux, l’habillement, le maquillage. Le résultat d’une telle disposition ne manqua pas. Eric se fiança avec une jeune Dame très jolie et attractive, et épousa une femme qui ne savait rien cuisiner de raisonnable, ni faire un lit.
Je ne conseillerais jamais d’épouser quelqu’un qui ne plait pas. Il est naturel que ton futur conjoint(e) doive te plaire. Récemment un homme de 80 ans me disait que sa femme (âgée de 82 ans) était toujours la plus belle femme. Je le regardais stupéfait, mais il le pensait réellement. Pour lui, il n’y en avait et il n’y en a pas d’autre !
Dieu a mis la sensibilité à la beauté en nous ; elle est certes absolument subjective. On peut avoir des sentiments partagés sur ce qui est beau et il n’y a guère de norme objective. Ce que l’un trouve beau, ne dit rien du tout à l’autre, et il est bien qu’il en soit ainsi. Je suis sûr qu’Adam fut enthousiaste de sa femme quand il la vit pour la première fois. Dieu avait justement fait Ève belle et Adam se réjouit de recevoir une femme. Les jeunes gens doivent être enchantés de leur femme et réciproquement. Cela n’est pas sans importance. La Bible parle à plusieurs reprises de femmes qui étaient belles, et c’était des femmes avec de la profondeur intérieure. Rebecca, la femme d’Isaac, en est un exemple. Nous reviendrons là-dessus.
Nous, les hommes, sommes passablement enclins à baser nos décisions sur des signes extérieurs ; c’est pourquoi nous devons spécialement faire attention. Il est naturel que la femme que nous voulons épouser soit désirable, et pareillement la femme doit trouver son mari désirable. Une aversion contre le corps du conjoint serait fatale. Il faut seulement que ce « trouver désirable » ne se ramène pas à une convoitise charnelle. Si l’homme détermine la femme de son choix au coup d’œil à la première rencontre, et que là-dessus il pense à ce qu’elle sera au lit, on peut être sûr qu’il a tout faux. Pareillement pour nos sœurs. Ce genre de pensées, quand elles surgissent, il faut les chasser tout de suite. En résumé, on peut peut-être dire ceci :
Ne marie pas quelqu’un que tu ne trouves pas désirable, mais ne prends jamais ta décision avec comme critère principal la beauté extérieure et ta propre convoitise.
N’oublions jamais que la beauté n’est pas tout. Il faut voir cela en face. La beauté passe. Les Proverbes (31:30) disent : « La grâce est trompeuse et la beauté est vanité ; la femme qui craint l’Éternel, c’est elle qui sera louée ». Les valeurs intérieures d’une personne sont plus importantes que le look et le corps. Il n’est pas nécessaire de pouvoir gagner un concours de beauté. Certes on doit plaire au partenaire, mais les valeurs intérieures sont beaucoup plus importantes.

4.6.4       Qu’est-ce qui va bien ensemble ?
Peut-être te demandes-tu : qu’est-ce qui va bien ensemble ? quelles personnes se correspondent et lesquelles ne se correspondent pas ? Il n’y a pas de réponse simple à cette question. Le Seigneur doit te montrer clairement si la femme à laquelle tu penses te correspond ou non. Le Seigneur doit te montrer clairement si l’homme auquel tu t’intéresse te correspond ou non.
Certains disent : les semblables vont bien ensemble. D’autres répondent : les contraires s’attirent. Je crois que ni l’un ni l’autre de ces dictons ne nous aide. Dans tel cas, c’est l’un qui est juste ; dans tel autre cas, c’est l’autre. Il y a des cas où deux personnes très différentes se marient ; elles ont été attirées par leurs différences ; elles se complètent par leurs différences. Il y a d’autres cas où les similitudes sont frappantes. De tels mariages peuvent être très heureux. On observe souvent qu’au commencement d’une relation, les différences s’attirent comme deux pôles. Le charme est justement dans la variété. Dans la suite du mariage, ces différences sont souvent justement des sources de difficultés, surtout si elles sont extrêmes. La question alors n’est plus : « qu’est-ce qui m’attire vers l’autre ? » mais « qu’est-ce qui m’énerve chez l’autre ? ». Réfléchis-y simplement.
Quand on est dans un cas particulier, tu dois en parler au Seigneur dans la prière. Si tu Lui demande droitement, sans avoir déjà pris ta décision, Il donnera sûrement une réponse. Faire des psychotests n’a pas de sens, y compris ceux qui ont un soi-disant fond chrétien. Inutile également de lancer une annonce « À l’aide, je suis célibataire, quel homme ou quelle femme me correspond ? ». L’offre est abondante dans les journaux spécialisés, ou sur internet ; c’est spécialement un danger pour vous les sœurs. Je ne peux que vous conseiller : n’y touchez pas ! ça ne vous servira pas. Il y a là des psychologues œuvrant par des méthodes humaines. Comme chrétien, ce n’est pas de cette manière qu’on trouve son conjoint ; ne sont pas non plus appropriées les rencontres de partenaires, les bourses à partenaires, les annonces de contact.
On pose aussi souvent la question de la différence d’âge. Quelle est la différence d’âge maximum ? il n’y a pas de réponse à cette question. Un conseil quand même : il ne faut pas que la différence d’âge soit trop grande, surtout si c’est la femme qui est plus âgée. Certains problèmes arriveront de manière inéluctable, alors que d’autres mariages en sont épargnés. Il y a assez d’exemples qui le montrent. Les quelques cas faisant exception ne sont pas à prendre en exemple.

4.7   L’amour véritable
Quelques pensées maintenant sur la valeur de l’amour entre époux dans le mariage.
Sans amour, aucun mariage ne peut fonctionner. C’est ce qui lie l’homme et la femme entre eux. Conclure un mariage présuppose une inclination et un amour réciproques. Toute la personne du conjoint potentiel attire. Si ce n’est pas le cas, il vaut mieux ne pas se marier.

4.7.1       Deux dangers
Il y a malgré tout un « mais », ou plutôt deux :
·       Il y a d’abord peut-être le danger de trop mettre l’accent sur l’importance de l’amour. Je redis que l’amour pour un mariage est absolument important, et même indispensable. On ne peut même pas avoir assez d’amour dans le mariage. Cependant l’amour n’est pas tout dans le mariage. Si important soit-il, il n’est pas le seul critère, comme nous l’avons déjà vu. Comme on l’a justement dit : « l’amour n’est pas tout, mais sans amour, tout n’est rien ». Sans amour aucun mariage ne peut exister. Mais il faut plus que de l’amour pour maintenir de manière réellement harmonieuse et heureuse le lien entre homme et femme. Ce n’est pas sans raison que, dans le récit d’Adam et Ève, Dieu ne parle pas d’amour, — bien qu’il y en eût sans aucun doute.
·       Secondement il faut être clair sur ce que la Bible entend par le mot « amour ». L’amour au sens de la Bible est justement quelque chose de tout à fait différent de ce que la plupart des gens entendent par ce mot. Si on le reconnaît vraiment, alors on remarquera que l’amour ennoblit et couronne le mariage.

