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La mort et la résurrection

 
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BIBLE
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MessagePosté le: Sam 3 Mai - 10:14 (2008)    Sujet du message: La mort et la résurrection Répondre en citant

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La mort et la résurrection



1)Gardez un profond silence,

mes chers auditeurs(rises),

 afin qu'une parole utile et maintenant nécessaire ne vous échappe pas. C'est quand une grave maladie se déclare qu'il faut recourir à l'art du médecin; c'est quand l'oeil est troublé par la souffrance qu'on doit appliquer le collyre avec empressement. Et quant à ce-lui qui n'éprouverait pas une telle douleur, qu'il se garde bien d'interrompre ; mais plutôt qu'il écoute attentivement, vu que la connaissance du remède n'est pas indifférente à celui-là même qui jouit d'une bonne santé. Une plus vive attention convient néanmoins à celui dont les yeux sont malades et que stimule l'aiguillon de la douleur : qu'il ouvre les yeux pour recevoir le collyre de la parole sainte; ce n'est pas seulement un adoucissement qu'il obtiendra de la sorte, c'est la guérison. Il est certain que, si le malade s'obstine à fermer les yeux quand le médecin y verse le collyre, le remède se répand au dehors, et l'oeil demeure dans le même état de souffrance. La même chose a lieu pour une âme malade : si la tristesse la subjuguant entièrement en défend l'entrée à nos salutaires instructions, le mal ne fera qu'augmenter, et peut-être réalisera-t-elle cette sentence du Livre saint : "La tristesse selon le monde opère la mort." (
2 Cor 7,10)





Le bienheureux Paul, ce grand apôtre, ce docteur des chrétiens, cet habile médecin des âmes nous apprend qu'il y a deux sortes de tristesses : l'une bon-ne, l'autre mauvaise; l'une produisant un heureux effet, l'autre stérile; l'une conduisant au salut, l'autre causant la perte de l'âme. Et pour que personne n'ait un doute là-dessus, voici ses expressions mêmes : "La tristesse selon Dieu inspire la componction et sert d'inébranlable fondement au salut." Telle est la tristesse que nous avons appelée bonne. Il ajoute aussitôt : "Mais la tristesse selon le monde opère la mort." C'est la mauvaise tristesse.


Examinons donc,  celle que nous avons actuellement sous la main, qui s'agite dans les coeurs, qui se trahit dans la parole; et voyons si cette tristesse est avantageuse ou nuisible, si elle peut produire le bien ou le mal. Devant nous gît un corps immobile, un homme est étendu là qui n'est pas un homme, des membres qui ne sont pas animés; on crie, et il ne répond pas; on l'appelle, et il n'entend pas; sous nos yeux est un visage livide, aux traits altérés, qui manifestent la présence de la mort. On songe à ce silence éternel, aux plaisirs qui ne sont plus, aux espérances brisées, aux nécessités subies, aux douces paroles échangées, aux relations d'une longue vie : et voilà ce qui nous arrache des larmes et des sanglots déchirants, ce qui jette notre âme tout entière dans une tristesse sans fond. A ces coups si terribles, à ces armes si bien trempées de la douleur, il faut opposer avant tout cette conviction, que tout ce qui naît dans ce monde doit mourir. Tel est la loi de Dieu, telle son immuable sentence, Il la fulmine contre le premier homme après la chute de celui-ci : "Tu es poussière et tu retourneras à la poussière." (
Gen 3,19)


Faut-il donc tant s'étonner si, l'homme ayant cette destination, la loi divine s'accomplit en lui, si la sentence est exécutée ?
Ce qui fut tout le temps n'a rien d'étrange, ce qui se renouvelle chaque jour n'est pas une chose inouïe, le sort commun n'est pas une exception. Si nous avons vu passer par ce même chemin de la mort nos pères et leurs pères, si nous avons appris que les patriarches et les prophètes depuis Adam, dont la chute entraîna tout, n'ont pas autrement quitté le monde, élevons nos coeurs, sortons de cet abîme de tristesse : après tout c'est une dette que le mort a payée. Et pourquoi s'attrister, en effet, quand on acquitte une dette ?
Et c'est une dette que la mort, une dette qu'on ne saurait payer d'une autre manière, une dette dont la vertu ne nous affranchit pas plus que l'argent, ni la sagesse, ni la puissance, ni la royauté, puisque les rois ne peuvent pas plus s'y soustraire que leurs sujets. Volontiers je ne vous parlerais que pour augmenter votre tristesse dans le cas où la mort serait de nature à pouvoir être évitée ou même différée par le sacrifice de vos biens, sans que vous eussiez rien fait pour cela, plongés dans la négligence ou retenu par l'avarice mais, puisque c'est là un décret immuable que Dieu même a porté, c'est en vain que nous pleurons et gémissons; nous semblons nous en prendre à nous-mêmes de la mort qui vient d'arriver, alors cependant qu'il est écrit : "Les sorties de la mort appartiennent au Seigneur Dieu;" (
Ps 67,21)



 Si nous acceptons donc pleinement dans notre coeur cette condition essentielle de toute vie, l'oeil de notre âme commencera d'être soulagé, comme après une première ablution.



Vous me direz : Je n'ignore pas que ce malheur frappe indistinctement tout le monde, je sais qu'en mourant on acquitte une dette; mais je songe au bonheur passé, je repasse dans ma mémoire les relations que la mort est venue rompre. - Si c'est pour cela que vous vous abandonnez à la tristesse vous êtes le jouet d'une erreur, vous n'obéissez pas à la raison. Vous devez savoir aussi que le Seigneur qui vous avait donné cette joie, peut vous en donner une plus grande,qu'il est en son pouvoir de remplacer par de meilleures relations celles que vous avez fatalement perdues. Ne songez pas seulement à votre avantage, et tenez compte du bien de celui qui n'est plus; car la mort est peut-être un bien pour lui, selon cette parole de l'Écriture : "Il a été ravi pour que l'iniquité ne pervertît pas son intelligence. Son âme était agréable à Dieu; aussi s'est-il hâté de l'enlever aux perversités de la terre."
(
Sag 4,11-14)

Quant aux habitudes rompues, que vous dirai-je, si ce n'est que le temps les fait oublier à la longue, si bien qu'elles paraissent n'avoir jamais existé ?
Ce que le temps fait donc tout seul et par la simple succession des jours, beaucoup mieux la raison et la réflexion doivent-elles le faire. Mais ce qu'il faut avant tout méditer, c'est la divine sentence qui nous est transmise par l'Apôtre : "La tristesse selon le monde opère la mort." Par conséquent, si les plaisirs, les avantages et les relations de la vie sont des choses terrestres et passagères, prenez garde que l'abattement et la tristesse qui les suivent ne soient une maladie mortelle. Je ne cesserai donc de vous la répéter cette belle sentence : "La tristesse selon le monde opère la mort." Et comment la mort en est-elle la conséquence ?
C'est qu'une tristesse excessive jette l'âme dans le doute et la conduit même quelquefois jusqu'au blasphème.
Quelqu'un peut-être me dira : Vous défendez donc de pleurer les morts, alors cependant que les patriarches, Moïse, ce grand serviteur de Dieu, et beaucoup de prophètes sont un exemple du contraire, alors surtout que Job, cet homme si juste, alla jusqu'à déchirer ses habits à la mort de ses enfants ?
- Non, je ne défends pas de pleurer les morts; c'est l'Apôtre, cette lumière des nations, qui parle en ces termes : "Je ne veux pas que vous ignorez, mes frères, ce qui concerne les morts, de peur que vous ne vous abandonniez à la tristesse comme ceux qui n'ont pas d'espoir."
(
1 Th 4,12) L'éclat de l'évangile ne saurait être obscurci parce que les hommes vivant avant la loi ou même sous les ombres de la loi, pleuraient leurs morts. Ils avaient raison de les pleurer; le Christ n'était pas encore descendu des cieux, Lui qui devait par sa résurrection tarir cette source de larmes. Ils avaient raison de pleurer; car la croyance à la résurrection n'était pas encore prêchée dans le monde. Sans doute, les saints espéraient la venue du Sauveur; mais en attendant ils pleuraient leurs morts, parce qu'ils n'avaient pas vu l'objet de leurs espérances. Enfin, Siméon, l'un des saints de la loi ancienne, après avoir vécu dans la solitude touchant sa propre mort, n'eut qu'à recevoir dans ses mains le Seigneur Jésus, l'enfant qui devait sauver les hommes, pour se réjouir aussitôt à cette même pensée de la mort : "Tu laisse, Seigneur, ton serviteur, s'en aller en paix; car mes yeux ont vu le salut qui vient de Toi."

