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LA CHRETIENNE ET SA TENUE VESTIMENTAIRE ET SON APPARENCE PHYSIQUE

 
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PASTEUR



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MessagePosté le: Ven 6 Nov - 07:22 (2015)    Sujet du message: LA CHRETIENNE ET SA TENUE VESTIMENTAIRE ET SON APPARENCE PHYSIQUE Répondre en citant

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LA CHRETIENNE ET SA TENUE VESTIMENTAIRE ET SON APPARENCE PHYSIQUE

On entend souvent dire dans le monde que l’habit ne fait pas le moine. Du coté des chrétiens, on dirait plutôt que Dieu ne regarde pas à l’apparence mais au cœur. C’est vrai. Mais attention, ces deux affirmations doivent être comprises avec intelligence et honnêteté car il existe des nuances et des circonstances qu’il faut savoir prendre en compte. Il est étonnant de voir à quel point la tenue vestimentaire du chrétien suscite des débats passionnés alors qu’en réalité les choses sont plutôt simples. En la matière, il y a deux extrêmes : d’une part les religieux rigoristes, et d’autre part, les défenseurs de la liberté chrétienne qui trouvent là le moyen d’y justifier leur légèreté. N’y aurait-il pas un juste milieu qui permettrait à chacun de bien vivre sa foi tout en étant bien dans ses baskets ?


La plupart du temps, lorsqu’on aborde la question de la tenue vestimentaire, on le fait en pointant le doigt en direction des sœurs. En effet, la femme est habituellement plus coquette que l’homme, quoique avec le phénomène des métro sexuels (hommes urbains accordant énormément d’importence et de soins à leur apparence), cette tendance est de plus en plus démentie. Aussi, avant de parler en détail des éléments de notre garde robe, essayons déjà de comprendre pourquoi la femme aime tant se pomponner.

EXCÈS DE COQUETTERIE FÉMININE

Si nous regardons les choses depuis le commencement, nous verrons que la femme a été créée pour l’homme et non l’inverse (1 Corinthiens 11 :8-9). Ceci est la pure vérité, n’en déplaise aux féministes. Mais attention, comme nous l’avons vu dans l’article « Le mariage : Fantasmes, réalités et véritable vocation » (publié le 23/12/11), la femme n’a pas été mise auprès de l’homme en tant qu’objet sexuel mais en tant qu’aide semblable (Genèse 2 :18). La Bible déclare que la femme est la gloire de l’homme (1 Corinthiens 11 :7) et non l’inverse. Ailleurs il est dit que « celui qui trouve une femme trouve le bonheur ; c’est une grâce qu’il obtient de l’Eternel » (Proverbes 18 :22). Par ailleurs, quand on observe la réaction d’Adam après qu’il ait vu Eve pour la première fois, on se rend compte qu’elle avait tout pour lui plaire, tant d’un point de vue spirituel que charnel (Genèse 2 :23). En effet, il apparaît évident que c’est Dieu qui a dessiné les courbes féminines et que celles-ci ont un intérêt purement esthétique. C’est tout de même plus pratique d’être attiré par la personne avec laquelle on est amené à s’unir charnellement.

Toutefois, ce n’est pas parce que la femme a été créée pour l’homme qu’elle est de moindre importance aux yeux de Dieu. La preuve en est que Dieu a placé une interdépendance entre ces deux êtres de telle sorte que l’un ne puisse pas exister sans l’autre (1 Corinthiens 11 :11-12). Or lorsque le péché est entré dans le monde, la relation saine et harmonieuse que Dieu avait établie entre l’homme et la femme a été pervertie.

« Il dit à la femme: J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi » Genèse 3 :16.

On retient souvent que la conséquence du péché pour la femme est le fait d’enfanter dans la douleur, mais on néglige la deuxième partie du verset qui dit pourtant une chose très intéressante : les désirs de la femme se porteront vers l’homme, lequel dominera sur elle. Qu’est-ce que cela signifie au juste ? Et bien que la femme sera dépendante de l’homme de par son envie de lui plaire. Là est toute la cruauté du péché, Eve avait pris la liberté de décider de gouter au fruit défendu sans consulter son mari auparavant et cela a eu comme conséquence le fait qu’elle est devenue en quelques sortes son esclave. Or l’idée de l’esclavage ne renvoie pas seulement à l’idée de la bonne à tout faire qui subit des violences physiques et verbales, il y a aussi l’aspect plus subtil de la dépendance affective qui est une forme d’idolâtrie.

Beaucoup de femmes affirment que si elles se font belles, elles le font d’abord pour elles-mêmes. On ne voudrait pas les taxer toutes de menteuses mais cette excuse est la plupart du temps fausse. En effet, l’être humain est un être social et il est de ce fait soucieux d’être accepté par la société dans laquelle il vit. C’est pourquoi, il est extrêmement rare de trouver des personnes qui se plaisent à elles-mêmes sans plaire aux autres. L’homme a besoin du regard valorisant de ses semblables pour s’aimer.