Voilà un adolescent de 16 ans aux yeux pétillants à côté d’un fille de 15 ans au coucher du soleil sur la plage ; il lui susurre à l’oreille trois mots doux bien connus. Sait-il réellement ce qu’il dit ? je suis assez sûr que non. C’est facile de dire « je t’aime », mais ce qui se cache derrière ces mots est infiniment plus qu’un contact corporel. Or en disant « je t’aime », le jeune homme ne veut pas dire « je t’aime », mais il veut dire « je m’aime, et à cause de ça j’ai besoin de toi ». C’est l’amour à l’envers, c’est l’égoïsme.

4.7.2       Ce que l’amour n’est pas
Il n’y a guère de mot qu’on nous assène davantage dans le langage courant que le mot amour. Si nous voulons apprendre ce qu’est réellement l’amour, il ne faut pas aller le chercher dans les revues spécialisées en affaires de cœur. L’amour n’est pas ce qu’on trouve dans les romans, les chansons et les films. Ce n’est pas ce qui se passe quand deux jeunes s’embrassent ou se caressent ou se frottent l’un contre l’autre. L’amour ce n’est pas quand le cœur fait la culbute et que le pouls se met à grimper ; ce n’est pas un beau sentiment en dessous de la ceinture ; ce n’est pas se susurrer trois mots connus ; ce n’est même pas aller au lit ensemble. Je sais bien que dans le monde c’est tout cela qu’on appelle l’amour. Mais le vrai amour au sens de la Bible, est quelque chose de tout à fait différent, c’est davantage.
L’amour qui lie un homme et une femme est d’un genre tout à fait particulier. L’amour que Dieu veut mettre entre un homme et une femme est si précieux qu’on ne peut pas jouer avec, ni le traiter à la légère.

4.7.3       L’amour érotique
La Bible parle à plusieurs reprises d’amour entre un homme et une femme, soit positivement, soit négativement. L’exemple négatif, qui est un avertissement, est celui d’Amnon, un des fils de David. Il avait une demi-sœur nommé Tamar, qui était belle, probablement une figure sensationnelle. Elle était l’objet du désir d’Amnon qui voulut absolument l’avoir. Le récit se trouve en 2 Samuel 13. La Bible utilise effectivement le mot « amour » : « … et Amnon, fils de David, l’aima » (v.1). Il l’aima tant qu’il en devint malade. Le chagrin d’amour n’est pas une invention des temps modernes, puisqu’on le trouve déjà dans l’Ancien Testament. Mais que valait l’amour d’Amnon ? Le récit montre bien vite que ce n’était rien de plus qu’un amour érotique et instinctif, une convoitise charnelle, rien de plus. Amnon voulut avoir des relations sexuelles avec sa demi-sœur ; son amour n’allait pas plus loin. Il s’agissait de satisfaire sa convoitise sexuelle, rien de plus et rien de moins. Tamar l’ayant éconduit, mais lui ayant satisfait de force son appétit sexuel, son amour se transforma alors en haine ; et même le v.15 nous dit qu’Amnon la haït d’une très grande haine, et que la haine dont il la haït fut plus grande que l’amour dont il l’avait aimée. Ce phénomène s’observe encore aujourd’hui. Quand il n’est pas répondu à l’amour de ce bas niveau, il se transforme en son contraire.
Un autre exemple négatif est celui de Samson. À la suite de plusieurs expériences malheureuses avec les femmes des Philistins, les ennemis de Dieu, nous lisons qu’il aima une femme de la vallée de Sorek, du nom de Delila. On connaît bien la fin de l’histoire. Son amour pour cette femme n’allait pas plus loin que de l’amour érotique ; il ne s’agissait que de sexe et d’argent. Il voulait satisfaire ses convoitises, et elle voulait améliorer ses finances. Samson paya cet amour au prix de la perte de sa consécration à Dieu, au prix de la perte de sa force et de la perte de la vue. Triste fin d’un homme qui devait être consacré à Dieu dès sa naissance. Ce n’est que par la grâce de Dieu qu’à la fin de sa vie, il lui fut encore accordé une victoire puissante sur ses ennemis.
Quand l’amour n’est rien de plus que la satisfaction de convoitises charnelles, il n’est rien d’autre que de l’égoïsme. Ce ne peut jamais être le fondement utile pour le mariage. Pour le mariage il faut quelque chose de plus.

4.7.4       Inclination et estime
Dans le Nouveau Testament, l’épître à Tite (2:4) requiert des jeunes femmes qu’elles aiment leur mari. Le mot utilisé pour « aimer » dans ce passage est celui utilisé ailleurs pour les sentiments à l’égard d’amis ; c’est plutôt « avoir de l’affection », « apprécier ». Ce genre de sentiments est très important dans le mariage. Tu ne seras heureuse avec ton conjoint futur que si tu as de l’affection pour lui, que si tu l’apprécies. Cela veut dire que tu trouves en lui quelque chose qui te plait et qui te procure de la joie. Ce n’est bien entendu pas seulement le corps de ton conjoint. Tu veux être toi-même aimée en entier ; que penserais-tu si ton conjoint n’aimait que ton corps ? Il ne s’agit pas de l’emballage, mais du contenu.
Nous avons déjà vu que ton futur conjoint doit absolument paraître te plaire, et que l’amour a quand même à faire un minimum avec le corps. Or il faut découvrir chez ton conjoint des qualités intérieures et des vertus qui te plaisent. Il y a aussi une raison pour aimer dans ce sens. Si tu ne peux pas développer de tels sentiments d’inclination, alors il vaut mieux ne plus rien toucher à l’affaire. Souvent, si ce n’est toujours, l’intérêt à l’égard de l’autre commence par ce genre d’amour, l’inclination ou l’appréciation. C’est très important pour le mariage, mais il se rajoute quelque chose de plus.