(
Luc 2,29-30)


Bienheureux Siméon ! parce qu'il avait vu ce qu'il espérait, il regarde la mort comme un doux repos.
Vous me direz peut-être aussi : Mais nous lisons dans l'évangile même que la fille du chef de la synagogue fut pleurée, et de plus que les soeurs de Lazare le pleuraient.
- On ne pouvait avoir encore que la sagesse de l'ancienne loi, par la raison qu'on n'avait pas vu le Christ ressusciter d'entre les morts. Le Seigneur Lui-même pleura Lazare gisant dans le tombeau, non certes pour nous donner l'exemple d'un regret ainsi manifesté, mais pour nous montrer par ses larmes qu'il avait réellement pris un corps humain. Peut-être pleura-T-il à cause des Juifs eux-mêmes, sachant qu'ils ne croiraient pas en Lui sans un tel signe. La mort de Lazare, en effet, ne pouvait pas être un sujet de larmes, puis-que Jésus avait déclaré qu'elle n'était qu'un sommeil, en promet-tant de ressusciter son ami, ce qu'Il fit en réalité.
Les anciens avaient donc leurs usages; on comprend leur fragilité, par la raison que le Christ n'était pas encore venu. Mais, du moment où le Verbe s'est fait chair et a habité parmi nous, depuis que le second Adam a détruit la sentence portée contre le premier, que par sa Mort Il a tué notre mort, et qu'Il est ressuscité le troisième jour, la mort n'a plus rien de terrible pour les fidèles; plus de chute à prévoir, plus d'accident à craindre depuis que l'orient nous est venu du haut des cieux. Le Seigneur Lui-même nous crie de sa Voix qui ne saurait mentir : "Je suis la Résurrection et la Vie; celui qui croit en Moi, serait-il déjà mort, vivra; et celui qui vit et croit en Moi, ne verra jamais la mort."
(
Jn 11,25-26)

La parole divine ne laisse aucun doute, mes frères bien-aimés, celui qui croit en Jésus Christ et qui garde ses préceptes, vivra, lors même qu'il serait déjà mort. Recueillant cette parole Paul nous donnait cette leçon : "Je ne veux pas que vous soyez dans l'ignorance, mes frères, concernant ceux qui dorment dans le tombeau, afin que vous ne vous abandonnez pas à la tristesse." Admirable expression de l'Apôtre ! avec un mot il nous enseigne la résurrection, avant d'aborder même cette doctrine. En déclarant que les morts dorment seulement, il fait évidemment pressentir qu'ils se lèveront. Donc, "au sujet de ceux qui dorment, ne soyez pas tristes comme les infidèles le sont." Qu'on soit plongé dans le chagrin quand on n'a pas l'espérance, cela se comprend; mais nous qui sommes les enfants de l'espérance, réjouissons-nous. Quelle est cette espérance dont nous sommes nourris, le même apôtre nous le dit : "Si nous croyons que le Christ est mort et ressuscité, Dieu nous arrachera par Jésus à notre dernier sommeil, pour nous réunir à Lui."  (
1 Th 4,13)

En effet, Jésus est notre salut dans la vie, et notre vie dans la mort. "La vie pour moi, dit l'Apôtre, c'est le Christ, et la mort m'est un gain."
(
Ph 1,21) Oui, vraiment un gain; car les tribulations et les angoisses que multiplie une vie prolongée, la mort les supprime en se précipitant.


Voici comment Paul décrit ensuite la future réalisation de nos espérances : "Nous vous le disons, sur la parole même du Seigneur, nous qui vivons encore et qui sommes réservés jusqu'à son avènement, nous ne préviendrons pas ceux qui dorment dans la tombe; car, dès que le signal aura été donné par la voix de l'archange, au son de la trompette de Dieu, le Seigneur Lui-même descendra du ciel, et les morts qui reposent dans le Christ ressusciteront les premiers; après cela, nous qui vivons, nous serons enlevés avec eux sur les nuées pour aller au-devant du Christ dans les airs; et de la sorte nous serons éternellement avec le Seigneur. (
1 Th 4,14-16)

Il veut dire par là que le Seigneur, à son second avènement, trouvera beaucoup de chrétiens possédant encore la vie corporelle, qui n'auront pas subi l'épreuve de la mort; et cependant ils ne seront pas enlevés au ciel avant que les saints qui auront subi cette épreuve ne soient sortis de leurs tombeaux, rappelés à la vie par le son de la divine trompette et par la voix de l'archange. Après leur résurrection, ceux-ci se joindront aux vivants et seront enlevés avec eux sur les nuées pour aller au-devant du Christ dans les airs et pour régner à jamais avec Lui. Il n'est pas possible de douter, au reste, que des corps ne soient en état de s'élever dans les airs malgré la pesanteur inhérente à leur nature, puisque, sur l'ordre du Seigneur, Pierre ayant encore ce même corps marcha sur les flots de la mer, et que le patriarche Elie fut enlevé au ciel sur un char de feu, nous donnant ainsi un gage assuré de nos espérances.
Peut-être me demanderez-vous dans quel état seront les saints ressuscités d'entre les morts. C'est votre Seigneur Lui-même qui va le dire : "Les justes rayonneront alors comme le soleil dans le royaume de leur Père." (
Mt 13,43)

Qu'est-ce encore que la splendeur du soleil ?
Les fidèles devront nécessairement être transfigurés à l'image du Christ Lui-même et briller de sa Clarté, comme nous l'atteste l'Apôtre : "Nous vivons déjà dans le ciel; c'est de là aussi que nous attendons le Sauveur notre Seigneur Jésus Christ;, qui transformera notre corps humilié en le rendant semblable à son Corps glorieux." (
Ph 3,20-21)

Oui, sans doute, cette chair mortelle sera transformée sur le modèle de la clarté du Christ, ce corps mortel revêtira l'immortalité, car "ce qui avait été semé dans l'infirmité surgira dans la puissance." (
1 Cor 15,43)

La chair n'aura plus à craindre la corruption, elle n'aura plus à souffrir ni la faim ni la soif, ni les maladies ni les autres accidents malheureux. Une paix assurée, une sécurité parfaite sera le partage de cette nouvelle vie. C'est donc une tout autre gloire que celle du ciel; là règne une joie que rien n'altérera jamais.
Voilà ce que Paul avait dans le coeur et devant les yeux, quand il disait : "Je désirais être affranchi de mes liens, et m'en aller avec le Christ m'était bien préférable. (
Ph 1,23)

Ail-leurs il s'exprime encore plus clairement : "Tandis que nous habitons dans le corps, nous sommes exilés loin du Seigneur; car nous marchons dans la foi et non dans la vision. Notre désir serait bien plutôt de nous éloigner du corps et d'être en la présence du Seigneur."
(
2 Cor 5,6..

Et nous, hommes de peu de foi, que faisons-nous, en tombant ainsi dans l'abattement et l'angoisse parce qu'une personne qui nous était chère s'en est allée vers le Seigneur ?
Que faisons-nous, en préférant ainsi notre exil sur la terre à la vue du Christ dans l'éternelle patrie ?
Oui, oui, la vie présente tout entière est un exil : comme des exilés, nous n'avons ici-bas qu'une demeure incertaine, nous sommes accablés de fatigues et de sueurs, nous marchons par des voies difficiles et semées de périls; de tout côté des embûches, de tout côté des sentiers détournés où nous courons risque de nous perdre. Et, quand nous sommes entourés de tant de dangers, non seule-ment nous ne désirons pas en être nous-mêmes affranchis, mais encore nous regrettons et pleurons ceux qui viennent de l'être comme s'ils étaient perdus.
Que nous a donné Dieu par son Fils seul-engendré, si nous craignons à ce point la mort ? Pourquoi nous glorifions-nous d'avoir été régénérés dans l'eau du baptême et par la vertu de l'Esprit, s'il nous en coûte tant d'abandonner la terre ?
Le Seigneur Lui-même nous crie : Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive; où je suis moi-même, là sera mon serviteur." (
Jn 2,26)

Qu'un roi de la terre appelle quelqu'un dans son palais, à sa table, avec quel empressement et quelle reconnaissance ne ré-pondrait-on pas à son appel ?
Combien plus ne devons-nous pas accourir avec transport vers le Roi des cieux ? Ceux qu'Il reçoit, Il ne se contente pas des les admettre à sa table, Il les fait participer à sa royauté, selon cette sentence de l'Écriture : "Si nous sommes morts avec Lui, avec Lui nous vivrons; si nous prenons part à ses souffrances, nous aurons part à sa royauté. (
2 Tim 2,11)

En parlant de la sorte je n'entends certes pas vous engager à détruire votre santé, à vous ôter la vie contrairement à la Volonté du Créateur, je ne dis pas que l'âme ait le droit d'abréger son séjour dans le corps; ce que je me propose, c'est d'obtenir de chacun de vous qu'il parte volontaire, avec un sentiment de joie, quand il est lui-même appelé, ou qu'il félicite les autres, quand ils partent avant lui. Voilà le but où tend toute la foi chrétienne, la vie véritable après la mort, le retour après le départ. Acceptons donc cette leçon de l'Apôtre et rendons avec confiance grâces à Dieu, qui nous fait ainsi triompher du trépas par le Christ notre Seigneur, à qui gloire et puissance, maintenant et dans les siècles des siècles. Amen.
- Jean Chrysostome


