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FAITES-LE DE MÊME POUR EUX

 
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MessagePosté le: Mer 12 Aoû - 05:45 (2015)    Sujet du message: FAITES-LE DE MÊME POUR EUX Répondre en citant

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FAITES-LE DE MÊME POUR EUX
Matthieu 7.12


L’une des déclarations les plus connues de Jésus se trouve en Matthieu 7.12. Elle est tellement célèbre que plusieurs lui ont donné un nom. On l’appelle la ‘Règle d’or.’ Voyons en quoi elle consiste.
Matthieu 7.12. Ainsi, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites–le vous–mêmes pour eux : c’est la Loi et les Prophètes.

Faire la volonté de Dieu
Ce verset débute par le mot ‘ainsi.’ Ainsi, tout ce que vous voulez… Ce mot ‘ainsi’ introduit une conclusion qui nous renvoie à ce que Jésus a enseigné plus tôt. Mais quelle est la nature exacte de ce lien? À quelle partie du Sermon sur la Montagne le v. 12 se rapporte-t-il? Certains commentateurs le lient au contexte immédiat, i.e., aux vv. 7-11 qui traitent de la prière. On obtiendrait alors le raisonnement suivant : puisque Dieu se montre bon et généreux envers ceux qui le sollicitent avec persévérance dans la prière, ses enfants devraient aussi faire preuve de bonté à l’égard de tous les hommes. D’autres préfèrent interpréter Matthieu 7.12 en l’associant au commandement ‘Ne jugez pas’ (vv. 1-5). Dans ce cas-là, Matthieu 7.12 constituerait une sorte de résumé du commandement de ne pas juger autrui.

J’ai tendance à penser que nous n’avons pas besoin de définir précisément la nature du lien. L’analyse du v. 12 ne nous permet tout simplement pas de savoir à quelle partie exacte du discours de Jésus ce verset nous renvoie. Malgré cette imprécision, on peut toutefois affirmer avec confiance que l’essence du Sermon sur la Montagne, i.e., la justice qu’exhibe le chrétien dans ses relations avec ses semblables, aboutit à la Règle d’or énoncée en Matthieu 7.12.

Mais ne nous arrêtons pas là. Essayons de comprendre le v. 12 dans le contexte de son lien global avec le Sermon sur la Montagne. Avez-vous remarqué comment le verset se termine? Car c’est la loi et les prophètes. L’expression ‘la loi et les prophètes’ est utilisée par les juifs pour désigner les Écritures, la parole de Dieu. ‘Car ce qui vient d’être dit constitue la loi et les prophètes.’ Ceci signifie que tout ce que les Écritures enseignent concernant notre devoir envers notre prochain pourrait se résumer par la règle suivante : tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites–le vous–mêmes pour eux. De quelle façon se rapporte-t-elle à ce qui précède? Eh bien, nous pouvons déduire que Dieu répond aux requêtes qui proviennent d’un type particulier d’individus. Quelles sont ces personnes? Ce sont les personnes qui obéissent à la volonté de Dieu puisque c’est justement dans la loi et les prophètes que la volonté de Dieu nous est révélée. Dieu exauce les requêtes de ceux qui se conforment à sa volonté. C’est ce que Jean nous confirme en 1Jean 5.14. Nous avons en Dieu cette assurance que, si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute.

Par ailleurs, la loi concernant la prière ne peut pas se dissocier de la loi concernant la justice. Nous ne pouvons pas nous attendre à recevoir de bonnes choses de la part de Dieu si nous menons une vie qui porte atteinte à sa sainteté. Il est écrit en Psaume 66.18, Si j’avais gardé dans mon cœur des intentions coupables, Dieu ne m’aurait pas écouté. Dieu écoute ceux qui se soumettent à sa volonté. Mais le contraire se produit pour ceux qui nourrissent de mauvaises intentions.