4.7.5       L’amour le plus profond
L’amour dans le mariage va très profond, plus profond que l’inclination ou l’appréciation. En Éphésiens et Colossiens, il est requis des maris qu’ils aiment leur femme (Éph 5:25 ; Col. 3:19). Ici la Bible utilise un autre mot pour « aimer » ; c’est le même mot utilisé pour l’amour de Dieu envers les hommes (Jean 3:16). C’est un amour infiniment profond, un amour désintéressé, un amour qui donne, même quand il n’a aucune raison pour le faire. Cet amour est l’adhésif authentique qui assure la cohésion du mariage. Nous devons être capables et prêts à cet amour quand nous voulons nous dire « oui » l’un à l’autre.
Il est difficile, voire impossible, de définir cet amour. Il est dit que Dieu est amour. C’est la raison pour laquelle on ne peut pas réellement expliquer cet amour. Mais on peut voir comment il se manifeste.
L’amour est un état d’esprit, une disposition intérieure. Il signifie que les intérêts de mon conjoint / partenaire prévalent sur les miens. L’amour se montre en donnant ; il se montre dans les faits, dans le dévouement, dans l’intérêt et dans la compréhension de l’un pour l’autre. L’amour signifie qu’on s’aide l’un l’autre. L’amour se montre en ce qu’on donne à l’autre protection et sécurité.
L’amour, ce n’est pas « moi » au centre. Il voit comment être utile à l’autre, et cherche à l’être. L’amour signifie qu’on est prêt à se sacrifier, qu’on peut se pardonner. Crois-tu qu’il y a mariage sans pardon ? jamais. C’est pourquoi il vaut mieux ne pas commencer par te demander ce que le mariage t’apporte (il t’apporte beaucoup) ; mais le mariage exige aussi. Qu’exige-t-il ? le pardon à cause de l’amour ! Il n’y a pas que des jours beaux et bons. Si nous voulons vivre en égoïstes, autant ne pas se marier. Beaucoup de mariages échouent justement sur ce point de l’égoïsme, et souvent il se montre chez l’homme.
L’amour implique de servir. C’est ce que nous dit clairement l’exemple d’Exode 21:5. Un tel serviteur pouvait transformer son service temporaire en service perpétuel. Quel motif avait-il pour le faire ? L’amour : « si cet esclave dit positivement : j’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre ». L’amour est un motif au service ; cela est aussi valable pour le mariage.
Il est à espérer que le lecteur est enfin arrivé à saisir clairement qu’on ne joue pas avec l’amour, et qu’on ne s’engage pas à la légère dans le mariage. Pour aimer de manière désintéressée, on a effectivement besoin d’une certaine maturité. Un adolescent demi-pubère n’est guère en état à cet égard. Si tu t’occupes de la question d’un futur conjoint, pose-toi d’abord la question si toi (avec toutes tes faiblesses, comme nous en avons tous) tu es capable et prêt pour un tel amour.
Un père donnait un bon conseil à ses fils en train de devenir adultes : « n’épousez jamais une fille que vous n’aimez pas, mais ne dites jamais à une fille « je t’aime » si vous ne voulez pas l’épouser ». Cela dit beaucoup de choses. L’amour est une plante belle, mais délicate. Elle a besoin de temps pour fleurir. L’amour n’est pas un coureur automatique qu’on met en route une fois pour toute. L’amour est fragile ; il faut y veiller avec soin, le protéger et en prendre soin.
L’amour s’apprend. Il donne et il exige. Pour que l’amour se déploie, il faut des conditions bien précises. L’amour a besoin de patience, de confiance, de fidélité, de dévouement. Mais l’amour donne aussi. Il donne chaleur, amitié, sécurité, compréhension. Il aide l’âme à mûrir. Il est bon d’apprendre très tôt à pardonner aux autres, et à estimer les désirs des autres davantage que la satisfaction de ses propres désirs égoïstes.

4.8   Le choix du conjoint selon la Bible : un exemple positif
Nous voulons voir maintenant, à l’aide d’un exemple tiré de la Bible, comment procéder concrètement au choix d’un conjoint. Peut-être que tout cela t’a paru jusqu’ici assez théorique, mais la Bible aide. Elle nous donne des exemples que nous pouvons suivre. Je rappelle une fois de plus qu’il n’y a pas de recette miracle, et nous ne voulons ni ne pouvons définir un gabarit. Nous pouvons par contre discerner des principes et en tirer leçon.
L’exemple bien connu est celui de Genèse 24. Avant de lire mon texte, commence par lire en entier le texte biblique ! Il commence par Abraham le père d’Isaac, qui cherche une épouse pour son fils. Il se termine par « et Isaac conduisit Rebecca dans la tente de sa mère Sara, et il prit Rebecca, et elle fut sa femme et il l’aima » (24:47). Ce fut un mariage conclu heureusement et il y a à apprendre de ce récit.
Peut-être dis-tu : « ça devait arriver cette demande en mariage de Gen.24, mais qu’ai-je à faire avec ces vieilles histoires ? ce n’est plus la manière de trouver un conjoint aujourd’hui ! » D’accord, ce n’est plus ainsi qu’on trouve une femme aujourd’hui, ni un mari. Aucun père ne voudrait déléguer quelqu’un pour trouver quelque part une femme pour son fils, — et une femme que le jeune homme ne connaît même pas. C’est aussi clair pour moi que pour toi. Ce que nous trouvons dans ce récit ne peut pas être transposé point par point pour nous. L’arrière-plan culturel de cette circonstance est totalement différent de ce que nous connaissons aujourd’hui. Mais nous trouvons dans ce chapitre des principes et des indications que nous pouvons tout à fait transposer spirituellement et appliquer à nous aujourd’hui. Si nous le faisons, cette vieille histoire deviendra vivante, pratique, et hautement actuelle.
Il y a huit points important en rapport avec notre sujet :

4.8.1       La confiance en Dieu
Ce chapitre nous montre des gens qui ont une confiance illimitée en Dieu. Le premier à avoir confiance est Abraham. Il est convaincu que Dieu a la femme appropriée pour son fils. Dans cette confiance, il fait venir son serviteur et l’envoie. Au v.7 il dit : « Dieu enverra son ange devant toi ». Par cela, il transmet avec certitude sa confiance personnelle à son serviteur. Le serviteur est aussi certain qu’Abraham que Dieu le dirigera. Il part avec cette assurance. Il est attentif à la manière dont Dieu conduit tout. Au v.12 il dit : « Seigneur, fais-moi faire aujourd’hui une heureuse rencontre… » ; au v.21 il voudrait voir si le Seigneur a fait prospérer son voyage ; au v.27 il dit rétrospectivement : « l’Éternel m’a … conduit ». Rebecca et sa famille doivent pareillement avoir beaucoup de confiance, sinon nous ne pouvons pas nous représenter que Rebecca parte avec cet homme qu’elle ne connaissait presque pas, pour rencontrer un homme qu’elle n’avait jamais vu.
Le choix d’un conjoint commence par la confiance en Dieu. Tu peux avoir tranquillement confiance qu’Il te donne le bon conjoint. Cela est autant valable pour l’homme que pour la femme. Aie confiance dans le Seigneur. Il connaît le conjoint qui te correspond, celui qui est le bon conjoint.
Comme chrétiens, nous devons remettre toutes les décisions sur notre vie dans les mains de notre Dieu, spécialement pour le choix du bon conjoint pour la vie. La confiance en Dieu est bien meilleure que de se ruiner en des considérations personnelles fiévreuses, et que de développer une activité peut-être inopportune. Quelqu’un a écrit : « que ton activité soit pleine de confiance en Dieu, comme si tu ne devais rien faire et que Dieu devait tout faire ».
La confiance en Dieu est bien meilleure que d’aller flirter avec l’autre sexe pour voir s’il y aurait une occasion. Il vaut mieux que tu laisses tomber cela. Cela ne te mènera nulle part. Beaucoup d’affaires d’amour qui ont commencé comme ça, ont conduit au mariage et ont trouvé leur fin dans un mariage malheureux, voire disloqué. Le chemin biblique est de remettre l’affaire à Dieu et de lui faire confiance.
Confie-toi d’abord dans ton Seigneur ! Au Ps. 37:5 nous lisons : « Remets ta voie sur l’Éternel, et confie-toi en lui ; et lui, il agira ». Je sais par expérience que cela n’est pas toujours facile. Parfois, nous voudrions bien donner un coup de pouce. Notre Seigneur voudrait que nous L’honorions par notre confiance. Salomon écrivait : « Confie-toi de tout ton cœur à l’Éternel, et ne t’appuie pas sur ton intelligence » (Proverbes 3:5). Ce passage nous dit aussi que nous n’avons pas à débrancher notre intelligence, au contraire ! Il faut réfléchir. Ce qui est crucial, c’est que nous ne nous appuyions pas sur notre intelligence, mais que nous nous confiions dans le Seigneur.