La mort et la résurrection


2)Dans le précédent entretien, nous avons succinctement parlé des consolations que nous pouvons avoir dans la mort et de l'espoir que nous avons de ressusciter un jour; nous venons en ce moment traiter ce même sujet d'une manière plus ferme et plus complète. Si les choses que nous avons dites sont certaines pour les fidèles, les infidèles n'y voient qu'une pure invention : c'est à ceux-ci que nous devons maintenant nous adresser. Tout incrédule parmi vous est par là même dans le doute pour ce qui regarde la substance corporelle; beaucoup ne croient pas que le corps, une fois réduit en poussière, puisse jamais ressusciter, revenir à la vie. Quant à l'âme, le doute n'est pas possible; les philosophes païens eux-mêmes, reconnaissent son immortalité. Qu'est-ce que la mort, si ce n'est la séparation du corps et de l'âme ? Lorsque l'âme se retire, elle qui vit toujours, qui ne saurait mourir, parce qu'elle a pour principe le souffle même de Dieu, le corps meurt aussitôt : des deux substances qui sont en nous, l'une est immortelle, l'autre est sujette à la mort. Or, dès que l'âme a quitté la terre, cette substance invisible pour nous, est reçue par les anges, qui la placent dans le sein d'Abraham, si elle a été vertueuse, ou renfermée dans les prisons de l'enfer, si elle a été pécheresse; et cela, jusqu'à ce que paraisse le jour déterminé où, reprenant son corps, elle viendra au tribunal du Christ rendre compte de ses oeuvres. Donc, comme toute la question porte sur la chair, c'est de son infirmité qu'il faut prendre la défense, et sa résurrection qu'il faut démontrer.
Si le doute et l'incrédulité suggèrent à quelqu'un cette demande : "Comment les morts ressusciteront-ils, dans quel corps les verrons-nous paraître," je leur répondrai par la bouche et les expressions mêmes de l'Apôtre : "Insensé, ce que tu sèmes n'est vivifié qu'après être mort, et cette semence n'est qu'un simple grain de froment, ou bien un autre grain du même genre," (
1 Cor 15,35-37)

 lequel est mort et ne garde aucune fraîcheur; et puis, quand il a pourri dans la terre, il s'élève plus fécond, se revêt de tendres feuilles et porte de riches épis. Eh quoi, celui qui ressuscite un grain de froment à cause de toi, ne pourra-t-Il pas te ressusciter toi-même à cause de Lui ?
Celui qui fait chaque jour sortir le soleil du tombeau de la nuit, qui donne en quelque sorte à la lune une vie nouvelle, qui ramène le cours des saisons, toujours pour notre avantage, n'aura-t-Il plus aucun souci de nous, pour lesquels cependant Il rétablit toutes choses, et souffrira-t-Il qu'ils soient à jamais éteints ceux qu'Il avait allumés de son souffle, animés de son esprit ?
Serait-Il éternellement oublié, l'homme dont l'intelligence a connu Dieu et dont la vie s'est écoulée à son service ?
Mais, ce dont vous doutez, c'est que vous puissiez revivre après la mort, que votre corps puisse être reconstitué quand les os sont tombés en poussière.
O homme, dis-moi ce que tu étais avant d'avoir été conçu dans le sein de ta mère ? Rien, assurément. Celui qui t'a créé de rien ne pourra-t-Il donc te créer une seconde fois de quel-que chose ? Crois-moi, il Lui sera plus facile de refaire un être qui fut déjà, que de créer un être qui n'avait jamais été. Une matière informe et vile s'est transformée, sous l'action de sa Puissance, en veines, en nerfs, en os; qui l'empêcherait de t'engendrer de nouveau du sein de la terre ?
Craindrais-tu que tes os arides ne puissent plus se couvrir de ton ancienne chair ?
Cesse donc, cesse de mesurer à ton impuissance la grandeur de la divinité. Ce même Dieu qui donne à toutes choses leur existence, qui revêt les arbres de feuilles et les prés de fleurs, pourra revêtir aussi tes os en un clin d'oeil, quand aura brillé le printemps de la résurrection. Jadis le prophète Ézéchiel avait aussi douté de cette vérité, et , Dieu lui demandant s'il pensait que dussent revivre les ossements arides dispersés dans la plaine, il répondit : "Toi seul le sais, Seigneur."
(
Ez 37,3)

Lorsque, sur l'ordre de Dieu transmis par le prophète, les os se furent réunis en reprenant chacun leur place, lorsqu'il eut vu les nerfs les rattacher, les veines se rétablir dans toutes leurs ramifications, les chairs se former de nouveau et la peau les couvrir, il prophétisa encore, et l'âme de chacun rentra dans son propre corps, et tous ces morts se levèrent à la fois comme pour rendre un témoignage solennel de la résurrection future : confirmé dans sa foi par ce spectacle, le prophète a con-signé cette vision dans ses écrits, afin d'en transmettre la connaissance à la postérité. Isaïe s'écrie donc avec raison : "Les morts se lèveront, ils ressusciteront ceux qui sont renfermés dans la tombe, ils tressailliront ceux qui gisent dans le sein de la terre; car la rosée qui vient de Toi sera leur guérison." (
Is 26,19)

Et dans le fait, comme la semence, humectée par la rosée, germe et se développe, ainsi les os des fidèles germeront sous la féconde rosée de l'Esprit.
Un doute vous reste encore : Comment, de ces ossements réduits en poussière, peut surgir l'homme entier ?
- Mais vous-même, avec une légère étincelle, vous allumez un grand feu, et Dieu ne pourrait pas, avec le léger ferment de votre cendre, rétablir la masse entière de votre corps, dont l'étendue d'ailleurs est si restreinte ?
En vain me diriez-vous : Il n'existe plus aucun reste de la chair elle-même; elle a été consumée par le feu ou dévorée par les bêtes. - Sachez d'abord que tout ce qui dis-paraît rentre dans le sein de la terre, et la puissance divine peut aisément l'en dégager. Vous-même, quand vous n'avez point de feu sous la main, vous frappez un fragment de pierre avec un petit morceau de fer, et vous dégagez autant de feu qu'il vous en faut. Quoi ! par cette adresse et cette intelligence que Dieu même vous a données, vous produisez une chose qui n'apparaissait pas, et l'infinie Majesté ne pourrait pas faire reparaître, par sa propre vertu, ce qui n'était plus visible pour vous ?
Dieu peut tout, n'oubliez pas ce principe.
Vous n'avez qu'une chose à demander, s'Il a promis de nous ressusciter; et puis, quand cette promesse vous sera certifiée par les plus imposants témoignages, quand vous en aurez pour caution l'infaillible Autorité du Christ Lui-même, n'hésitez plus dans votre foi, et désormais n'ayez de la mort aucune crainte. Celui qui craint n'a pas une foi solide, et celui qui n'a pas une telle foi contracte une sorte de maladie incurable, puisqu'il accuse Dieu d'impuissance ou de mensonge : c'est jusque-là que va l'incrédulité. Autres sont les enseignements que nous ont transmis les bienheureux apôtres et les saints martyrs. Les apôtres donnent pour base à notre résurrection future la résurrection même du Christ; ils vont annonçant partout que les morts ressusciteront en Lui, et, pour soutenir cette vérité, ils affrontent les tortures, ils ne reculent pas devant la croix. Si toute parole est inébranlable, quand elle a pour elle deux ou trois témoins, comment pourrait-on révoquer en doute la résurrection des morts, attestée non seulement par la parole, mais encore par le sang de tant de vénérables témoins ? Et les martyrs, avaient-ils l'espoir de la résurrection ou ne l'avaient-ils pas ? S'ils ne l'avaient pas eue, ils n'auraient certes pas accepté comme le bien par excellence une mort accompagnée des plus affreux tourments : ils avaient devant les yeux les récompenses futures et ne songeaient pas aux supplices présents. Ils n'ignoraient pas ce qui a été dit : "les choses visibles n'ont qu'un temps, les choses invisibles sont éternelles."
(
2 Cor 4,18)