Ce constat est vrai à plus forte raison pour la femme qui, de manière consciente ou non, va s’adapter aux gouts des hommes. Les choses sont ainsi d’autant plus qu’on apprend à la petite fille dès son plus jeune âge à plaire en lui lisant des histoires de jolies princesses (auxquelles s’identifier) et de princes charmants (image des hommes à charmer plus tard). Attention, nous tenons à préciser que la coquetterie féminine n’a pas pour but de séduire dans l’intention d’avoir des rapports sexuels, en tout cas ce n’est pas le cas de la majorité des femmes. La plupart du temps ces dames aiment se faire jolies pour être tout simplement admirées des hommes et même de la gente féminine.

C’est n’est donc pas étonnant si la femme est particulièrement attentive aux phénomènes de mode, à l’actualité people et de manière générale à tous les événements qui font et défont les tendances. Ainsi, une personne comme Pamela Anderson, véritable objet de fantasme auprès de la gente masculine, n’y est pas pour rien dans l’explosion des demandes d’implants mammaires ces dernières années.

Et puis quoiqu’on en dise, la femme est d’abord jugée sur son apparence physique et cela, elle le sait ou elle le ressent. En effet, lorsqu’un homme pose la première fois son regard sur une femme, c’est rarement pour scruter une lueur d’intelligence chez elle.

Le problème c’est qu’une fois en Christ, beaucoup de sœurs ont du mal à se défaire du conditionnement qu’elles ont subi, des diktats sociaux et matraquages publicitaires qui les incitent à se procurer de quoi se montrer à leur avantage. Or la Bible nous demande de nous séparer du monde et de ne plus nous soumettre à son influence. Même une femme mariée doit d’abord chercher à plaire à Dieu avant de plaire à son mari.

« Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » Romains 12 :2.

« N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » 1 Jean 2 :15-17.

En réaction, pour cacher les atouts naturellement attrayants de la femme et pour juguler son envie de plaire, les hommes ont mis en place, au cours de l’histoire, des méthodes plus ou moins drastiques. Certains ont opté pour la séquestration de leurs filles et de leurs épouses, les cloisonnant ainsi entre les quatre murs de leurs maisons, d’autres ont cherché à les soustraire au regard des autres en les voilant. La malédiction de Genèse 3 :16 prend donc tout son sens.

LE VOILE

Nous vous avons déjà parlé des origines et des usages du voile dans un article intitulé « Le voile : coutume ou devoir religieux ? »(publié le 02/01/2012). Aussi, pour mieux comprendre ce qui suit, nous vous invitons à le lire ou à le relire. Nous avons vu qu’il avait tantôt une connotation sociale, tantôt une connotation religieuse et que ces deux aspects avaient tendance à s’imbriquer… La religion a été inventée par l’homme qui évolue en société, or l’aspect social influe énormément sur le fait religieux. Toujours est-il que le vêtement, quel qu’il soit, au-delà de sa vocation pratique visant à couvrir la nudité, a aussi une dimension sociale et symbolique. Ainsi, le voile, mais pas seulement, a servi de code vestimentaire visant à envoyer un message aux autres ; message qui variait en fonction des époques et des lieux. Grosso-modo, il pouvait soit indiquer que la femme qui le portait était mariée, soit qu’elle était prostituée. Quelle contradiction n’est pas ? Il faut donc comprendre que la Bible révèle aussi certaines vérités historiques. En effet, imaginez que vous écriviez aujourd’hui un livre qui traite de la sanctification et qu’au détour d’une phrase, vous évoquiez la voiture d’une personne que vous présentez comme un modèle de sainteté. Que devrait comprendre celui qui lirait ce livre dans 300 ans (si Jésus n’est pas revenu) et qui vivrait à une époque où les voitures ont été remplacées par des espèces de machines volantes [ceci est de la science-fiction et non une prophétie ;-) ] ? Cela voudrait-il dire que toutes les personnes qui aspirent à la sanctification doivent se débrouiller pour se procurer une voiture ? Non bien sur ! Cela nous donne simplement une information contextuelle sur un mode de vie à un moment donné. Il en va de même pour certaines informations contenues dans la Bible. Voilà qui nous amène à lever le mystère sur quelques versets qui ont suscité bien des interrogations pour ne pas dire des polémiques.

« Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef: c’est comme si elle était rasée. Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile. L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme. En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme; et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme. C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend. Toutefois, dans le Seigneur, la femme n’est point sans l’homme, ni l’homme sans la femme. Car, de même que la femme a été tirée de l’homme, de même l’homme existe par la femme, et tout vient de Dieu. Jugez-en vous-mêmes: est-il convenable qu’une femme prie Dieu sans être voilée? La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que c’est une honte pour l’homme de porter de longs cheveux, mais que c’est une gloire pour la femme d’en porter, parce que la chevelure lui a été donnée comme voile? » 1 Corinthiens 11 :6-15.

Pour bien comprendre ce passage, il est important de s’intéresser au contexte dans lequel il a été écrit et pour cela il faut se poser les bonnes questions.

A qui l’apôtre Paul s’adresse-t-il ? Où vivaient les personnes concernées et quels étaient les usages et coutumes de leur lieu de résidence ?

Il s’adresse à des Corinthiens, c’est-à-dire des habitants de Corinthe, une cité grecque. C’était une ville marchande qui vivait du commerce maritime mais les marins et voyageurs qui s’y rendaient en grand nombre avaient d’autres motivations que les affaires ou le tourisme. En effet, la ville était surtout connue pour le temple d’Apollon (dieu grec du chant, de la musique, de la poésie mais aussi de la guérison et de la divination) et surtout celui d’Aphrodite (déesse grecque de l’amour, des plaisirs et de la beauté). Comme pour toute divinité de ce type, on l’honorait par des cultes orgiaques. En effet, on utilisait le verbe « corinthianiser » pour désigner un niveau de débauche sexuelle semblable à celui qu’on trouvait autrefois à Sodome et Gomorrhe. La ville était d’ailleurs tellement célèbre pour le nombre de ses prostituées sacrées, appelées hiérodules, à un tel point que l’expression « fille corinthienne » était systémiquement assimilée à prostituée. Et pour cause : toutes les femmes de la ville devaient se prostituer à un moment de leur vie, elles n’étaient libérées de ce devoir qu’après avoir réuni une certaine somme d’argent qu’elles devaient remettre au clergé de ces religions païennes. Précisons que ce métier était un sujet de fierté et non de honte !

Les chrétiens de Corinthe vivaient donc dans cette ambiance de débauche généralisée et institutionnalisée. C’étaient des personnes qui s’étaient converties après avoir pratiqué ces abominations qui faisaient partie du quotidien de tout un chacun. En effet, même l’inceste se pratiquait sans honte. Or certains chrétiens de Corinthe avaient rechuté dans ces péchés. Voilà qui nous permet de mieux comprendre ces paroles de l’apôtre Paul : « On entend dire généralement qu’il y a parmi vous de l’impudicité, et une impudicité telle qu’elle ne se rencontre pas même chez les païens; c’est au point que l’un de vous a la femme de son père. Et vous êtes enflés d’orgueil! Et vous n’avez pas été plutôt dans l’affliction, afin que celui qui a commis cet acte fût ôté du milieu de vous! » (1 Corinthiens 5 :1-2). De plus, comme dans toute église, il n’y avait pas forcément que des chrétiens sincères qui se sanctifiaient, il y avait aussi des religieux hypocrites, et des personnes charnelles qui vivaient encore dans le péché. Parmi ces personnes, il y avait des femmes rebelles, provocatrices, aux mœurs légères.

Mais revenons-en aux prostituées sacrées. Il semblerait que celles-ci se reconnaissaient par le fait qu’elles portaient les cheveux courts. Voilà pourquoi Paul a dit qu’il était honteux pour une femme d’être rasée ou de porter des cheveux courts ! A l’époque, ce type de coupe de cheveux était réservé à une certaine catégorie de personnes de mauvaise vie. A l’inverse, les femmes portant les cheveux longs et celles qui étaient voilées, étaient généralement mariées ou appartenaient à la haute société. Or comme le dit Paul, la chevelure de la femme constitue un voile naturel, toutefois le port du voile symbolisait une marque renforcée de l’autorité du mari sur sa femme. Alors imaginez maintenant qu’une chrétienne de l’époque, qu’elle soit mariée ou non d’ailleurs, persiste à se balader sans être voilée à Corinthe. Quel était le message qu’elle renvoyait ? « Je suis disponible, je suis une prostituée ». C’est pourquoi l’apôtre fait aussi cette remarque : « Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux » (1 Corinthiens 11 :6) car au fond, cela revenait au même. Il était donc normal que Paul fasse un rappel à l’ordre puisque le chrétien ne doit pas être une occasion de chute pour les autres. Nous devons nous abstenir d’adopter une attitude qui risque non seulement de compromettre notre témoignage mais aussi de faire pécher autrui en l’amenant par exemple à nous convoiter.