Si nous voulons que Dieu réponde à nos prières, si nous voulons qu’il prête l’oreille à nos requêtes, alors il faut mettre en application le v. 12. Et que signifie le v. 12 en une seule phrase? Il indique que Dieu répond favorablement à ceux qui respectent sa volonté. Si vous n’êtes pas disposés à soumettre votre vie à sa volonté, il sera difficile pour Dieu d’écouter vos prières. La promesse de Dieu d’acquiescer à nos demandes est loin d’être un chèque en blanc. Elle a des limites, et ces limites sont influencées par l’attitude du chrétien. Dieu accorde ses dons à celui qui prie avec foi et dans l’intention d’accomplir la volonté divine. Et que doit-on faire pour vivre en conformité avec la volonté de Dieu? C’est très simple. Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites–le vous–mêmes pour eux. Il y a dans cette instruction une assertion implicite selon laquelle le chrétien peut connaître la volonté de Dieu concernant ses relations avec autrui en consultant simplement ses propres intérêts.

La forme négative de la Règle d’or

Considérons attentivement le reste des paroles de Jésus contenues dans ce verset. ‘Tout ce que vous aimeriez que les autres fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux.’ La forme négative de cette phrase était déjà bien connue. Elle pourrait se formuler de la manière suivante : tout ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse, ne le faites pas non plus aux autres. La logique d’une telle règle est facile à comprendre. Si vous n’aimez pas qu’on vous frappe sur le nez, alors abstenez-vous de frapper les autres de la sorte. Si vous ne voulez pas qu’on vous vole, alors ne dérobez pas le bien des autres. À la limite, on pourrait même avancer que si vous ne voulez pas vous faire tuer, ne faites rien qui mettrait en péril la vie d’autrui.

Nous savons que la forme négative de la Règle d’or avait déjà été énoncée, bien avant cette déclaration de Jésus, dans la littérature juive, dans la littérature classique et même dans la littérature chinoise. Par exemple, le célèbre rabbin Hillel disait, ‘Ce qui vous paraît haïssable, ne le faites pas à votre prochain. Cela résume toute la Torah. Le reste n’est que commentaires.’ Comme on peut le constater, ces sages paroles se rapprochent beaucoup de celles de Jésus. Dans les écrits deutérocanoniques, le livre de Tobit contient la phrase suivante : ‘Ce que tu n’aimes pas, ne le fais à personne’ (Tobit 4.15). On attribue à Confucius, ce grand philosophe chinois, le maxime disant, ‘Ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse, ne le faites pas aux autres.’

Nous devons reconnaître que la Règle d’or dans sa forme négative édicte une règle de conduite qui demeure toujours valable. Dans une certaine mesure, elle accomplit encore la loi de Dieu. Vous ne commettez pas de crime car vous suivez la règle morale selon laquelle vous ne ferez pas à votre prochain ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse subir.

La Règle d’or : faire le bien

Il y a cependant une différence de taille entre la Règle d’or et sa forme négative. L’enseignement de Jésus s’exprime d’une manière positive en nous demandant de faire quelque chose. La forme négative recommande que nous nous abstenions de faire quelque chose et a donc un champ d’application beaucoup plus restreint. L’homme du monde, s’il désire adopter une certaine moralité, acceptera probablement de suivre l’idée véhiculée par la forme négative. En langage populaire, cette idée pourrait s’exprimer en ces termes : ‘J’aimerais qu’on me fiche la paix. Alors je ne dérange personne.’ Ainsi on dit aux autres, ‘Tu me laisses tranquille et je te laisse tranquille. Comme ça, on s’entendra bien.’

Le sens moral de l’homme naturel se satisfera d’un tel précepte. Il ne cherchera pas à aller au-delà de ce qu’il convient de ne pas faire. Mais un horizon beaucoup plus vaste attend le chrétien. Il ne suffit plus de s’abstenir du mal. Jésus nous demande de faire tout le bien possible. Voilà qui est nettement plus exigeant. La vie chrétienne nous incite à aller au-devant des gens et à prendre l’initiative de faire le bien.