Écoutez, mes frères, un exemple de vertu, celui d'une mère exhortant ses sept enfants, non avec des larmes, mais avec des transports de joie. Elle voyait leurs corps déchirés par des ongles de fer, meurtris de coups, consommés par les flammes, et cependant elle ne pleurait pas, elle ne poussait pas des cris plaintifs; elle ne cessait au contraire d'inspirer le courage à ses enfants. Or, ce n'est pas la cruauté, c'est la foi qui parlait en elle; elle aimait ses enfants avec force et non avec mollesse; elle les engageait à souffrir des tourments qu'elle souffrait ensuite elle-même d'un coeur content, et cela, parce qu'elle avait la certitude qu'elle ressusciterait avec eux. Et pourquoi parler des hommes ?
Que n'aurions nous pas à dire aussi des femmes, des enfants, des jeunes filles ? Comme ils se sont fait un jeu d'une telle mort ! avec quelle ardeur ils se sont jetés dans les rangs de la milice céleste ! Ils pouvaient certes, s'ils l'avaient voulu, prolonger leur vie sur la terre, puisqu'on leur avait posé l'alternative, ou de vivre en reniant le Christ, ou de mourir en Le confessant; mais ils aimèrent mieux renoncer à la vie temporelle pour entrer dans l'éternelle vie, quitter la terre pour aller habiter les cieux.
Après cela, mes frères, quel sujet de doute pourrait-il nous rester ?
où peut désormais trouver place la crainte de la mort ! Si nous sommes les enfants des martyrs, si nous voulons avoir part à leur récompense, ne nous affligeons pas à la pensée de la mort, ne pleurons pas ceux qui nous sont chers et qui nous pré-cèdent auprès du Seigneur. Si nous nous obstinons à les pleurer, les bienheureux martyrs nous reprocheront notre conduite; ils diront : Ô fidèles, ô vous qui désirez le royaume de Dieu ! vous pleurez les vôtres alors qu'ils meurent tranquillement dans leur lit, sur une couche molle et délicate, vous ne gardez aucune me-sure dans votre douleur; qu'auriez-vous donc fait, si vous les aviez vus torturer et mettre à mort par les infidèles en haine du Seigneur ?
Est-ce qu'un grand exemple ne vous fut pas anciennement donné ?
Le patriarche Abraham offrit son fils unique et le frappa du glaive de l'obéissance; celui qu'il aimait d'un si tendre amour, il ne l'épargna pas, pour montrer à quel point il était docile aux ordres du Seigneur. Si vous dites que le patriarche agit ainsi parce que Dieu le lui avait commandé, je vous répondrai que vous avez également un précepte par lequel il vous est dé-fendu de vous abandonner au chagrin, à l'occasion de ceux qui dorment dans la tombe. Quand on n'observe pas les devoirs les moins importants, comment observera-t-on les grands devoirs ? Ignorez-vous qu'une âme qui se laisse abattre par de telles circonstances est rejetée lorsqu'il faut accomplir des oeuvres généreuses ?
Quel est celui qui, craignant un ruisseau, osera jamais s'engager dans la mer ?
De même, celui qui pleure un mort avec tant d'amertume, pourrait-il jamais descendre dans la lice du martyre ?
Au contraire, en se montrant ferme et généreux dans de semblables épreuves, on s'achemine vers de plus nobles combats.
C'en est assez, mes frères, pour vous inspirer le mépris de la mort et confirmer en vous l'espérance de la résurrection. Je veux néanmoins mettre sous vos yeux un exemple tiré des temps anciens; aucun ne me paraît plus propre à nous consoler, et je désire que vous l'écoutiez tous du fond du coeur avec une attention soutenue. David, ce grand monarque, avait un fils qu'il aimait comme sa propre âme; cet enfant étant frappé d'une grave maladie, le père se consumait de douleur. Quand tous les secours humains furent connus inutiles, le roi se tourna vers le Seigneur : laissant de côté toute la pompe royale, il s'assit par terre, s'enveloppa d'un cilice, ne mangeant ni ne buvant, et pendant sept jours il ne cessa de prier Dieu de lui conserver son enfant . Les anciens de la maison vinrent à lui pour le consoler et le conjurer de prendre de la nourriture, craignant qu'il ne s'exposât lui-même à mourir tout en ne s'occupant que de rappeler son enfant à la vie. Ils ne purent rien obtenir, toutes leurs instances furent inutiles; un violent amour méprise ainsi tous les dangers. Le monarque gît là dans le triste appareil du cilice, tant que son enfant demeure dans le même état; les paroles ne lui procurent aucune consolation, le besoin de manger ne le sollicite même pas : son âme ne se nourrit que de tristes pensées, la douleur est le seul aliment qui le réconforte, il n'a d'autre breuvage que ses larmes. Voilà que cependant le décret de Dieu s'accomplit, l'enfant meurt; la femme est dans la désolation, la maison tout entière pousse des gémissements plaintifs, les serviteurs sont dans l'alarme, ne sa-chant ce qui va arriver : personne n'ose annoncer au maître la mort de son enfant, tant on redoute que l'ayant si amèrement pleuré quand cet être chéri vivait encore, il ne mette fin à sa propre vie en apprenant qu'il a rendu le dernier souffle. Comme les serviteurs s'agitent et se parlent tout bas pour s'encourager ou se retenir, David a compris, il prévient une telle communication et demande si son enfant est mort. Les serviteurs ne peuvent dire le contraire, leurs larmes parlent pour eux; on accourt, on se réunit, on tremble que le père, dans l'excès de sa tendresse, n'attente à ses jours. Mais tout à coup David se lève rejetant son cilice, avec un visage riant, comme si l'on venait de lui dire que son enfant est guéri; il se rend au bain, puis au temple, il adore Dieu, il mange avec ses amis, refoulant toute plainte, ne poussant aucun soupir, la joie peinte sur la figure. La famille est dans l'étonne-ment, les amis sont frappés d'un changement aussi subit qu'insolite; ils osent enfin demander au roi comment il se fait qu'il ait tant pleuré son fils vivant et qu'il ne gémisse pas sur sa mort. Cet homme si magnanime leur répond : Tant que mon enfant était en vie, je devais m'humilier, jeûner, pleurer devant le Seigneur; car je pouvais espérer d'obtenir une prolongation de vie. Maintenant que la Volonté de Dieu s'est accomplie, ce serait une chose insensée, impie même, de briser mon âme par d'inutiles lamentations. Il ajoute : "C'est moi qui dois aller vers lui, et non lui revenir vers moi."
(
2 Sam 12,23)

Voilà un exemple de courage et de magnanimité. Si ce monarque, vivant encore sous la loi, ayant le droit dès lors, ce n'est pas assez dire, étant dans la nécessité de s'abandonner à la tristesse, a néanmoins surmonté la violence de ce sentiment, a mis de la sorte un terme à sa propre douleur comme à la douleur des siens; nous qui vivons sous le règne de la grâce, qui devons espérer la résurrection, à qui par là même cette tristesse est inter-dite, comment pouvons-nous pleurer nos morts à la façon des infidèles, nous livrer à des clameurs que la raison même con-damne et qui rappellent dans un autre sens les fureurs des bac-chantes, déchirer nos vêtements et découvrir notre poitrine, faire entendre des paroles insensées et des chants lugubres autour du corps et de la tombe des trépassés ?
je le demande encore, pour-quoi cet étalage d'habits noirs, et n'est-ce pas un trait de plus de ressemblance avec les malheureux infidèles ?
Ce sont là des emprunts faits à l'étranger, des choses qui ne nous sont pas permises; et, seraient-elles permises, elles ne conviendraient pas.
- Mais nous avons des frères et des soeurs que l'influence des parents et des voisins entraîne à de pareilles faiblesses, alors que par eux-mêmes ils seraient forts et respecteraient le précepte du Seigneur : on les accuserait de froideur et de cruauté, s'ils ne portaient pas les mêmes vêtements que les autres, s'ils ne donnaient pas le mêmes signes de douleurs extravagante.
- Quelle vanité, quelle ineptie de subir ainsi des idées fausses et qu'on ne partage pas, sans crainte de porter atteinte à la foi qu'on a reçue ! Dans une telle situation, pourquoi ne pas apprendre à raffermir son courage ?
Pourquoi ne viendrait-il pas s'instruire sur la foi, celui qui conserve quelque doute ?
Et si votre coeur, après tout, suc-combe au poids de sa douleur, pourquoi ne pas la renfermer dans le silence, au lieu de la proclamer avec cette inconsidération ?
Je veux encore vous proposer un exemple, dans le but de corriger ceux qui croient devoir pleurer de la sorte les morts, et cet exemple, je le tire de l'histoire même des païens. Il fut un prince idolâtre qui n'avait qu'un fils, objet de sa tendresse; or, comme il sacrifiait au Capitole d'après les faux rites des gentils, on vint lui annoncer que ce fils unique était mort; il ne laissa pas l'offrande qu'il avait dans ses mains; il ne versa pas une larme, il ne poussa pas un soupir. Écoutez plutôt ce qu'il répondit : Qu'on l'ensevelisse; je savais bien que j'avais engendré un fils sujet à la mort. Quelle réponse, quel courage dans ce païen ! Il n'exige pas même qu'on l'attende, il ne demande pas d'être présent à la sépulture de son fils. Que ferions-nous, mes frères, si le diable, au jour du jugement, plaçait cet homme en face de nous sous les yeux du Christ, et tenait ce langage : Celui-ci fut mon adorateur, je l'avais égaré par mes vains prestiges, en le faisant se prosterner devant des simulacres aveugles et sourds; je ne lui avais promis ni la résurrection, ni le paradis, ni le royaume céleste; et cet homme, en apprenant la mort de son fils unique, conserva le calme le plus parfait, n'interrompit pas même les cérémonies de mon culte : tandis que tes chrétiens, les fidèles, pour qui Tu es mort sur une croix, afin de leur apprendre à ne pas redouter la mort et de leur donner l'assurance de la résurrection, non seulement pleurent leurs morts, se couvrent de vêtements lugubres, mais encore refusent alors de se rendre à l'église; tes ministres eux-mêmes, les pasteurs de ton troupeau suspendent l'exercice de leur ministère, sans respect pour ta Volonté, sous le prétexte ou sous l'empire d'un deuil. Et pourquoi ?
parce que ta Voix a retiré des ténèbres du siècle, pour les rappeler à Toi, ceux que Tu as voulu.
A cela, que pourrions-nous dire, mes frères ?
Ne serons-nous pas couverts de confusion en voyant que sous ce rapport nous ne sommes pas même au niveau des infidèles ?
Et certes, ce serait à l'infidèle de pleurer; car, ne connaissant pas Dieu, dès qu'il meurt il va droit aux éternel supplices. Le juif aussi doit pleurer, puisqu'il a voué son âme à la damnation en refusant de croire au Christ. Il faut encore déplorer le sort de nos catéchumènes, si, par leur défaut de foi ou par la négligence du prochain, ils quittent la vie sans avoir reçu le baptême. Quant à celui qui meurt sanctifié par la grâce, marqué du signe de la foi, ou bien après une confession sincère, ou bien avec l'innocence justement présumée, il faut le proclamer heureux, non le pleurer et l'accompagner d'amers regrets et de larmes intarissables; que nos regrets du moins soient modérés, puisque nous savons que nous aurons à le suivre dans le temps marqué par la divine sagesse.
Essuies donc tes pleurs, suspends tes soupirs, refoule tes gémissements, ô fidèle; au lieu de cette tristesse, aie celle qui est selon Dieu et qui sait accomplir le salut sur une base solide, comme parle le bienheureux Paul; c'est du regret de nos fautes qu'il s'agir. Sonde tous les replis de ton coeur, interroge ta conscience, et, si tu y trouves quelque sujet de repentir, ce que tu trouveras infailliblement étant homme, gémis dans la confession, verse des larmes dans la prière; voilà une mort dont tu dois être en souci, le châtiment de ton âme; pleure sur tes péchés, et dis avec David : "Je connais mon iniquité, et mon péché est toujours devant moi." (
Ps 50,5)