A tire d’exemple, il faut savoir qu’en Arabie Saoudite, une femme qui se promène dans la rue seule, non voilée et qui s’habille à l’occidentale est considérée comme une femme de mauvaise vie. Bien sur, toutes les occidentales ne sont pas des débauchées, mais il n’empêche que là-bas, les choses sont perçues ainsi. Donc si vous êtes une femme et que vous vous rendez dans ce pays, allez-vous prendre le risque de passer pour une prostituée et d’en subir les conséquences ? Si vous avez un minimum de bon sens et de sagesse, vous vous adapterez aux coutumes vestimentaires en vigueur pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté. Et bien, il faut comprendre de la même façon cette recommandation de l’apôtre Paul aux corinthiennes.

Il n’y a donc aucune obligation formelle pour les femmes de porter le voile ou d’avoir des cheveux longs (sauf cas particulier par égard envers les autres). D’ailleurs, concernant les cheveux, il arrive que des sœurs ne parviennent pas à les faire pousser, sont-elles condamnées pour autant ? Non, ce serait ridicule de penser une telle chose car Dieu connaît cette réalité. Ou alors, allons-nous leur conseiller de mettre des rajouts pour pallier à ce problème ? Dans ce cas, il y aurait des personnes qui se lèveraient pour dire que c’est un péché.

SE COIFFER

La chevelure est un ornement naturel auquel hommes comme femmes accordent beaucoup d’importance. Là encore, la symbolique qui lui est attachée varie en fonction des époques et des lieux. Il n’a pas toujours été honteux de porter des cheveux longs pour un homme car une chevelure abondante a longtemps été synonyme de vitalité, de force et de statut social élevé notamment chez les Egyptiens, les Perses, les Assyriens, les Phéniciens, les Gaulois ou encore les Chinois. Les cheveux étaient d’ailleurs utilisés comme trophées de guerre par les Indiens qui scalpaient leurs ennemis et plus tard par les Romains qui, de leur coté, rasaient leurs adversaires vaincus. Même chez les Hébreux, les hommes portaient les cheveux longs, c’était notamment le cas de ceux qui faisaient vœu de naziréat (Nombre 6) ou qui étaient naziréens depuis leur naissance comme Samson (Juges 13 :5 ; 16 :7). La Bible mentionne notamment le cas de l’un des fils du roi David, Absalom, qui est décrit comme suit : « Il n’y avait pas un homme dans tout Israël aussi renommé qu’Absalom pour sa beauté; depuis la plante du pied jusqu’au sommet de la tête, il n’y avait point en lui de défaut. Lorsqu’il se rasait la tête, -c’était chaque année qu’il se la rasait, parce que sa chevelure lui pesait, -le poids des cheveux de sa tête était de deux cents sicles, poids du roi » (2 Samuel 14 :25-26). Absalom avait donc la plupart du temps les cheveux très longs, et il n’est dit nulle part à ce moment là dans les Ecritures, qui c’était mal vu.

Il semblerait que c’est les Grecs qui popularisèrent la coupe courte pour les hommes et ceci pour des raisons pratiques pendant la guerre. Alexandre le Grand demanda à ses soldats de se couper les cheveux afin qu’ils ne soient pas attrapés par leurs ennemis lors des combats rapprochés. Les civils adoptèrent par la suite cette mode. Sous l’Empire romain, les hommes portaient les cheveux courts pour les mêmes motifs mais aussi pour se distinguer des barbares et des efféminés. On comprend donc pourquoi du temps de l’apôtre Paul, il était mal vu pour un homme de porter les cheveux longs.

Pour ce qui est des femmes, les cheveux ont toujours été considérés comme un atout de séduction comme en témoignent d’ailleurs les nombreuses représentations de déesses à la chevelure luxuriante. La façon dont les cheveux étaient coiffés donnait une indication sur le statut social et matrimonial. Pendant de nombreux siècles, une femme aux cheveux courts ou rasés était soit punie ou humiliée (adultère, esclavage) soit prostituée. Il y a eu effectivement des exceptions à cette règle sous l’ancien empire Egyptien (2575-2314 av. J.C.) où les femmes préféraient porter des cheveux courts ou mi-longs ; mais de manière générale, les cheveux longs ont toujours été plébiscités jusqu’à dans les années 20 où les occidentales, dans un désir d’émancipation, ont adopté la mode garçonne et sa coupe courte caractéristique. Depuis, il y a eu divers mouvements de mode alternant les tendances court, long, mi-long… De nos jours, nous pourrions dire que l’on voit un peu de tout. Les choix en la matière se font d’avantage par gout personnel que par militantisme.