Pour la plupart d’entre nous, il s’agit là d’une attitude qui va à l’encontre de notre nature. Avouons que nous avons plutôt tendance à garder nos distances dans nos relations. Nous avons appris, à force d’être meurtris, à ne pas trop nous approcher des autres. On se dit que la distance constitue la meilleure défense contre les blessures. Le Seigneur Jésus veut nous enseigner la pratique de l’amour véritable, un amour qui s’exprime de manière positive et dynamique. Voyez-vous, l’amour cherche à se mettre en contact avec son prochain. Vous ne pouvez pas affirmer que vous aimez quelqu’un si vous n’éprouvez absolument aucune envie de lui voir la face. Le Seigneur nous encourage à briser les barrières qui entourent notre cœur afin que nous puissions nous rapprocher les uns les autres. L’harmonie entre les hommes commencera à se faire sentir si seulement chacun pouvait laisser tomber ses barrières. Imaginez l’intimité et l’authenticité des relations dans l’église si chaque croyant se risquait à faire sa part.

La mise en pratique de l’enseignement de Jésus en Matthieu 7.12 exige que nous nous aventurions à l’extérieur de notre coquille et que nous prenions le risque d’entrer en contact avec les gens qui nous entourent. Cela ne se fera pas sans peine car nous devons accepter une certaine insécurité. Lorsqu’on s’approche des gens, lorsque nous sortons de notre coquille protectrice, lorsque nous ouvrons la porte de notre cœur, nous éprouvons la désagréable sensation que nous nous exposons à de grands dangers. Et aussitôt, nous voulons rebrousser chemin. On se dit qu’il vaut mieux se mettre en sûreté en fermant la porte. Derrière une porte barrée, personne ne cherchera à nous faire du mal. Mais le chrétien ne peut pas vivre constamment sa foi de cette façon. S’il désire vraiment obéir à la parole de Dieu, s’il veut soumettre sa vie à la volonté divine, il aura à mettre sa foi à l’épreuve en se risquant à ouvrir la porte de son cœur pour amorcer des relations authentiques avec les autres.

Condamnation de l’inaction

Il est possible que certains chrétiens choisissent l’inaction plutôt que de courir le risque de se faire mal. Ils justifient leur décision par le raisonnement suivant. ‘Si je ne fais rien, on ne peut pas me blâmer de faire une erreur. Je ne peux pas commettre de péché sans avoir fait quelque chose. Alors je préfère jouer la carte de la prudence. Je ne m’aventurerai pas au-delà de ma zone de confort.’

Il est vrai qu’un aspect de la Règle d’or porte sur, ou plutôt, implique l’abstinence du mal. Vous ne devez pas mentir. Vous ne devez pas tricher. Vous ne devez pas voler. Et ainsi de suite. Mais l’enseignement de Jésus ne consiste pas seulement à éviter de faire le mal. Une action est nécessaire. Le Seigneur nous demande de chercher consciencieusement et constamment à faire aux autres le bien que nous voudrions qu’ils nous fassent. Nous traitons les gens de la même manière que nous voudrions être traités si nous étions placés dans leur condition. Nous n’avons pas la permission de vivre en retrait, dans un monde où nous n’offensons peut-être personne, mais où il n’est pas possible de faire le bien à personne non plus. La foi passive ne fait tout simplement pas partie de ce que Jésus enseigne.

Si vous vous croyez en sécurité en restant dans votre coquille, ne faisant rien, détrompez-vous. J’aimerais vous inviter à revoir ce que dit Jésus concernant le jugement. Limitons-nous à trois paraboles. Considérons d’abord la parabole des talents. Que lit-on en Matthieu 25.30? Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Dans cette histoire, celui qui a été condamné à rester dans les ténèbres est le serviteur qui n’a rien fait avec le talent qu’on lui avait remis. Il l’avait tout simplement enterré sans plus jamais y toucher jusqu’au retour de son maître. Il a été jugé non pas sur la base du mal qu’il aurait commis mais sur la base du bien qu’il aurait dû faire mais qu’il n’a pas fait.