4.8.2       La prière
Le lecteur attentif reconnaît bien vite que la prière joue un rôle capital dans ce chapitre de Gen. 24. Même si cela n’est pas dit directement d’Abraham, nous pouvons tirer du contexte qu’il avait parlé de son plan à son Dieu. Il est dit expressément que le serviteur a prié. Au v.13 il remet simplement ses circonstances à Dieu, et au v.14, Il les rattache à une demande concrète. Isaac était en tout cas un homme de prière qui cherchait à échanger avec son Dieu.
Sans prière intensive, on ne peut pas trouver le bon conjoint. Nous exprimons par là notre dépendance du Seigneur. Avant d’arriver à une décision importante sur le bon conjoint, nous devons avoir passé du temps là-dessus en prière avec notre Seigneur.
On ne saurait commencer trop tôt à prier. Même quand tu n’as encore rien de concret à demander sur le choix du conjoint, tu peux quand même te tenir devant le Seigneur en prière, et Lui demander qu’Il te conduise dans ce domaine et te garde de fautes. Dans un tout autre contexte, l’apôtre Paul écrivait aux Colossiens de « prier aussi pour nous afin que Dieu nous ouvre une porte » (Col. 4:3). Si nous voulons avoir une porte ouverte, justement dans la question du choix d’un conjoint, il faut prier pour, et Dieu ne laissera pas une telle prière comme s’Il ne l’avait pas entendue.
La prière pour le bon conjoint est d’abord une prière personnelle. Nous pouvons la faire avec d’autres, par exemple nos parents ou nos bons amis. C’est une préoccupation de prière pour laquelle nous pouvons chercher et entretenir la communion avec d’autres.
La prière doit en tout cas devancer la recherche d’un conjoint. Nous avons déjà vu plus haut qu’il n’est pas bon de s’être déjà plus ou moins fermement décidé intérieurement et de demander à Dieu, pour ainsi dire, un feu vert en prière.
Jean était un chrétien droit qui voulait connaître la volonté du Seigneur. Mais il n’avança pas sur la question du choix d’un conjoint. Il pria pour et n’obtint aucune clarté. Un jour il en parla avec un frère en qui il avait confiance. Après s’être une fois longuement entretenu, sans trouver la raison pour laquelle la réponse de Dieu ne venait pas, le frère lui demanda : « dis-moi, Jean, serait-ce que tu t’es déjà plus ou moins déterminé intérieurement, et que maintenant tu demandes la bénédiction de Dieu sur la poursuite de ton chemin ? » Jean dut dire que c’était vrai. Il avait en vue une fille dont il savait bien qu’elle n’était pas la femme appropriée pour lui. Jean apprit ainsi la leçon. Peu de temps après, le Seigneur lui montra une toute autre femme, et Jean est aujourd’hui heureusement marié.

4.8.3       La Parole de Dieu
Il est frappant que la décision au sujet de Rebecca eut lieu près d’un puits (ou : fontaine). Une source est mentionnée aussi plusieurs fois. Quand Isaac vit sa femme pour la première fois, il était auprès d’un puits. Ce n’était pas par hasard. Le puits / fontaine ou la source parlent ici de la Parole de Dieu comme en beaucoup d’autres passages de la Bible. La Parole de Dieu doit aussi vous conduire dans la question du choix d’un conjoint.
En prière, nous parlons à Dieu de directions à obtenir pour le chemin. Dans Sa Parole Dieu nous parle pour nous montrer clairement Ses pensées et le bon chemin. Beaucoup de passages de la Bible parlent du mariage. Ils nous montrent les principes donnés pour notre bonheur. Avant de s’engager dans le mariage, il est bon de s’en occuper.
Bien sûr, une bonne partie de ce qui a lieu avant le mariage ressemble à un cours d’eau sec. Mais en tant que préparation au mariage et au choix du conjoint, il est important que nous sachions quelles pensées Dieu a à l’égard du mariage. Nous nous sommes déjà occupés plus haut des critères que la Parole de Dieu nous présente. Comment voulons-nous correspondre à ces critères si nous ne les connaissons même pas ? C’est aussi une condition tout à fait essentielle que nous sondions la Parole de Dieu et que nous écoutions ce qu’elle nous dit. N’en faites pas fi légèrement. Dieu sait toujours tout bien mieux que nous. Pensez aux versets que nous avons déjà vus, qu’il n’y a aucune communion entre un enfant de Dieu et quelqu’un du monde.
Il y a encore une pensée qui se rattache au fait que le serviteur et Rebecca, et plus tard Isaac et Rebecca, se sont rencontrés auprès d’un puits. Il est important de te laisser conduire toi-même par la Parole de Dieu, et il est également tout aussi essentiel que ton futur conjoint le fasse pareillement. Si tu as à cœur une jeune fille (ou un jeune homme), cherche à savoir quelle valeur il donne à la Parole de Dieu dans sa vie. Est-il (elle) connu(e) pour diriger sa vie selon ses propres idées, ou bien demande-t-il (elle) la volonté de Dieu pour sa vie de tous les jours ?
4.8.4       La patience
La patience est une vertu qui manque à beaucoup de nous. En Gen. 24 tout se déroule tranquillement. Rien d’inutilement fiévreux. Je suis sûr que le serviteur était très ému quand il a vu la direction de Dieu. Pourtant le cours extérieur des choses ne présente aucun trouble ou excitation. Au contraire le serviteur est patient. Il attend que Dieu le conduise pas à pas. Ce n’est que quand tout est clair, qu’il n’y a plus d’hésitation ni pour lui ni pour Rebecca.
C’est une leçon difficile à apprendre de ne pas aller à une vitesse inutilement grande dans la question du choix d’un conjoint. Quelquefois on a l’impression que les jeunes gens sont en pleine fuite ; c’est comme si rien n’allait assez vite. On croit que celui qui n’a aucun ami à 18 ans, doit bien avoir manqué quelque chose. C’est le contraire qui est certain. Pour les décisions importantes il faut prendre le temps nécessaire. Personne ne nous presse — si ce n’est nous-mêmes peut-être. Si d’autres nous mettent vraiment des pressions, des parents ou amis par exemple, ne le rangez pas au rang des indications de Dieu. En Prov. 19:2, Salomon avertit : « Le manque de connaissance dans une âme n’est pas une bonne chose, et celui qui se hâte de ses pieds bronche ». Prenons bien à cœur ces indications.
Dans la question du choix d’un conjoint, la rapidité a causé bien des dégâts. Il est mieux de s’attend patiemment à Dieu. Même si c’est pénible, prends ton temps ! Dieu sait quel est le bon conjoint pour toi.
Il y a d’autres domaines de la vie où on peut bien se hâter, mais certainement pas dans le choix d’un conjoint. Il y a assez d’exemples de croyants qui ont marié quelqu’un par peur qu’une porte se ferme, et qui s’en sont ensuite repenti. Si le Seigneur te donne vraiment toute clarté, alors tu peux agir.