Nous voulons cependant dire un mot sur la spécificité du cheveu africain. En effet, plusieurs sœurs nous ont demandé si le défrisage des cheveux, le fait de les tresser ou d’avoir recours à des rajouts, était un péché. Nous les invitons à cet effet à se reporter à l’article de ce site http://www.africamaat.com/article.php3?id_article=88, où vous pourrez lire une petite étude sur l’histoire de l’esthétique capillaire des cheveux des noirs. On constate que de tout temps, les noirs, hommes comme femmes, ont toujours tressé leurs cheveux suivant divers modèles et techniques. Il s’agit donc là d’une pratique qui s’est transmise depuis des temps immémoriaux et que l’on continue à développer et à améliorer de nos jours. Concernant le défrisage, il semblerait que le premier produit défrisant soit apparu aux Etats-Unis à la fin du XIXème -début du XXème siècle, et qu’il connut un succès fulgurant auprès des afro-américains soucieux de s’intégrer dans la société esclavagiste, raciste et ségrégationniste de l’époque. Nous n’allons pas rentrer dans les polémiques militantes des noirs qui affirment que ceux qui se défrisent les cheveux renient leurs origines. Le passé est ce qu’il est et quoi qu’il en soit, tout un chacun doit faire son examen de conscience pour mettre à jour les motivations réelles du cœur.

Donc à la question est-ce un péché de se défriser les cheveux, de se les tresser et de mettre des rajouts (exemple tissage) ; et bien, il faut regarder les choses de manière globale. En effet, est-ce un péché quand une personne aux cheveux lisses se fait une permanente, porte une perruque, pose des extensions, se teint les cheveux etc… ? Pour quoi le problème se poserait uniquement chez les noirs ? Car que l’on soit du coté des noirs, des maghrébins, des blancs et autre, tout cela revient à se poser la question de savoir s’il est permis ou non de transformer l’aspect naturel de nos cheveux. La vérité est qu’on ne trouve aucune recommandation spécifique et immuable sur ce qu’on doit faire ou ne pas faire en matière de coiffure dans la Bible. Quoiqu’il en soit, si cette question était salutaire, Dieu se serait clairement exprimé là-dessus pour qu’il n’y ait aucun doute ni confusion. On ne risque donc pas de perdre son salut à cause de sa coiffure.

En effet, la grande spécificité du cheveu par rapport aux autres organes du corps, c’est qu’il est en perpétuelle croissance. On peut donc le couper, le raser, l’onduler, le teindre, le lisser, il finit toujours par retrouver avec le temps son aspect naturel d’origine. Ainsi, l’action qu’on a sur le cheveu est réversible tandis que si l’on a recours à la chirurgie esthétique, le résultat est irréversible. Chaque catégorie ethnique a développé des moyens spécifiques de se coiffer en fonction de sa nature de cheveux. Il se trouve que les femmes africaines ont d’avantage recours aux rajouts que les autres notamment pour se tresser. Elles ne le font pas seulement pour une question de gout mais aussi pour des raisons pratiques. Alors est-ce un péché d’avoir recours aux rajouts ? Dans l’absolu la réponse est non. Nous déconseillons cependant d’utiliser des mèches naturelles car la plupart du temps elles proviennent d’Inde où des femmes ont sacrifié leur chevelure en faisant un vœu à des divinités païennes. Or le fait de porter ce genre de cheveux peut occasionner des ennuis spirituels comme cela s’est déjà vu. Le seul impératif en matière de coiffure c’est la décence. En effet, certaines sœurs se permettent de grandes extravagances qui sont en totale contradiction avec le principe de pudeur et de modestie qu’un enfant de Dieu doit avoir. Le chrétien se doit d’être sobre en toutes choses, or le fait de porter des rajouts ou des extensions excessivement longs, de plusieurs couleurs, qui partent dans tous les sens, ce n’est pas faire preuve de sobriété. La coiffure, tout comme la tenue vestimentaire, doit nous rendre présentables et non faire de nous une curiosité, un monument d’excentricité pour se faire remarquer.

LE PORT DU PANTALON EST-IL INTERDIT AUX FEMMES ?

« Une femme ne portera point un habillement d’homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel, ton Dieu » Deutéronome 22 :5.

Les défenseurs de l’interdiction du port du pantalon par les femmes s’appuient sur ce verset pour justifier leur point de vue. Or une fois de plus, il faudrait se poser la bonne question. Dieu vise-t-il un vêtement en particulier ou un comportement spécifique? C’est bien d’un comportement spécifique qu’il est question, en l’occurrence le travestissement. Voici la définition du verbe « TRAVESTIR » :

-Déguiser quelqu’un en lui faisant prendre les vêtements d’un autre sexe, d’une autre condition. Exemple : travestir un homme en femme.

-Fausser quelque chose en lui donnant le caractère qu’il n’a pas.

Voyons maintenant la définition du verbe » SE TRAVESTIR » :

-Revêtir un déguisement en vue d’un divertissement.

– Adopter des attitudes vestimentaires et sociales du sexe opposé.