Dans l’évangile de Matthieu, la parabole des talents est immédiatement suivie par la parabole du jugement dernier (Matthieu 25.31-46). Nous lisons qu’il y aura un jour une séparation entre les moutons et les chèvres. Le Fils de l’homme placera les chèvres à sa gauche et ceux-ci seront condamnés. Pourquoi méritent-ils un tel sort? Ont-ils fait quelque chose de grave? La parabole ne raconte pas qu’ils ont fait du mal, mais plutôt qu’ils n’ont pas accompli le bien qu’ils auraient dû faire. ‘J’étais en prison,’ dit Jésus, ‘et vous n’êtes pas venus me voir. J’avais faim et vous ne m’avez pas donné à manger. J’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire. J’avais froid et vous ne m’avez pas donné de couvertures. Allez-vous-en loin de moi, maudits.’ Voilà d’étonnantes paroles, n’est-ce pas? Les chèvres sont condamnées à aller dans le feu éternel parce qu’ils n’ont rien fait lorsque quelqu’un était dans le besoin. Encore une fois, Jésus réprouve la passivité.

Et finalement, mentionnons la parabole de l’homme riche et Lazare (Luc 16.19-31). Le péché de l’homme riche a été de rester insensible à la misérable condition d’un pauvre. Lorsque Lazare, affaibli par la faim et la maladie, se trouvait devant la porte de la maison du riche, ce dernier n’a absolument rien fait pour lui venir en aide. Il n’a montré aucun signe de compassion. Il a préféré ignorer la présence de Lazare et l’a abandonné à son propre sort. Comme c’était le cas dans les deux premières paraboles, le jugement de Dieu s’est abattu sur un homme qui n’a pas fait le bien qu’il aurait dû faire.

Éviter les erreurs

Afin d’éviter toute erreur dans l’application de la Règle d’or, il serait bon d’expliquer ce qu’elle ne dit pas. Je vous suggère de garder à l’esprit les quatre points pratiques suivants.

Premièrement, la Règle d’or n’enseigne pas que nous devons faire aux autres le bien que nous voudrions qu’ils nous fassent en exigeant la même bonté en retour. Par exemple, je vous achète un cornet de crème glacée afin que vous me rendiez le même service plus tard. L’enseignement de Jésus porte sur un amour inconditionnel. Nous faisons preuve de bonté envers les autres sans rien attendre en retour.

Deuxièmement, la Règle d’or n’enseigne pas que nous devons traiter les autres de la même manière qu’ils nous traitent, i.e., œil pour œil, dent pour dent. Vous me donnez un coup de poing sur le nez; alors je vous rends la pareille en vous frappant sur le nez. Je vous laisse tranquille; alors vous me laissez tranquille aussi. Le chrétien ne doit pas se laisser influencer par la logique du monde. Nous ne cherchons pas à faire subir aux autres le même traitement qu’ils nous ont fait subir.

Troisièmement, la Règle d’or n’enseigne pas que nous devons traiter les autres selon leurs attentes. Il est évident que nous désirons tous être bien traités. Or chacun a sa propre définition de ce qui lui donne satisfaction. La relation qu’entretient le croyant avec son prochain est fondée sur l’amour et la justice. Il y aura des situations dans lesquelles vos actions ne seront pas bien accueillies, même si elles ont été accomplies dans l’amour et la justice. La priorité du chrétien n’est pas de chercher à plaire aux autres mais à les aimer en leur donnant ce qui pourrait contribuer à leur édification. Et parfois, les circonstances obligent l’amour à s’exprimer par une certaine dureté.