Tu n'éprouves plus de la sorte les mêmes terreurs au sujet de ton corps, qui sera du reste rétabli dans un état, meilleurs, sur l'ordre même de Dieu et quand le moment sera venu. Vois comment la divine parole embrasse ce double objet : "L'heure vient où les morts qui sont dans leurs tombes ressusciteront."
(
Jn 5,28) Voilà pour nous donner la sécurité, pour nous inspirer le mépris de la mort. Quelle est la suite du teste ? "Ceux qui ont fait le bien ressusciteront pour entrer dans la vie; ceux qui ont fait le mal ressusciteront pour subir leur jugement."  Telle est la différence que présentera le spectacle de la résurrection. Toute chair, du moins toute chair humaine, doit nécessairement ressusciter; mais l'homme de bien ressuscitera pour vivre, et le méchant pour souffrir, selon cette autre parole : "Voilà pourquoi les impies ne ressusciteront pas pour être jugés comme les justes, ni les pécheurs pour être admis dans leurs rangs."
(
Ps 1,5)


Si nous ne voulons donc pas ressusciter pour être condamnés, repoussons cette tristesse que la mort nous cause, et n'admettons dans nos coeurs que celle dont la pénitence est le principe, appliquons-nous aux bonnes oeuvres, faisons des progrès dans la vertu. Que la pensée de ce deuil et la vue de ce cadavre nous rappellent seulement que nous sommes mortels; c'est une leçon qui ne nous permettra pas de négliger notre salut, tant que nous sommes dans la possibilité de l'opérer, soit en nous élevant à des oeuvres plus parfaites et plus fructueuses, soit en nous corrigeant si nous nous étions égarés; de peur que, surpris tout à coup par la mort, nous demandions vainement le temps de faire pénitence, nous voulions alors répandre des aumônes et satisfaire pour nos péchés, sans pouvoir obtenir de réaliser cette inspiration tardive.
Après avoir vu, mes frères, la commune loi de la mort, la défense portée contre les larmes, la fragilité des anciens, auxquels n'était pas encore donnée la vertu du christianisme; après avoir clairement entendu le mystère du Sauveur et les enseignements des apôtres touchant la résurrection; après avoir rappelé les Actes des apôtres eux-mêmes et les souffrances des martyrs, puis encore l'exemple de David et celui même d'un idolâtre; après avoir enfin compris qu'il est deux sortes de tristesse, l'une nuisible et l'autre avantageuse, l'une qui perd et l'autre qui sauve; après avoir recueilli tout cet enseignement, qu'avons-nous à faire autre chose, mes frères, que de rendre grâces à Dieu notre Père, et de Lui dire : "Que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel !"
(
Mt 6,10) Tu nous as donné la vie, Tu as décrété la mort; tu nous introduis dans le monde, Tu nous en retires, et, quand Tu nous rappelles, c'est encore pour nous conserver la vie; car rien ne périt pour ceux qui T'appartiennent, et Tu nous assures qu'un cheveu ne tombera pas même de leur tête sans ta permission. (
Luc 21,18)


"Tu leur enlèveras le souffle, et ils seront frappés de mort, et ils retourneront dans la terre d'où ils sont sortis;" mais aussi "Tu enverras ton Esprit, et ils seront de nouveau créés, et Tu renouvelleras la face de la terre."
(
Ps 103,29-30)


Voilà des paroles, chrétiens, dignes d'une bouche fidèle, voilà le remède qui procure la guérison : si nous l'appliquons à l'oeil de notre âme, et pour le déterger, et pour l'oindre, non seulement nous n'éprouverons pas la cécité qui provient du désespoir, mais encore nous écarterons les nuages que répand la tristesse; bien mieux, nous verrons toutes choses avec beaucoup plus de perspicacité, et nous dirons avec Job, ce grand modèle de patience : "Le Seigneur me l'avait donné le Seigneur me l'a ravi; tout s'est fait selon son bon plaisir.

Béni soit le Nom du Seigneur," (
Job 1,21)

dans les siècles des siècles. Amen.

- Jean Chrysostome

EST-CE QUE TON NOM EST INSCRIT DANS LE LIVRE DE VIE DE L'AGNEAU?


Le jour où j'ai accepté Jésus dans ma vie, moi qui avait peur de la mort, j'ai eu la certitude que j'avais la vie éternelle(Jean 3v16).

Dans l'apocalypse 21v22, il est écrit :
Je ne vis point de temple dans la ville; car Le Seigneur Dieu tout puissant
est son temple, ainsi que l'agneau. La ville n'a besoin ni de soleil ni de lune
pour l'éclairer; car la gloire de Dieu l'éclaire, et l'agneau est son flambeau. Les
nations qui auront été sauvées marcheront à sa lumière, et les rois de la terre
y apporteront leur gloire. Ses portes ne se fermeront point le jour, car là il n'y
aura point de nuit. On y apportera la gloire et l'honneur des nations. Il n'entrera
chez elle rien de souillé, ni personne qui se livre à l'abomination et au mensonge;
IL N'ENTRERA QUE CEUX QUI SONT ECRITS DANS LE LIVRE DE VIE DE L'AGNEAU.

Puis dans Apocalypse 3 v5
Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n'effacerai point son NOM
DU LIVRE DE VIE, et je confeserai son nom devant mon Père et devant ses anges




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MessagePosté le: Sam 3 Mai - 12:37 (2008)    Sujet du message: La mort et la résurrection Répondre en citant


La résurrection
Ecclésiaste 3.11 (Dieu)

Il fait toute chose belle en son temps ; même il a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité.
Dieu a mis dans le cœur de l’homme la pensée de l’éternité, nous sentons dans notre âme que tout n’est pas fini après la mort, preuve en est faite car bien que les hommes ne sont pour la plupart pas pratiquants ; nous les voyons pour les uns ou pour les autres quelque soit sa religion, aller dans les lieux de culte lors d’une naissance de leur enfant, lors d’un mariage, ou le jour d’un ensevelissement ou lors de grandes fêtes religieuses. Dieu dans sa perfection a rendu notre être intérieur sensible pour que nous puissions nous préparer à l’éternité.


1 Corinthiens 15.32 « Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons. »
Si les morts ne ressuscitent pas, cela signifie qu’il n’y a point d’espérance pour nous être humain, que tout est fini après la mort, et que notre supériorité aux animaux est vaine et notre passage sur terre de peu d’utilité, avec souvent si peu de joie ; cependant nous avons un désir de bonheur au fond de notre être, un désir d’un bonheur durable éternel parfait.


La résurrection des justes et des injustes

Actes 24.14-16 (Paul parlant au gouverneur Félix)
Je t’avoue bien que je sers le Dieu des mes pères selon la voie qu’ils appellent une secte, croyant tout ce qui est écrit dans la loi et les prophètes, et ayant en Dieu cette espérance, comme ils l’ont eux-mêmes, qu’il y aura une résurrection des justes et des injustes. C’est pourquoi je m’efforce d’avoir constamment une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes.
Tous les hommes doivent ressusciter : Les méchants et les bons, ceux qui sont justifiés par Dieu et aussi ceux qui meurent sans se repentir.


Daniel 12.2-3 Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle, ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice à la multitude brilleront comme les étoiles à toujours et à perpétuité.
Ces versets de Daniel nous parlent de deux résurrections : L’une pour l’humiliation et la honte et l’autre qui est pour la gloire éternelle. La mort est comparée dans la bible à un sommeil dont on en sort par la résurrection.


Jean 11.11-14 (Jésus s’adressant à ses disciples) Après ces paroles, il leur dit : Lazare, notre ami dort ; mais je vais le réveiller. Les disciples lui dirent : Seigneur, s’il dort, il sera guéri. Jésus avait parlé de sa mort, mais ils crurent qu’ils parlaient de l’assoupissement du sommeil. Alors Jésus leur dit ouvertement : Lazare est mort.


L’âme est immortelle 1 Thessaloniciens 5.23 Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entier, et que tout votre être, l’Esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ.
Notre être est composé de trois parties bien distinctes : L’esprit, l’âme et le corps. Le corps est mortel, tandis que l’esprit et l’âme sont immortels. Notre être intérieur composé de l’esprit et de l’âme quitte notre corps le jour de notre mort.


Matthieu 10.28 Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne.
L’âme et l’esprit forment un tout inséparable immortel désignant notre être intérieur qui est tantôt appelé l’âme ou l’esprit dans la Bible. L’âme est indestructible.


Matthieu 22.31-32 (Jésus a dit)
Pour ce qui est de la résurrection des morts, n’avez-vous pas lu ce que Dieu a dit : Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob ? Dieu n’est pas Dieu des morts mais des vivants.
Abraham était décédé plusieurs siècles avant Moïse. Ces versets nous montrent encore une fois l’immortalité de l’âme des défunts. Dieu s’adressant à Moïse lui dit : Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. Moïse vécut environ 1300 ans avant Jésus-Christ. Ceux qui sont appelés vivants par Dieu sont ceux qui ont reçu la vie divine et sont en communiants avec Dieu. Quant aux autres défunts, leur âme est privée de la vie divine.