Donc ce qu’interdisent les Ecritures, c’est le fait de fausser son identité de genre en adoptant les attitudes vestimentaires et sociales du sexe opposé. Ce type de comportement est révélateur de tendances homosexuelles, bisexuelles et aboutissent généralement à la transsexualité. On dit qu’une personne est transsexuelle lorsqu’elle a la conviction d’appartenir à l’autre sexe, ce qui la conduit à tout mettre en œuvre pour que son anatomie et son mode de vie soient le plus possible conformes à sa conviction. Cela peut donc aller jusqu’au changement de sexe. Il est évident que ce type de comportement n’est pas normal car Dieu ne s’est pas trompé en nous faisant naître hommes ou femmes. Ainsi, les personnes atteintes de ce type de troubles sont sous emprise d’esprits mauvais. Il n’y a qu’une réelle conversion à Jésus-Christ qui peut les en délivrer.

La Bible s’explique par elle-même, lorsque nous la lisons nous devons nous débarrasser de nos aprioris culturels et religieux. En effet, imaginons qu’une femme enceinte porte la chemise de son mari pour être plus à l’aise, pèche-t-elle pour autant ? Bien sur que non ! Imaginons aussi qu’une femme de grande taille ne parvienne pas à trouver des vêtements adaptés à sa corpulence dans les boutiques féminines, en quoi serait-ce un péché si elle achetait par exemple certains vêtements dans les rayons masculins ? Par contre, ce serait franchement problématique si un homme se mettait à porter des soutiens-gorge …

Pour ce qui est du pantalon, qui a dit que c’était un vêtement exclusivement masculin ? Où est-ce écrit ? Son invention date de la période où le cheval a été domestiqué. En effet, c’est bien plus pratique de monter à cheval avec un pantalon qu’avec une jupe. Nous invitons ceux qui n’ont jamais essayé à tenter l’expérience. La version féminine du pantalon remonte à bien plus loin qu’on ne le pense puisque les Perses le portaient déjà à leur époque. Certes, il ne s’est généralisé en Europe qu’au XXème siècle, les religieux l’ayant interdit auparavant car il est vrai que pendant longtemps, les hommes furent majoritaires à le porter. En effet, ces derniers étaient amenés à avoir des activités plus physiques qui nécessitaient d’avoir un vêtement à la fois souple et compatible aux règles de pudeur, le pantalon n’étant à la base qu’une culotte longue destinée à cacher les parties intimes. Les femmes, quant à elles, ont commencé à le porter lorsqu’elles se sont mises à faire du sport à leur tour. De même, on ne peut cependant pas ignorer que l’adoption générale du pantalon féminin coïncide avec les périodes où ont émergé les mouvements pour l’émancipation féminine (années 20 puis 60-70). Mais le fait de militer en faveur de l’égalité des droits signifie-t-il pour autant qu’on renie son identité sexuelle ? C’est une chose de vouloir avoir les mêmes droits qu’un homme, c’en est une autre que de vouloir être un homme. Certes, les mouvements de libération de la femme ont abouti à beaucoup de dérives, la plus grave étant l’avortement, mais le débat qui nous intéresse ne se situe pas à ce niveau-là.

Le pantalon est un vêtement unisexe comme d’ailleurs la plupart des vêtements. En effet, hommes comme femmes portent des chaussettes, des baskets, des chemises, des tee-shirts… La seule différence c’est qu’on les adapte au genre. Ainsi, il existe des modèles, des couleurs, des motifs spécifiques aux hommes et d’autres spécifiques aux femmes. Et là encore, il n’y a pas de règle figée puisque les codes vestimentaires changent d’un endroit à l’autre. C’était déjà le cas du temps de la Bible. Pendant longtemps, les deux sexes portaient des tuniques (surement très ressemblantes aux djellabas que portent les Arabes) ou des robes, avec très certainement des variations et des spécificités féminines et masculines. Or de nos jours, les tuniques et surtout les robes sont plutôt portées par des femmes. Que doit-on en conclure alors ? Que les hommes de l’époque étaient efféminés ou tout simplement que les temps ont changé ? Et bien les temps ont changé et les chrétiens doivent savoir s’y adapter jusqu’à une certaine mesure. C’est vrai que nous ne sommes pas du monde et que nous ne devons pas nous y conformer, mais la réalité est que nous vivons dans le monde et que tant qu’on ne sera pas au ciel, on ne peut pas s’y soustraire (Jean 15 :19 ; Romains 12 :2 ; 1 Corinthiens 5 :10).