4.8.5       Pas de joug mal assorti
Je me répète à l’égard de ce danger. Ce point est si important, qu’il faut à nouveau s’y arrêter un peu. Cela se confirme dans la circonstance de Gen.24. Abraham attribuait beaucoup d’importance à ce que son fils n’épouse pas une fille d’entre les Cananéens parmi les quels il vivait. Ces filles n’étaient-elles pas jolies ? travailleuses ? Je ne doute pas qu’il y en avait de telles. Cependant Abraham n’en voulait pas pour son fils. Il attribuait la plus grande importance à ce que ce soit une femme issue de sa parenté. Que manquait-il aux autres filles ? Elles étaient idolâtres, et Abraham ne voulait pas que son fils soit en relation avec l’idolâtrie.
Pour nous, ce la signifie que le conjoint doit faire partie de la parenté de la foi. Il (elle) doit être converti(e). Dans le monde il y a non seulement des gens jolis, mais aussi de caractère noble. Pourquoi ne pas les épouser ? Qu’est-ce qui leur manque ? Ils ne connaissent pas le Seigneur Jésus. Ils servent un autre seigneur ; c’est pourquoi ce que nous avons à faire est très clair pour nous : n’y touchez pas ! Aucun compromis n’est possible sur ce point. Cela n’a rien à voir avec la discrimination.

4.8.6       L’accord des parents
Nous arrivons ici à un point délicat, mais qu’il est pourtant bon de peser. Il est frappant que dans le cas d’Isaac, il y avait l’accord des parents. Isaac faisait confiance à son père, et également Rebecca. Je sais bien que dans cette question, beaucoup de jeunes gens trouvent pénible d’écouter les parents. Si vos parents vous donnent un conseil, alors vous faites bien d’écouter le conseil de vos parents. Naturellement vos parents ne décident pas qui vous épousez — j’espère que c’est bien clair, y compris pour les parents. Nous ne sommes pas à la recherche du conjoint de nos enfants. Cependant les parents ont un certain droit d’intervention, au moins moral. Pour l’exercer correctement, il faut de la sagesse. Pour bien des parents, il est difficile de se tenir en arrière. Cependant, chers jeunes gens, si vos parents vous donnent un conseil qui ne vous convient peut-être pas, placez le bien devant votre Seigneur, pour savoir s’il n’est pas quand même opportun de l’écouter. Bien des mariages qui sont allés à l’échec étaient des mariages que les parents ne pouvaient pas approuver joyeusement.
Le tout a naturellement deux côtés. L’un est celui que je viens de présenter. Êtes-vous prêts, jeunes gens, à écouter le conseil de vos parents ? Mais alors il y a un autre côté : les parents sont-ils prêts à donner un bon conseil ? Voilà un jeune homme de famille croyante qui vient dire à son père : « Père, je voudrais bien me fiancer. Peux-tu me dire quelque chose là-dessus ? » et le père répond : « ce n’est pas mon affaire, mon cher, c’est ton affaire, décide-toi tout seul ! » Est-il possible que nous, parents, nous n’ayons jamais parlé avec nos enfants de ce sujet si important ?
Il est important de parler avec vos parents pas seulement quand vous êtes en âge de vous marier et que vous avez des questions concrètes. C’est souvent trop tard. Je vous souhaite des parents avec lesquels vous avez bâti au cours des années une relation de confiance telle que vous puissiez tout naturellement leur parler sur ces sujets importants. Le choix du conjoint est souvent un processus qui se déroule sur toute une période de temps. Les parents doivent absolument accompagner ce processus — nécessairement avec la finesse de sentiments nécessaire, et avec la sagesse nécessaire.
Et si vous n’avez pas de tels parents ? Si vos parents ne peuvent pas vous donner un conseil spirituel ? alors cherchez un ami paternel, ou une amie maternelle avec qui vous pouvez échanger. Il est en tout cas bon de rechercher un conseil spirituel de la part de frères et sœurs dans la foi plus âgés.