Dieu est tout puissant

Hébreux 11.17-19
C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, et à qui il avait été dit : En Isaac sera nommé pour toi une postérité. Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts : Aussi le recourra-t-il par une sorte de résurrection.
Abraham obéit à Dieu sans discuter, il allait offrir son fils Isaac en sacrifice comme Dieu le lui a ordonné car il savait que Dieu est tout puissant même pour ressusciter les morts. Dieu l’arrêta avant qu’il ne tue Isaac. Abraham offrit à Dieu en sacrifice un bélier qui se trouvait à proximité retenu par les cornes à un buisson à la place d’Isaac, son fils. Dieu a créé l’univers du néant, il n’y a rien de trop difficile pour Dieu. Il créa Eve d’une côte d’Adam. En premier, il fit Adam de la poussière de la terre.


Romains 4.17 « …Dieu qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient »


La résurrection de nos ancêtres

Nos lointains ancêtres, comment vont-ils ressusciter ? diront certaines personnes ; Adam, Eve, Abel, Caïn, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Esaü, Moïse, Job, David, etc... , puisqu'ils sont devenus poussière. Dieu est illimité dans son pouvoir. En chimie, on dit : Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme. La glace se change en eau ; l'eau en vapeur. D'un corps solide, on arrive à un corps gazeux. Dieu pourra réunir cette matière qui s'est répandue dans le monde et la transformer. Un physicien, Charles Normann a dit : La matière toute entière se réduit à des granules impondérables d'électricité. Ce qui veut dire que le devenir de la matière est imprévisible.


Comment les morts ressuscitent-ils ?


1 Corinthiens 15.35-38
Mais quelqu'un dira : Comment les morts ressuscitent-ils, et avec quel corps viennent-ils ? Insensé ! Ce que tu sèmes ne reprend point vie, s'il ne meurt. Et ce que tu sèmes, ce n'est pas le corps qui naîtra; c'est un simple grain, de blé peut-être, ou de quelque autre semence ; puis Dieu lui donne un corps comme il lui plait, et à chaque semence, il donne un corps qui lui est propre.
Dieu nous parle par la nature pour nous faire comprendre la résurrection. Le grain de blé doit mourir à sa forme de grain pour revivre et produire l'herbe qui a une autre forme, ensuite il y aura l'épi. La nature nous instruit de diverses manières: Par exemple, avec les saisons, l'automne où les feuilles tombent d'un grand nombre d'arbres; en hiver, tout semble mort et triste, même les oiseaux se sont tus; au printemps, tout reprend vie, les fleurs s'épanouissent, les oiseaux chantent, le soleil brille plus fort, les arbres se recouvrent de feuilles.


Les différents corps

1 Corinthiens 15.39
Toute chaire n'est pas la même chair; mais autre est la chair des hommes, autre celle des quadrupèdes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons.
Il y a une grande différence entre les espèces d'animaux. La Bible nous parle de différents corps d'animaux pour nous amener à nous parler du corps de la résurrection qui sera bien différent de celui que nous avons actuellement puisqu'il sera immortel. Les insectes nous surprennent car ils ont, pour la plupart, une double vie, car ils se métamorphosent. L'asticot devient pupe puis mouche, le couvain devient nymphe puis abeille, la chenille devient chrysalide puis papillon. Ainsi, les larves transformées au dernier stade sont appelées des insectes parfaits. En voyant ces animaux, nous pouvons avoir une petite idée de ce qui nous attend. Il y a aussi les batraciens qui ont une existence aquatique en premier lieu, puis devenus adultes, une autre partie de leur vie sera aérienne sur la terre ferme, la plupart du temps. Le têtard ressemble au poisson, respire sous l'eau, puis les pattes poussent et, petit à petit, devient grenouille.


1 Corinthiens 15.47-48
(Adam) Le premier homme, tiré de la terre, est terrestre; le second homme est du ciel. (Jésus ressuscité) Tel est le terrestre, tels sont aussi les terrestres ; et, tel est le céleste, tels sont aussi les célestes. Et de même que nous avons porté l'image du terrestre, nous porterons aussi l'image du céleste.
Nous avons un corps terrestre, nous aurons un corps céleste. Le corps terrestre est rattaché à tout ce qu'il y a sur terre, il a besoin des produits de la terre pour se nourrir, de l'eau pour s'abreuver, de l'air pour respirer, du soleil pour s'éclairer et se chauffer. Le corps céleste n'aura plus besoin des choses matérielles de notre terre, il sera parfait pour l'éternité, il sera fait pour la nouvelle terre et le nouveau ciel que Dieu va créer.


Le corps animal et le corps spirituel

1Corinthiens 15.44-46
Il est semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel. C’est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant. Mais ce qui est spirituel n’est pas le premier, c’est ce qui est animal; ce qui est spirituel vient ensuite.
Animal : du latin anima “souffle de vie” anima en latin veut dire âme.
Spirituel : veut dire conduit par le Saint-Esprit selon le sens biblique.
Le corps animal signifie qu’il est dirigé par l’âme c’est-à-dire par notre intelligence principalement. Ceux qui sont nés de nouveau ne sont pas en permanence dirigés par le Saint-Esprit, ils prennent les décisions eux-mêmes suivant leur logique, leur intelligence, leurs connaissances du bien et du mal, leur instinct naturel. Le corps spirituel sera dirigé par notre esprit qui lui sera parfaitement en harmonie avec le Saint-Esprit. Il n’y aura plus alors le moindre décalage entre nous et Dieu. Le corps céleste, c’est le corps spirituel.


Notre corps sera incorruptible

1 Corinthiens 15.42-44
Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Le corps est semé corruptible ; il ressuscite incorruptible; il est semé méprisable, il ressuscite glorieux ; il est semé infirme, il ressuscite plein de force.
Il n’y a que des avantages avec le corps de résurrection pour ceux qui ont mis leur confiance en Jésus leur Sauveur. Le corps de résurrection sera immortel, incorruptible, notre corps mortel est comparé à une semence mise en terre qui doit germer en puissance de vie. Il est semé méprisable car nous sommes faibles physiquement et, en rapport au péché, il nous arrive aussi quelque fois de n’avoir pas la victoire. Nous ne pouvons pas échapper à la maladie, à la fatigue, aux souffrances, au vieillissement et à la mort. Notre corps ressuscitera plein de force; plus de maladie, plus d’imperfection, plus de souffrance, on ne péchera plus, plus de tentation, plus de mort. Quel bonheur pour ceux qui sont purifiés par le sang de Jésus.


1 Jean 1.7
“Le sang de Jésus son fils nous purifie de tout péché.”


Apocalypse 1.18 (Jésus dit : )
Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles.
Jésus est ressuscité pour toujours avec un corps immortel, spirituel, céleste.


Philipiens 3.20-21
Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toute chose.
Jésus le Sauveur de notre âme doit aussi venir sauver notre corps. il a le pouvoir en tant que Seigneur et créateur de faire revivre les morts, même ceux dont il ne reste que des atomes dispersés dans la poussière de la terre. Notre corps alors sera semblable au corps de résurrection du Seigneur Jésus. Un savant disait certaines cellules de notre corps ne meurent jamais.


Les différents éclats

1 Corinthiens 15.40-42
Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres, autre est l’éclat des corps célestes, autre celui des corps terrestres. Autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune et autre l’éclat des étoiles ; même une étoile diffère en éclat d’une autre étoile. Ainsi en est-il de la résurrection des morts.
Les astres ont différents éclats de luminosité de même le corps des croyants resplendiront de la lumière et de la gloire divine.


Daniel 12.2-3
Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle, ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice à la multitude brilleront comme les étoiles à toujours et à perpétuité.
Le corps de résurrection des inconvertis n’auront pas d’éclat puisqu’ils sont privés de la gloire de Dieu ; par contre, les croyants resplendiront de différents éclats suivants leur marche avec Dieu ici bas, certains resplendiront comme le soleil d’autres beaucoup moins comme les étoiles ou comme la lune, toute proportion gardée.


Apocalypse 1.12-18 (l’apôtre Jean a une vision de Jésus)
Je me retournerai pour connaître quelle était la voix qui me parlait. Et après m’être retourné, je vis sept chandeliers d’or, et, au milieu des sept chandeliers, quelqu’un qui ressemblait à un fils d’homme, vêtu d’une longue robe, et ayant une ceinture d’or sur la poitrine. Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme la neige ; ses yeux étaient comme une flamme de feu; ses pieds étaient semblables de l’airain ardent, comme s’il eût été embrasé dans une fournaise et sa voix était comme le bruit de grandes eaux. Il avait dans sa main droite sept étoiles. De sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants ; et son visage était comme le soleil lorsqu’il brille dans sa force.
Lorsque Jésus est apparu aux disciples après sa résurrection, il n’avait pas d’éclat. Sur le chemin d’Emmaüs, Jésus ressuscité apparaît à deux disciples qui le prirent pour un prophète. Il apparut de même sans éclat pour tous ceux qui l’ont vu durant quarante jours. Ici l’apôtre Jean voit Jésus dans sa gloire tel qu’il sera durant l’éternité et probablement une grande partie du temps pendant son règne sur la terre.


Matthieu 17.1-2 Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère et ils les conduisait à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.
Jésus fut transfiguré devant trois de ses disciples avant sa mort et sa résurrection : Tel qu’il apparaît après son ascension dans l’apocalypse.