IL NE FAUT PAS ETRE UNE OCCASION DE CHUTE

Le chrétien ne doit pas oublier qu’il vit dans deux communautés distinctes : d’une part le monde et d’autre part le Corps du Christ. De ce fait, il doit veiller sur son comportement afin de ne pas donner aux païens l’occasion de blasphémer contre Dieu (Romains 2 :24) mais aussi pour ne pas être une occasion de chute pour ses frères et sœurs en Christ.

On a beau dire que l’habit ne fait pas le moine, il n’est pas moins vrai que la façon dont on s’habille, se coiffe, se maquille, en dit long sur sa personnalité. En effet, on peut savoir du premier coup d’œil si une personne est plutôt pudique ou plutôt du genre exhibitionniste. Aussi, si une sœur va évangéliser un païen avec un décolleté plongeant et un maquillage exagéré, il y a réellement très peu de chances qu’il la prenne au sérieux. De même, pour un frère qui arbore un baggy qui descend jusqu’aux genoux et qui laisse entrevoir ses sous-vêtements. Bien aimés, si vous demandez aux inconvertis à quoi ils reconnaissent un vrai chrétien, beaucoup vous diront que c’est par leur comportement et non par leur éloquence. On a donc plus de chances de gagner une personne à Christ en pratiquant la Parole plutôt qu’en la prêchant (1 Pierre 3 :1).

« Car, s’il est des êtres qui sont appelés dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, comme il existe réellement plusieurs dieux et plusieurs seigneurs, néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes. Mais cette connaissance n’est pas chez tous. Quelques-uns, d’après la manière dont ils envisagent encore l’idole, mangent de ces viandes comme étant sacrifiées aux idoles, et leur conscience, qui est faible, en est souillée. Ce n’est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu: si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus; si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins. Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles. Car, si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles? Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort! En péchant de la sorte contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre Christ. C’est pourquoi, si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère » 1 Corinthiens 8 :7-13.

« Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui. Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans vous enquérir de rien par motif de conscience; car la terre est au Seigneur, et tout ce qu’elle renferme. Si un non-croyant vous invite et que vous vouliez aller, mangez de tout ce qu’on vous présentera, sans vous enquérir de rien par motif de conscience. Mais si quelqu’un vous dit: Ceci a été offert en sacrifice! n’en mangez pas, à cause de celui qui a donné l’avertissement, et à cause de la conscience. Je parle ici, non de votre conscience, mais de celle de l’autre. Pourquoi, en effet, ma liberté serait-elle jugée par une conscience étrangère? Si je mange avec actions de grâces, pourquoi serais-je blâmé au sujet d’une chose dont je rends grâces? Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l’Église de Dieu, de la même manière que moi aussi je m’efforce en toutes choses de complaire à tous, cherchant, non mon avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés » 1 Corinthiens 10 :24-33.

Nous avons dit que nous devons également veiller à ne pas être une occasion de chute pour nos frères et sœurs en Christ car nous sommes tous les gardiens des uns et des autres. Les passages que nous venons de lire parlent des viandes sacrifiées aux idoles mais ils nous enseignent aussi pour notre sujet. Paul dit ici qu’il n’y a qu’un seul Dieu et que de ce fait, dans l’absolu, on peut manger de tout ce qui se vend au marché, y compris les viandes sacrifiées aux idoles, à condition d’avoir sanctifié cette nourriture par la prière bien sur (1 Timothée 4 :5). Toutefois, si un frère ou une sœur qui est faible dans la foi ou qui n’est pas suffisamment affermi dans la connaissance des Ecritures risque d’être scandalisé dans sa conscience à cause de cet acte, et bien nous devons nous abstenir de manger. Pourquoi ? Parce que la personne en question risque de croire que vous êtes hypocrite, ou encore de se dire qu’il peut se permettre certaines libertés avec d’autres sujets qui, eux, sont réellement importants. Il en va de même pour la question du vêtement. Si vous vous rendez dans une église située dans un pays où les sœurs se voilent et où les hommes ne sont pas habitués à voir des femmes en pantalon, et bien vous devez prendre en compte cette situation et adapter votre tenue vestimentaire aux réalités locales. Vous ferez ainsi preuve de sagesse et d’amour en préservant la paix du cœur des uns et des autres.

« Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres. Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci: Tu aimeras ton prochain comme toi-même » Galates 5 :13-14.

NE FAISONS PAS DE NOTRE LIBERTE UN PRÉTEXTE POUR VIVRE SELON LA CHAIR

Les chrétiens d’occident ont la chance de jouir d’une grande liberté. Si donc nous fréquentons des assemblées où on ne nous impose pas une tenue vestimentaire de rigeur, n’en profitons pas pour faire n’importe quoi. Malheureusement, beaucoup abusent de cette liberté et il n’est pas rare de voir des hommes et des femmes prétendument convertis depuis des années qui outragent, par leur tenue vestimentaire, les enfants de Dieu désireux de se sanctifier.