4.8.7       Ne pas exercer de pressions
Dans le récit de Gen.24, il n’y a rien de forcé et aucune pression. Tout le chapitre respire une certaine spontanéité. Le serviteur, bien qu’il soit sûr de son affaire, laisse à Rebecca et à ses parents la possibilité de dire oui ou non. Il n’exerce aucune pression. Au v.49 il dit aux parents : « Et maintenant, si vous voulez user de grâce et de vérité envers mon seigneur, déclarez-le-moi ; et sinon, déclarez-le-moi, et je me tournerai à droite ou à gauche » ; et au v. 58 nous lisons : « Et ils appelèrent Rebecca, et lui dirent : Iras-tu avec cet homme ? Et elle dit : J’irai ». Elle a pris sa décision elle-même.
Dans certains cas particuliers, cela peut être aussi difficile que cela : nous devons être prêts à recevoir un « non » de notre interlocuteur, et à l’accepter. Nous ne devons exercer aucune pression sur l’autre, mais nous devons le laisser décider librement.
Pierre était un jeune homme spirituel bien connu. Il avait beaucoup réfléchi à la question du choix d’un conjoint. Pensant avoir l’assurance intérieure, il fit une demande en mariage à une jeune femme, Karine. Celle-ci demanda du temps pour réfléchir et prier, à la suite de quoi elle dit « non ». Elle n’était réellement pas heureuse. Mais Pierre ne pouvait ni ne voulait l’accepter. Il chercha à ce qu’il soit clair pour elle qu’il était tout à fait sûr qu’elle était la femme déterminée par le Seigneur pour lui, et qu’il lui était impossible (à elle) de dire non. Karine devint incertaine. Elle consulta ses parents. Ceux-ci pensèrent que, Pierre étant connu comme étant un jeune homme spirituel, ce serait bien de dire oui. Karine finalement donna son accord, mais sans enthousiasme. Les deux sont aujourd’hui mariés, mais ce n’est pas un ménage réellement harmonieux et heureux.
Nous ne devons pas agir ainsi. Il n’est pas bon d’exercer des pressions sur autrui. Cela vaut spécialement pour les garçons. Il vaut mieux ne pas utiliser l’argument « je suis certain que c’est la volonté de Dieu ». L’apôtre Paul lui-même, qui était bien plus spirituel que nous, était très prudent sur ce point. Il dit quelque part (Actes 16:10) « concluant que le Seigneur nous avait appelés ». Une fille qui a la crainte de Dieu, comme dans le cas de Karine, est perturbée jusqu’à l’incertitude si on argumente comme ce Pierre l’a fait.
Soyez prêt à accepter un « non ». Soyez aussi prête à dire non si vous n’êtes pas heureuse intérieurement. Le mariage sur la terre ne peut pas être dissout. La décision est définitive. Une pareille décision ne doit pas être prise sous pression : il faut y arriver de bon cœur.
La situation est encore pire quand des tiers œuvrent en pensant qu’il faut mettre les deux jeunes sous pression. Ne permettez pas que quelque chose de ce genre se passe avec vous. Les dégâts de telles interventions peuvent être grands.
Il est quelquefois bon de demander à l’autre d’avoir simplement de la patience. Un non ne doit non plus jamais être définitif. Quelquefois une jeune fille qui reçoit une demande en mariage a simplement besoin de quelque temps. Jean était un jeune homme qui s’occupait avec sérieux de la question du bon conjoint. Quand il parut avoir la clarté de la part du Seigneur, il demanda à une jeune sœur si elle voulait l’épouser. Il le fit sans exercer aucune pression. Il reçut un refus. Bien que cela lui fût pénible, il accepta le non. Il attendit plus longtemps, et redemanda une deuxième fois. Après un temps de réflexion dans la prière, il reçut un oui joyeux. Les deux mènent aujourd’hui un foyer très heureux, et sont tous les deux au service de leur Seigneur.

4.8.8       La valeur intérieure
Rebecca était une fille belle, et même très belle. Chères jeunes filles, remerciez le Seigneur si vous êtes belles ; c’est Lui qui l’a fait. Mais ne vous figurez rien du tout à partir de cela. N’oubliez pas que la beauté extérieure disparaît tôt ou tard. Ce qui demeure, ce sont les valeurs et qualités intérieures. Rebecca avait justement cela en abondance. Il me semble que le serviteur, qui n’était certainement pas aveugle à sa beauté extérieure, a spécialement fait attention aux valeurs intérieures.
Quelles valeurs intérieures ont peut-être frappé le serviteur ?
·       Rebecca était amicale. Quand le serviteur lui demanda de l’eau, elle en donna volontiers. Sa beauté ne l’avait pas rendue arrogante, mais simplement amicale envers un étranger.
·       Rebecca avait les yeux ouverts aux besoins d’autrui, et pouvait mettre la main à la pâte. Elle donna de l’eau non seulement au serviteur, mais elle abreuva aussi les chameaux, ce qui n’était pas peu de chose. Un chameau peut boire cent litres en dix minutes. Ce n’est en tout cas pas juste quelques seaux qu’elle leur a procurés.
·       Rebecca était travailleuse. Elle n’agissait pas lentement ou paresseusement. Plusieurs fois il est dit « elle se hâta » ou « elle courut ».
·       Rebecca était hospitalière. Même qu’il s’agît de la maison de ses parents, il allait de soi pour elle, que les étrangers pouvaient passer la nuit chez eux.
·       Rebecca était capable de prendre des décisions. Elle n’apparaît pas comme la fille choyée par de riches parents, mais elle était en état de décider elle-même quelque chose de grande portée.
·       Rebecca était autonome. Quand il s’agit de quitter la maison de ses parents, elle n’hésita pas longtemps, mais partit avec le serviteur en Canaan.

Ce sont quelques points exemplaires. C’était des valeurs intérieures qui faisaient d’elle une femme de valeur. Cela confirme ce que nous avons déjà vu : le look n’est pas important, mais les valeurs intérieures sont décisives. Considérons bien en face, que le mariage n’est pas une promenade romantique au coucher du soleil. Ce n’est pas un intime dîner aux chandelles un soir de pleine lune. Ce n’est pas une course en décapotable par une légère brise d’été. Si Dieu nous accorde de tels moments, prenons les avec reconnaissance. Vivre le mariage n’est pas toujours simple. C’est une vie à deux qui ne passe pas toujours par des hauts ensoleillés. Il y a des jours sombres. Je souhaite à chacun de vous, de tout cœur, une belle lune de miel, mais elle est vite passée. Alors vient la vie de tous les jours (c’est volontairement que je ne dis pas « la grisaille de tous les jours »). Il y a des temps de crise, il y a des difficultés professionnelles, des maladies, des problèmes avec les enfants. C’est alors que les valeurs intérieures comptent.
Mon cher jeune frère, pose-toi une fois la question bien concrète suivante : peux-tu te figurer que la femme que tu es en train de viser, veillera un jour durant toute la nuit un enfant malade ? Quelque chose de semblable sera vraisemblablement nécessaire à un moment ou à un autre, si tu te maries ; mais cela n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Peux-tu te figurer, chère jeune sœur, que ton mari se lèvera une nuit pour toi à quatre heures du matin, quand tu seras malade et qu’il devra prendre soin de votre petit enfant ?
Certains jours, le mariage est un vrai défi. Il exige de nous jusqu’à l’extrême. On n’a pas alors besoin d’une femme qui soit une figurante de vitrine, ni d’un homme qui soit un modèle de journal de mode. Nous avons besoin d’hommes et de femmes capables de mettre la main à la pâte, d’hommes et de femmes capables d’aider. Un conjoint pour les beaux jours ne suffit pas.
Max et Alex étaient de bons amis. Ils échangeaient beaucoup entre eux. Ce n’est qu’au temps du choix d’un conjoint que leurs critères et leurs chemins divergèrent. Max fit attention à avoir une femme jolie et sportive, et il en fit connaissance quelque part au sport. Elle était blonde avec une figure de rêve. Au premier coup d’œil, il en tomba amoureux. Ils se marièrent. La dame jolie et sportive prit de l’âge, le vernis s’effrita, et le caractère sportif n’est plus guère là. Quand Alex vit sa future femme pour la première fois, elle ne lui plut pas trop. Pas question d’amour au premier coup d’œil. La deuxième fois qu’ils se virent, il fut frappé de ce que, dans un temps libre, elle était à l’œuvre à la cuisine et organisait le nécessaire rapidement et avec grande prudence. Ce fut la raison qui l’amena finalement à la demander. Les deux forment aujourd’hui un couple heureux. Alex est un homme fort occupé dont la femme lui est vraiment en aide tous les jours.