Quatrièmement, la Règle d’or n’enseigne pas que nous devons traiter les autres selon notre opinion de ce qu’ils méritent. Qu’est-ce qu’on veut dire? Voyez-vous, la nature humaine a une propension à avoir une meilleure estime pour soi-même que pour les autres, ce qui nuit à notre jugement. Ainsi nous avons tendance à nous montrer plus exigeants envers les autres qu’envers soi-même. À cause de ce manque d’objectivité, il est plus sage de ne pas traiter les autres selon notre opinion de ce qu’ils méritent.

Que faire alors? La voie de la perfection se trouve dans une fidèle application de la Règle d’or : nous faisons pour les autres ce que nous voudrions qu’ils nous fassent. Nous nous conduisons envers les autres de la même façon que nous aimerions qu’ils se conduisent envers nous si nous étions dans leur situation, et eux dans la nôtre. Si vous mettez soigneusement cette leçon en pratique, vous ne vous tromperez jamais.

Une règle qui égalise les relations humaines

Nous pouvons maintenant constater que la Règle d’or met tous les hommes sur un pied d’égalité. La manière dont nous voudrions être traités dicte la conduite que nous devrions avoir envers les autres. La manière dont les autres aimeraient être traités prescrit l’attitude qu’ils devraient avoir à notre égard. La Règle d’or considère que tous les hommes sont égaux. Elle ne tient pas compte de votre statut social ni de l’argent que vous possédez ni de tout avantage que vous pourriez avoir.

Je me souviens d’avoir travaillé dans un hôpital où la direction avait annoncé l’arrivée prochaine d’une personnalité très importante provenant d’un autre pays. On nous avait alors demandé d’accorder une attention spéciale à cet individu de haut rang social. C’est pourquoi cette annonce était accompagnée d’une liste d’instructions à respecter par le personnel soignant s’il devait arriver que ce dignitaire ait besoin nos soins médicaux. Cette situation inhabituelle souleva l’indignation de certains. ‘Pourquoi devrait-on lui accorder une telle faveur? Il n’est même pas un citoyen de notre pays!’ La raison est simple : cet homme possède une position élevée dans la hiérarchie sociale et il bénéficie des avantages de son statut. Qu’on le veuille ou non, cela se produit dans toutes les couches de la société. On n’a qu’à s’ouvrir les yeux pour se rendre compte jusqu’à quel point il s’agit d’un phénomène courant.

Dieu ne voit les choses de cette manière. En enseignant la Règle d’or, Jésus nivèle toutes les inégalités qui existent entre les hommes de sorte que personne n’a aucun avantage sur l’autre. Tous les hommes, les riches comme les pauvres, les forts comme les faibles, sont appelés à traiter leur prochain de la même manière qu’ils voudraient être traités.

Cette règle nous étonne par sa simplicité. Son principe élimine la nécessité d’élaborer une longue liste de consignes spécifiques pour favoriser des relations humaines harmonieuses. Il n’y a qu’une seule directive à suivre : il suffit de consulter votre propre personne. Jésus nous dit, ‘Si vous vous demandez comment vous devriez traiter une personne, voici ce que vous devez faire. Posez-vous ces questions. ‘Quelles sont les choses que j’apprécie? Quelles sont les choses qui m’encouragent? Quelles sont les choses que je déteste? Quelles sont les choses qui me démoralisent?’ Ensuite mettez-vous à la place de cette personne. Ce qui est vrai pour vous l’est aussi pour l’autre personne. Lorsque vous agissez envers votre prochain, vous devez prendre soin de lui faire ce qui serait bien pour vous et de ne pas faire que ce que vous auriez trouvé injuste.