Vêtements trop moulants, trop décolletés, trop transparents, trop courts, trop voyants, trop de maquillage, trop de bijoux. Quand on aborde ce sujet, on pointe souvent du doigt les femmes mais les hommes ne sont pas en reste. Que d’attentats à la pudeur lorsque ces messieurs débarquent à l’assemblée avec un slim taille basse qui laisse deviner le contenu de l’entrejambe et donne un aperçu du derrière ! Comment parvenir à se concentrer sur l’adoration quand on a devant soi un frère ou une sœur qui nous offre en spectacle son derrière moulé dans un pantalon trop serré ? Il n’est donc pas étonnant que face à ces dérives, certains dirigeants d’assemblées basculent dans le rigorisme religieux.

C’est pourquoi, quand on sort de chez soi, on doit se demander si l’on est décent, et si l’on a un doute, il faut poser la question à Dieu qui ne manquera pas de nous répondre.

La règle reste la même que pour la tenue vestimentaire en ce qui concerne les bijoux et le maquillage : décence et pudeur. En effet, ce n’est pas un péché de porter des bijoux mais il faut le faire avec modération. Ainsi, si l’on entend un tintamarre de cliquetis de bracelets à votre passage et que vous reluisez comme un sapin décoré, vous êtes dans l’excès, il va falloir vous décharger de toute cette ferraille et vous rabattre sur des choix beaucoup plus discrets.

« Je veux aussi que les femmes, vêtues d’une manière décente, avec pudeur et modestie, ne se parent ni de tresses, ni d’or, ni de perles, ni d’habits somptueux, mais qu’elles se parent de bonnes œuvres, comme il convient à des femmes qui font profession de servir Dieu » 1 Timothée 2 :9-10.

Pour ce qui est du maquillage, certains diront que c’est péché de se maquiller car Dieu nous a crées beaux et parfaits. Oui c’est vrai mais il ne faut pas oublier qu’en péchant l’homme est devenu imparfait et que cette imperfection est aussi physique. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on développe des maladies et qu’on vieillit. Ce n’est pas Dieu qui a crée l’acné, les cernes trop prononcés, la peau d’orange et autre. Donc tant que nous n’aurons pas revêtu nos corps glorifiés, on aura toujours des défauts (1 Corinthiens 15 :40-44).

Les femmes peuvent donc se maquiller mais lorsqu’elles le font, elles doivent rechercher l’effet bonne-mine et non masque de carnaval. Quoiqu’on en dise, il est important d’avoir une apparence soignée. Par exemple, lors d’un entretien d’embauche, à compétences égales, l’employeur recrutera la personne la plus avenante et la plus soignée. Il faut donc savoir être terre à terre quand il le faut tout en veillant à ne pas basculer dans l’excès.

L’excès n’est pas simplement dans le fait d’être impudique ou vulgaire dans son apparence, mais aussi dans le fait d’être accro aux effets de mode. Il y a ainsi des chrétiens qui veillent certes à être décents mais qui, en véritables fashion-victimes, ne cessent de courir les magasins pour acheter le dernier vêtement à la mode. Ils dépensent alors des sommes considérables pour du superflu alors que leur armoire déborde de vêtements et qu’ils pourraient investir cet argent dans l’œuvre de Dieu, du moins en partie, pour soutenir par exemple les nécessiteux. Et les voilà le dimanche matin à l’église en train de faire leur défilé, attirant ainsi l’attention sur eux au lieu de s’humilier dans l’adoration. Ces gens là ont un problème de narcissisme et de convoitise, ils sont encore esclaves du monde. Une repentance s’impose.

« N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » 1 Jean 2 :15-17.

« Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile; tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit » 1 Corinthiens 6 :12.

On le répète une fois de plus, le chrétien se doit d’être pudique, décent, sobre mais aussi simple. Considérons l’attitude de notre Seigneur Jésus et prenons son exemple. Lui qui existait depuis toujours sous forme de Dieu, n’a pas choisi un corps de bel éphèbe ni une tenue sophistiquée pour susciter une admiration charnelle, mais il s’est dépouillé de son éclat, de sa gloire et de sa richesse pour nous amener au Père (Philippiens 2 :6-8).

« Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée; Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n’avait rien pour nous plaire » Esaïe 53 :2.

La Bible nous invite à faire notre examen de conscience. A qui cherchons-nous à plaire ? A Dieu ou aux hommes ? Au fond, là est la véritable question.

« Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. Ne soyez en scandale ni aux Grecs, ni aux Juifs, ni à l’Église de Dieu » 1 Corinthiens 10 :31-32.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:18 (2016)    Sujet du message: LA CHRETIENNE ET SA TENUE VESTIMENTAIRE ET SON APPARENCE PHYSIQUE

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