4.9   Le choix du conjoint dans la Bible : un exemple négatif : Samson
Malheureusement il y a aussi des exemples négatifs, autant dans la vie journalière que dans la Bible. L’un d’eux est Samson. Sa vie est à plusieurs égards un sérieux avertissement pour nous, entre autres sur la question du choix de l’épouse. On peut lire cela en Juges 14. Samson a malheureusement tout fait à l’envers ce qui était possible de faire. Il était nazaréen, consacré à son Dieu. Mais quand il s’est agi de femmes, on n’a plus rien vu de sa consécration. Il agissait comme il avait envie. Son exemple nous est donné comme avertissement.
·       Premièrement : Samson a pris une femme incroyante, des Philistins. Les Philistins vivaient comme des Israélites dans le pays de Canaan, mais ils n’appartenaient pas au peuple élu de Dieu. Au contraire, ils étaient ennemis du peuple de Dieu. Les Philistins sont une image du monde qui nous environne, mais pas tellement dans son caractère de corruption morale, mais plutôt dans son caractère religieux (ecclésiastique). Nous pouvons dire qu’ils sont une image des chrétiens de nom, des gens qui se disent chrétiens tout en étant incroyants. Retenons la leçon que l’emballage seul ne compte pas ; une belle étiquette multicolore peut tromper sur le contenu. La femme que Samson voulut avoir n’appartenait pas au peuple de Dieu. Il ne devait pas l’épouser, Dieu l’avait interdit. Nous retrouvons l’avertissement de ne pas épouser quelqu’un qui n’a pas une relation personnelle avec le Seigneur Jésus.
·       Deuxièmement : La femme qu’il voulut épouser plut à ses yeux (Juges 14:3). Il voulut l’avoir, et n’écouta pas ses parents. Ses parents l’avertirent, mais il n’écouta pas. Il était têtu et inintelligent. Il imposait ce qu’il avait dans la tête. Il est vrai que ses parents ne l’ont pas empêché avec persévérance. Ils ont finalement cédé aux pressions de leur fils, et ont pris cette femme pour lui. C’est un avertissement autant pour les jeunes gens que pour les parents. Les enfants doivent écouter leurs parents quand ceux-ci ont des réserves légitimes. Les parents, quand ils ont de sérieuses réserves, ne doivent pas céder, même sous la pression des enfants. Ils doivent avertir avec gravité, et leur présenter les conséquences.
·       Troisièmement : Samson se laissait conduire par ses yeux. Il vit à Timna une femme, et il dit « elle plait à mes yeux » (v.1-3). Oui, les Philistins avaient des femmes attractives et belles. Samson laissa promener ses regards là où il n’aurait jamais dû. Job au contraire avait fait alliance avec ses yeux, et ne voulait pas voir une vierge (Job 31:1). Pour nous les hommes, le look est souvent un danger spécial. Il nous attire et nous rend vite aveugles. Il y a beaucoup de belles femmes dans le monde, — des femmes bien sous toutes les coutures, le regard, le tour de poitrine, la taille. Souvent elles se présentent d’une manière qu’il n’est pas facile de détourner le regard. Mais qu’en est-il des valeurs intérieures ? Samson y a-t-il fait attention ? Apparemment il s’en est remis à ses yeux seuls. Combien de jeunes gens ont fait naufrage simplement parce qu’ils n’ont pas gardé le contrôle de leurs yeux.
·       Quatrièmement : Si d’un côté Samson n’écoutait pas ses parents, d’un autre côté il ne s’est jamais réellement détaché d’eux. Il paraît ne pas avoir été mûr pour le mariage. Il y avait des choses dans le jeune couple qu’il ne voulait pas dire à sa femme, sans en avoir préalablement parlé à ses parents (Juges 14:16b). Nous pouvons bien comprendre que la femme n’en était justement pas enchantée. Un pareil comportement plombe un mariage. Le mariage est une unité. Si le conjoint remarque que les parents sont plus importants que lui, la confiance a vite fait de disparaître.
·       Cinquièmement : on ne voit pas que Samson ait prié dans cette circonstance. Il agissait de manière indépendante de Dieu, bien qu’il eût dû avoir une relation spéciale avec Dieu en tant que nazaréen.
·       Sixièmement : Nous ne lisons rien qui montre qu’il ait réellement aimé sa femme. Au contraire on a l’impression qu’il ne s’agissait que d’une pure satisfaction de ses impulsions (Juges 15:1-2). Samson avait besoin d’une femme pour le lit.

Le mariage de Samson n’avait pas encore commencé qu’il était déjà perdu. Malheureusement cette expérience négative ne l’a pas rendu intelligent. Ce n’est pas sans raison que Dieu nous donne de tels exemples dans Sa Parole. Ils nous servent d’avertissement afin que nous fassions mieux.

4.10                   Rendez-vous
Avant qu’un jeune homme qui a vu clair devant le Seigneur aille et demande en mariage une jeune fille, il y a dans bien des cas une certaine phase préalable où on apprend à se connaître l’un l’autre de plus près et mieux. Il y a pour cela plusieurs possibilités :
·       Dans certains cas, les jeunes gens se connaissent déjà depuis des années. Ils ont grandi ensemble, sont allés à l’école ensemble et vont peut-être dans la même assemblée chrétienne. Cela a des avantages parce qu’on peut mieux apprécier l’autre et son environnement. Dans de tels cas il n’y a plus rien qui soit nécessaire avant la demande en mariage.
·       Une deuxième possibilité est d’apprendre à se connaître en groupe. Quand de jeunes chrétiens entreprennent quelque chose en groupe, c’est une bonne occasion de se faire une image de l’autre, sans pour autant le faire remarquer directement. Des visites familiales offrent aussi ces facilités.

Mais on comprend qu’il y ait souvent le désir naturel d’apprendre à se connaître de plus près par des conversations personnelles. On se rencontre à deux. On échange. On apprend à se connaître de plus près. De tels rendez-vous amicaux sont spécialement appréciés par les jeunes gens. Quelle est leur valeur à la lumière de la Bible ? Nous voulons voir cette question rapidement.