Un principe de l’AT

Il y a derrière ce principe la supposition selon laquelle chacun désire le meilleur pour soi-même. C’est ce qu’on appelle l’amour de soi. L’amour propre a une forte influence sur notre personne. Il guide la plupart des choix que nous faisons dans la vie. Dans l’ordre naturel des choses, vous ne portez pas vos choix sur ce qui pourrait vous causer des désagréments. Vous vous intéressez plutôt à ce qui pourrait vous rapporter un bénéfice. Jésus le sait très bien. Dans ce passage, il nous demande de faire preuve de bonté envers notre prochain en faisant appel à cette tendance à vouloir le bien de soi. Au lieu de l’utiliser pour soi-même, nous l’utilisons maintenant comme guide pour faire le bien autour de soi.

L’enseignement de Jésus en Matthieu 7.12 émane directement de l’AT où le concept de l’amour propre avait déjà fait son apparition. Ainsi en Lévitique 19.18, Dieu nous commande d’aimer notre prochain autant que nous aimons notre propre personne. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. En d’autres mots, nous devons porter aux autres la même estime que nous portons à l’égard de nous-mêmes. Vous voyez que cette ordonnance de l’AT ressemble énormément à la Règle d’or du Sermon sur la Montagne.

Je vous ferais remarquer que le Seigneur Jésus citera Lévitique 19.18 plus loin dans son enseignement. Il s’agit du passage où il énonce les deux plus grands commandements. En Matthieu 22, il est présenté comme étant le second grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même (Matthieu 22.39). En quoi consiste le premier? Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée (Matthieu 22.37). Observez aussi cet autre point. Ce passage en Matthieu 22 concernant le plus grand commandement se termine sur la même note que le verset en Matthieu 7.12. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. ‘La loi et les prophètes.’ Il s’agit exactement des mêmes mots qui forment la conclusion de la Règle d’or.

Qu’est-ce que tout cela signifie pour nous? En reliant ces deux passages, Jésus est en train de nous dire que la Règle d’or et les deux grands commandements résument l’enseignement moral de toute la loi de Dieu. En soulignant que ‘le second commandement est semblable au premier,’ Jésus laisse entendre qu’on ne peut pas dissocier ces deux commandements. Par conséquent, on ne peut pas obéir au second commandement sans se soumettre également au premier. Nous ne parviendrons jamais à aimer notre prochain aussi sincèrement que nous nous aimons nous-mêmes si nous n’aimons pas notre Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, et de toute notre pensée. Ainsi celui qui aspire sérieusement à mettre en pratique la Règle d’or doit d’abord focaliser son attention sur Dieu. La capacité à répandre l’amour sur nos semblables avec la même intensité que nous aimons notre ‘moi’ n’est pas naturelle. Elle a son origine dans une relation d’intimité avec Dieu, une relation dans laquelle nous aimons Dieu avec toute la force de notre être.

La volonté de Dieu sur la terre comme au ciel

En conclusion, soulignons que la Règle d’or reflète en termes très pratiques l’amour de Dieu. Le Seigneur a fait pour nous ce qu’il souhaite que nous fassions pour les autres. Il nous a accordé la même bonté qu’il désire nous voir exprimer envers lui et envers notre prochain. Par exemple, il est écrit dans la Bible que lorsque nous étions encore pécheurs, Dieu a prouvé son amour envers nous en envoyons son Fils à la croix. Il nous a aimés le premier afin que nous puissions lui exprimer, à notre tour, un amour sincère. Il a initié la réconciliation avec les hommes et a fait pour nous ce qu’il aimerait que l’on fasse pour lui et pour les hommes.

En outre, la Règle d’or révèle clairement la pensée de Dieu. Elle exprime en quelques mots la volonté de Dieu concernant les relations humaines. Elle nous donne un aperçu d’un monde parfait, métamorphosée par l’amour des croyants qui marchent selon l’Esprit. En mettant en pratique cette de leçon de Jésus, nous offrons au monde un avant-goût du ciel où la volonté de Dieu est parfaitement accomplie.



Yves I-Bing Cheng

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