Exode 34.29-30 Moïse descendit de la montagne de Sinaï, ayant les deux tables du témoignage dans sa main, en descendant de la montagne ; et il ne savait pas que la peau de son visage rayonnait, parce qu’il avait parlé à l’Eternel. Aaron et tous les enfants d’Israël regardèrent Moïse ; et voici la peau de son visage rayonnait ; et ils craignaient de s’approcher de lui.
Moïse aussi a eu de son vivant son visage lumineux un certain temps.


Dieu ressuscita une branche d’amandier

Nombres 17.6-8
Moïse parla aux enfants d’Israël ; et tous leurs princes lui donnèrent une verge, selon les maisons de leurs pères, soit douze verges ; la verge d’Aaron était au milieu des leurs. Moïse déposa les verges devant l’Eternel, dans la tente du témoignage, voici, la verge d’Aaron, pour la maison de Lévé, avait fleuri, elle avait poussé des boutons, produit des fleurs et mûri des amandes.
Dieu redonna la vie à un bâton de berger qui devait être mort depuis longtemps, non seulement cela mais il a poussé des bourgeons, des fleurs et des amendes mûres en moins de vingt-quatre heures . Cela nous démontre la toute puissance de Dieu.


Jésus et les prémices de ceux qui sont morts

1 Corinthiens 15.20
Mais maintenant, Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui sont morts.
Jésus est le premier fruit de la résurrection étant ressuscité le premier dans un corps immortel.


Matthieu 27.51-53 Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres s’ouvrirent et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent. Etant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus. Ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes.
Jésus fut le premier a ressuscité avec un corps incorruptible, peu de temps après plusieurs des saints ressuscitèrent avec un corps immortel, cela nous est précisé par la phrase : Etant sortis des sépulcres après la résurrection de Jésus ; pour bien nous montrer que Jésus est les prémices de ceux qui sont morts. Sans cela, cette précision fut inutile car il y a eu plusieurs résurrections dans l’ancien testament et Jésus lui-même a ressuscité plusieurs morts, la différence cependant est grande car ces morts dont nous venons de parler sont ressuscités avec un corps de chair et sont morts une deuxième fois.


Apocalypse 1.4-5 Jean, aux sept églises qui sont en Asie : Que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était et qui vient ; et de la part de Jésus-Christ, le témoin-fidèle, le premier-né des morts et le prince des rois de la terre !
Jésus est appelé le premier-né des morts.


Colosiens 1.17-20 (Jésus) Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. Il est la tête du corps de l’église ; il est le commencement , le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui ; il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix.


Hébreux 12.22-24 Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.
Nous avons ici une vision des choses célestes. Ceux qui sont ressuscités, juste après Jésus sont appelés les premiers-nés inscrits dans les cieux ; ceux-là sont les prémices, les premiers-nés d’entre les morts, Jésus est le premier des prémices. On peut faire la différence entre ceux qui sont au ciel mais pas encore ressuscités, ils sont appelés les esprits des justes parvenus à la perfection. Ce petit nombre de ressuscités donne encore plus de force à la résurrection car il y a les témoins qui les ont vu dans Jérusalem. Certain pourrait dire il est normal que Jésus soit ressuscité car il était sans péché ; mais nous, nous ne sommes pas parfaits. Cependant Dieu nous appelle des saints dans les écritures, ces hommes morts dans la foi et ressuscités étaient de la même nature que nous qui sommes justifiés par le sang de Jésus.


Les possibilités du nouveau corps

Jean 20.26-28
Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées se présenta au milieu d’eux et dit : La paix soit avec vous ! Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, crois-moi. Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu as cru.
Jésus pouvait traverser la matière avec son nouveau corps car les portes de cette maison étaient fermées, il pouvait parler comme un homme normal, on pouvait le toucher. Donc, notre nouveau corps sera comme s’il était matériel dans certains cas et immatériel dans d’autres cas.


Luc 24.13-16 Et voici, ce même jour, deux disciples allaient à un village nommés Emmaüs, éloigné de Jérusalem de soixante stades ; et ils s’entretenaient de tout ce qui s’était passé. Pendant qu’ils parlaient et discutaient, Jésus s’approcha et fit route avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.


Actes 1.9-11 Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent, et dirent : hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel.
Jésus pouvait marcher sur terre comme s’il avait besoin de l’attraction terrestre et échapper à l’attraction terrestre en s’élevant dans les airs au quarantième jour après sa résurrection.


Luc 24.28-31 (Sur le chemin d’Emmaüs)
Lorsqu’ils furent près du village où ils allaient, il parut vouloir aller, plus loin. Mais ils le pressèrent en disant : reste avec nous, car le soir approche, le jour est sur son déclin. Et il entra, pour rester avec eux, il prit le pain ; et après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent ; mais il disparut de devant eux.
Jésus pouvait apparaître et disparaître, être visible et invisible.





Luc 24.36-42 (Jésus apparaît aux disciples)
Tandis qu’ils parlaient de la sorte, lui-même se présenta au milieu d’eux et leur dit : La paix soit avec vous ! Saisis de frayeur et d’épouvante, ils croyaient voir un esprit. Mais il leur dit : Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi pareilles pensées s’élèvent-elles dans vos cœurs ? Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi ; touchez-moi et voyez ; un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’ai. Et en disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds. Comme dans leur joie, ils ne croyaient point encore, et qu’ils étaient dans l’étonnement, il leur dit : Avez-vous ici quelque chose à manger ? Ils lui présentèrent du poisson rôti et un rayon de miel. Il en prit, et il mangea devant eux.
Jésus bien que devenu immortel pouvait manger, il mangea du poisson rôti et un rayon de miel. Ses disciples n’ont pas rêvés car ils ont vu la nourriture disparaître devant leurs yeux.


Actes 10.39-41 (Pierre raconte)
Nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l’ont tué, en le pendant au bois, Dieu l’a ressuscité le troisième jour, et il a permis qu’il apparût, non à tout le peuple, mais aux témoins choisis d’avance par Dieu, à nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu’il fut ressuscité des morts.
Jésus a mangé avec ses disciples. Ce fait s’est au moins produit deux fois puisqu’il est précisé dans ce texte qu’il avait mangé et but avec eux tandis que la première fois il avait seulement mangé devant eux. Ceux qui doutent peuvent penser que l’imagination des disciples leur a joué un tour, qu’ils ont eu une vision ; qu’ils ont rêvé. A la rigueur, on peut se tromper une fois et croire qu’on s’est illusionné mais on ne peut se tromper plusieurs fois, car Jésus n’a pas été vu par un seul disciple mais par plusieurs et plusieurs fois.


Jean 21.4-6
Le matin étant venu, Jésus se trouva sur le rivage ; mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Jésus leur dit : Enfants, n’avez-vous rien à manger ? Ils lui répondirent : Non. Il leur dit : Jetez le filet du côté droit de la barque et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons.


Jean 21.9-14
Lorsqu’ils furent descendus à terre ; ils virent des charbons allumés, du poisson dessus et du pain. Jésus leur dit : Apportez les poissons que vous venez de prendre. Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons ; et quoiqu’il y en eût tant, le filet ne se rompit point.. Jésus leur dit : Venez manger. Et aucun des disciples n’osait lui demander : Qui es-tu ? sachant que c’était le Seigneur. Jésus s’approcha, prit le pain et leur en donna. Il fit de même avec le poisson. C’était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu’il était ressuscité des morts.
Jésus se trouvant sur le rivage n’est pas reconnu par ses disciples, il apparaît à leurs yeux comme un homme quelconque. Il y a eu une pêche miraculeuse telle que les disciples avaient déjà vécu, mentionné dans l’évangile de Luc au chapitre 5.Cette nouvelle pêche miraculeuse a permis à l’apôtre Jean de reconnaître que Jésus était intervenu. Jésus a fait encore plusieurs miracles de création ce jour-là il créa du poisson et du pain, car les disciples n’avaient rien à manger, et comme il est mentionné qu’ils virent des charbons allumés cela indique qu’il n’y en avait pas avant et que Jésus a aussi créé les charbons et produit le feu, de plus le filet ne se rompit pas malgré la grande quantité de poissons. Les disciples furent convaincus que c’était le Seigneur.


1 Corinthiens 15.3-9
Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures ; qu’il a été enseveli, qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les écritures ; et qu’il est apparu à Céphas, puis au douze. Ensuite il est apparu à plus de cinq cent frères, à la fois, dont la plupart sont encore vivants et dont quelques uns sont morts. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. Après eux tous , il m’est aussi apparu à moi, comme à l’avorton, car je suis le moindre des apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté l’église de Dieu.
Jésus est apparu un grand nombre de fois pendant quarante jours à ses apôtres et à cinq cent disciples à la fois. Tout ceci prouve bien que la résurrection de Jésus est bien réelle, et que les disciples n’ont pas rêvés.


Apocalypse 7.16-17 (Les rachetés de l’Eternel)
« … ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. Car l’Agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »
Nous n’aurons plus besoin de manger et de boire dans l’éternité, il n’y aura plus de souffrance, plus de larme pour les élus de Dieu. Dans certaines circonstances, il nous sera possible de manger et de boire, c’est ce que nous ferons avec Jésus en souvenir de la pâque, de sa mort expiatoire.


Matthieu 26.26-29
Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain ; et après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe ; et après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous car ceci est mon sang, le sang de l’alliance qui est répandue pour plusieurs, pour la rémission des péchés. Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père.


Luc 22.14-16
L’heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui. Il leur dit : J’ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir ; car je vous le dit, je ne la mangerai plus jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu.