4.10.1    Différents points de vue
Ce n’est pas un secret que la valeur de tels rendez-vous ou rencontres est vue différemment par des chrétiens fidèles à la Bible. Certains pasteurs d’âmes appréciés avertissent là-contre, voire même les refusent par principe, et ils le font avec de bonnes justifications. Enfin de telles occasions ont souvent mal été utilisées. On ne trouve pas dans la Bible de telles rencontres, mais il est vrai qu’on ne trouve pas d’interdiction directe. On verra dans un chapitre ultérieur que l’amitié lâche et sans obligation entre jeunes gens et jeunes filles est inconciliable avec la substance de la Bible. C’est même un grand danger. La question de se mettre à vivre ensemble ne devrait même pas être soulevée chez les chrétiens. Des rendez-vous occasionnels ou réguliers à deux impliquent d’entrer dans une amitié sans obligation. Mais si on a des pensées sérieuses, qu’y a-t-il de plus quand on se fiance ? qu’y a-t-il de plus quand on se rencontre avec la quasi certitude que Dieu veut lier les deux partenaires dans le mariage ? Doit-on directement se fiancer ? ou peut-on se rencontrer seulement pour apprendre à mieux se connaître et se donner plus de sécurité ?
Il est tout à fait clair que deux jeunes gens qui s’intéressent l’un à l’autre et ne se connaissent pas (bien) désirent d’abord parler ensemble. Le désir est compréhensible et correct. Il n’y a rien à redire à cela, au contraire. Cependant je conseille personnellement la prudence. Je voudrais ne pas exclure de telles rencontres, mais il est indiscutable qu’elles présentent un danger. Tu ne rencontres pas quelqu’un que tu n’as pas envie de rencontrer. Certains sentiments sont donc déjà présents. Il y a une forte probabilité, dans une telle situation, que tu cesses de réfléchir sainement. Il est possible que tu te comportes autrement que tu ne le ferais normalement. Cependant, dans certains cas, de tels rendez-vous ont du sens ; ils peuvent effectivement offrir une bonne possibilité de mieux se connaître, ou d’aider à mieux se connaître.

4.10.2    Conditions
Admettons qu’un jeune frère voudrait rencontrer une jeune sœur pour parler seul avec elle. Comment te comportes-tu dans une telle situation ? je voudrais indiquer deux conditions qui me paraissent importantes pour les deux participants :
·       Premièrement ne donne ton accord qu’après avoir prié. Sans prière, il vaut mieux ne pas aller, que ce soit bon et juste de se rencontrer, ou non. La responsabilité d’agir correctement devant le Seigneur pèse sur toi.
·       Deuxièmement : Échange avec tes parents sur ce sujet, et écoute leur conseil. Je déconseille de faire cavalier seul dans cette question. La bénédiction de parents spirituels est très importante. En situation normale, aucun rendez-vous derrière le dos des parents ne doit avoir lieu. Explique-leur pourquoi tu y vas, et qu’est-ce qui te motive intérieurement. S’ils veulent davantage de réflexion, c’est mieux, - tu suis leur conseil.

4.10.3    Indications, observations
(rédigé en s’appuyant sur le livre de Roger P. Daniel, un pasteur d’âmes américain, intitulé « Rendez-vous, mariage, sexe et divorce »).
·       Premièrement : tout rendez-vous devrait rester dans le cadre de Philippiens 4:8 : « Au reste, frères, toutes les choses qui sont vraies, toutes les choses qui sont vénérables, toutes les choses qui sont justes, toutes les choses qui sont pures, toutes les choses qui sont aimables, toutes les choses qui sont de bonne renommée, - s’il y a quelque vertu et quelque louange, - que ces choses occupent vos pensées ». Si un rendez-vous se positionne bien dans le cadre de ce verset, tu rentreras ensuite avec une bonne conscience à la maison.
·       Ne rencontre que quelqu’un à qui tu es sérieusement intéressé. Il ne s’agit pas d’une bonne et belle soirée ou d’un flirt, mais il s’agit d’apprendre à connaître l’autre. Une fille ne devrait donner son consentement à un jeune homme que si elle sait un peu qui l’invite. Si le jeune homme n’a pas bonne réputation ou t’est inconnu, il vaut mieux laisser tomber. Tu cours trop de risque.
·       Troisièmement : Fais attention au lieu de rencontre. Il y a des lieux où le danger de tomber dans le péché est particulièrement grand. En font partie les points de rencontre romantiques, ou les sièges arrière d’une auto. Évite aussi que vous soyez seuls dans une maison ou une habitation. Choisis de préférence un endroit où vous pouvez parler tranquillement sans pourtant être complètement isolés des autres.
·       Quatrièmement : tout rendez-vous doit être un vécu de l’âme et de l’esprit, mais pas une rencontre des corps, voire sexuelle. Si tu va à un rendez-vous, c’est dans la pensée de mieux connaître l’autre. Il ne s’agit pas de satisfaire des convoitises. En général, le danger est plus fort pour les garçons que pour les filles. Dans de telles rencontres, il ne s’agit pas d’échanger des caresses. Si tu le fais, tu te mets en grand danger, avec des conséquences éventuellement fatales.
·       Cinquièmement : habille-toi et comporte-toi de manière à ne pas exciter l’autre sexuellement. Cela concerne spécialement les jeunes filles. On verra dans un chapitre ultérieur l’effet que peut avoir un habillement incorrect sur des jeunes gens. Ton look peut contribuer à amener le jeune homme à te désirer corporellement et à commettre dans son cœur le péché d’adultère ou de fornication (Matt. 5:27, 28). Habille-toi de manière soignée et convenable. Fais attention à ton comportement, à tes gestes, à tes paroles. « Que tout se fasse avec bienséance et avec ordre » (1 Cor. 14:40).
·       Ne joue pas avec les sentiments de la personne que tu rencontres. Certains jeunes gens ont spécialement la tendance, dans de tels rendez-vous, à le laisser se dérouler jusqu’à ce que l’autre éprouve un intérêt authentique, puis ils laissent tomber la personne comme une vieille chaussette. De tels amusements ont trop souvent laissé des blessures profondes, difficiles à guérir. Un homme ou une femme n’est ni une vieille chaussette, ni un jouet, mais une créature de Dieu avec laquelle on ne peut pas se comporter comme ça.
·       N’oublie pas le but d’un tel rendez-vous : mieux se connaître, pour pouvoir prendre avec le Seigneur une décision fondée sur la question de savoir si lui ou elle est le conjoint voulu par le Seigneur pour le mariage

4.11                Demande en mariage
5                    Le temps des fiançailles, un temps de préparation
6                    L’amitié, une impasse



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:21 (2016)    Sujet du message: Le choix d’un conjoint [pour des croyants qui veulent plaire au Seigneur]

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