Apocalypse 22.3-5
Il n’y aura plus d’anathème. Le trône de Dieu et de l’agneau sera dans la ville ; et ses serviteurs le serviront et verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. Il n’y aura plus de nuit ; et ils n’auront besoin ni de lampe ne de lumière, parce que le Seigneur Dieu les éclairera. Et ils règneront aux siècles des siècles.
Avec notre corps nous ne pouvons pas voir Dieu. Avec le corps de résurrection, nous verrons Dieu face à face, tel est le privilège des anges. Nous ne pourrons plus pécher, puis qu’il est dit :Il n’y aura plus d’anathème. Nous n’aurons plus besoin de dormir, car il n’y aura plus de fatigue, donc plus de nuit, notre corps sera alors éclairé par la lumière divine.


Apocalypse 21.1-4
Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus. Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. Et j’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.
Le nouveau ciel et la nouvelle terre correspondent au corps de la résurrection que les croyants auront. La mer n’était plus, car nous n’aurons plus besoin d’eau. Tout ce que nous connaissons actuellement : les larmes, la souffrance et le deuil n’existeront plus. Quel merveilleux avenir Dieu nous a préparé.


Apocalypse 21.22-24
Je ne vis point de temple dans la ville ; car le Seigneur Dieu tout puissant est son temple, ainsi que l’agneau. La ville n’a besoin ni du soleil ni de la lune pour l’éclairer ; car la gloire de Dieu l’éclaire, et l’agneau est son flambeau. Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire.
Dieu est lumière, la lumière de notre âme, mais aussi lumière réelle. Le soleil et la lune seront inutiles, c’est le Seigneur qui nous éclairera.


Esaïe 35.10
Les rachetés de l’Eternel retourneront, ils iront à Sion avec chants de triomphe, et une joie éternelle couronnera leur tête ; l’allégresse et la joie s’approcheront, la douleur et les gémissements s’enfuiront.
Ces versets nous parlent de la joie extraordinaire qui sera le partage des croyants pendant le règne de Jésus sur terre, à combien plus forte raison sera la nôtre lorsque nous serons dans le nouveau ciel et la nouvelle terre avec notre corps transformé.


Matthieu 22.29-30 ( Jésus parlant à des Saducéens)
« Jésus leur répondit : Vous êtes dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les écritures ni la puissance de Dieu. Car à la résurrection, les hommes ne prendront point de femmes, ni les femmes de maris, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel. »
A la résurrection, nous serons comme les anges qui ne se marient pas . Le mariage étant une chose normale pour la reproduction de l’espèce humaine, prendra fin pour les sujets du règne de Jésus à la fin du monde, Dieu ayant achevé l’humanité.


Marc 16.9-13
Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut d’abord à Marie de Magdala, de laquelle, il avait chassé sept démons. Elle alla en porter la nouvelle à ceux qui avaient été avec lui, et qui s’affligeaient et pleuraient quand ils entendirent qu’il vivait, et qu’elle l’avait vu, ils ne le crurent point. Après cela, il apparut sous une autre forme à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne, ils revinrent l’annoncer aux autres qui ne le crurent pas non plus.
Jésus apparu sous deux formes différentes à ses disciples ; mais toujours avec un corps de forme humaine, puisque dans l’éternité le corps des rachetés auront de l’éclat, il y a donc au moins trois possibilités. On peut aussi penser que l’éternité nous réserve bien des surprises car Dieu nous révèle que les points essentiels pour notre vie ici bas.


Deux hommes ne sont pas morts


Genèse 5.22-24
Hénoc, après la naissance de Metuschélah, marcha avec Dieu trois cent ans ; et il engendra des fils et des filles. Tous les jours d’Hénoc furent de trois cent soixante-cinq ans. Hénoc marcha avec Dieu ; puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit.


2 Rois 2.9-11
Lorsqu’ils eurent passé, Elie dit à Elisée : Demande ce que tu veux que je fasse pour toi. Elisée répondit : Qu’il y ait sur moi, je te prie, une double portion de ton esprit ! Elie dit : Tu demandes une chose difficile. Mais si tu me voies pendant que je serai enlevé d’avec toi, cela ne t’arrivera ainsi, sinon, cela n’arrivera pas. Comme ils continuaient à marcher en parlant, voici, un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent l’un de l’autre, et Elie monta au ciel dans un tourbillon.
Deux hommes ne sont pas morts, Hénoc et Elie, faisant exception à la règle : « tu es poussière et tu retourneras dans la poussière ». Le plan initial de Dieu était que l’homme ne meurt pas, qu’il soit enlevé au ciel après un temps de préparation et de communion avec Dieu. Aucun homme ne peut être au ciel dans la présence de Dieu avec un corps charnel par conséquent il a fallu que leur corps soit changé en un corps incorruptible tel que le sera notre corps de la résurrection.


1 Corinthiens 15.50
Ce que je dis, frère, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité.
Avec notre corps mortel, nous ne pouvons être dans le royaume de Dieu, il nous faut un nouveau corps, un corps spirituel incorruptible.



L’enlèvement de l’église


1 Corinthiens 15.51-53
Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité.
De la manière que Jésus est ressuscité des morts puis est monté au ciel. Les morts dans la foi en Jésus ressusciteront à la dernière trompette et les véritables chrétiens vivants seront changés en un clin d’œil et iront ensemble auprès de Dieu.


1 Thessaloniciens 4.16-17
Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Et ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur les nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles.
Jésus revient dans un premier temps dans les airs, alors les morts en Christ ressuscitent un bref instant avant que les croyants vivants soient transformés avec un corps spirituel. Tous ensemble transformés en un clin d’œil monterons à la rencontre du Seigneur.


Daniel 12.1-2
En ce temps-là se lèvera Micaël, le grand chef, le défenseur des enfants de ton peuple ; et ce sera une époque de détresse, telle qu’il n’y en a point eu depuis que les nations existent jusqu’à cette époque. En ce temps-là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre seront sauvés. Plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour l’opprobre, pour la honte éternelle.
Micaël en hébreux veut dire semblable à Dieu, il désigne Jésus qui est parfaitement semblable à Dieu son Père, et de même nature. Il ne s’agit pas de l’archange Michel dont le nom veut dire aussi semblable à Dieu, mais qui est une créature de Dieu, alors que Jésus est le créateur. Ici, il est dit qu’il est le défenseur des enfants d’Israël. Jésus ou Micaël se lèvera ; sous-entendu de son trône pour venir régner sur cette terre pendant 1000 ans. Dans la deuxième étape de son retour, il posera ses pieds sur la montagne des Oliviers à ce moment ressusciteront les martyrs de la foi qui sont morts pendant la grande tribulation, ceux-ci feront alors partie de l’église et régneront sur cette terre. Il y a donc deux résurrections des croyants. La première lorsque Jésus revient dans les airs et la seconde lorsqu’il revient sur terre. Les incrédules ressusciteront à la fin du monde pour être jugés et jetés dans l’étang de feu.

Jean 5.25
En vérité, je vous le dit, l’heure vient et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l’auront entendue vivront.


Jean 5.28-29
Ne vous étonnez pas de cela ; car l’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement.
Les paroles de Jésus nous montrent combien il est sérieux de prendre la bonne voie qui nous mènera au bonheur éternel et de nous repentir pendant qu’il en est encore temps.


Le corps des inconvertis


Matthieu 8.11-12
Or, je vous déclare que plusieurs viendront de l’Orient et de l’Occident, et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux. Mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Les inconvertis souffriront dans leur nouveau corps et seront dans la tristesse, puisqu’il y aura des pleurs et des grincements de dents. Ils ne pourront voir Dieu, ils seront dans les ténèbres.


1 Corinthiens 6.19-20
Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous même ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifier donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu.
Ces Corinthiens avaient reçu le Saint-Esprit et devaient glorifier Dieu dans leur corps et leur esprit. Le corps des injustes sera vide ayant rejeté le Saint-Esprit. Ils ressentiront un manque que rien ne pourra combler, notre corps étant créé pour être habité par Dieu. Il est appelé le temple du Saint-Esprit.


Matthieu 25.41
Ensuite, il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits ; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.
A la fin du monde, les morts non repentis, ressusciteront pour être jugés et jetés dans l’étang de feu.


Apocalypse 20.13-15
La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux, et chacun fut jugé selon ses œuvres. Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l’étang de feu. Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu.
La bible nous montre le triste sort des condamnés, c’est l’étang de feu.


Hébreux 3.7
« C’est pourquoi, selon ce que dit le Saint-Esprit : Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. »
Dieu nous parle par sa parole et par le Saint-Esprit, afin que notre cœur soit attentif, pour ne pas refuser la grâce merveilleuse de Dieu. Demain ne nous appartient pas, c’est aujourd’hui le jour favorable, le jour du salut.


Matthieu 5.8
Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu.


Le grand triomphe


Psaume 16.8-11
J’ai constamment l’Eternel sous mes yeux ; quand il est à ma droite, je ne chancelle pas. Aussi mon cœur est dans la joie, mon esprit dans l’allégresse, et mon corps repose en sécurité. Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption. Tu me feras connaître le sentier de la vie ; il y a d’abondantes joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite.
Jésus a triomphé du péché, de Satan, de la mort, et du séjour des morts. Comme tous les hommes de l’Ancien Testament, Jésus est allé dans le séjour des morts mais il est ressuscité le troisième jour, le Dimanche matin de Pâques.


Apocalypse 1.18
Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts.
Jésus a pris les clefs de la mort et du séjour des morts, la mort et le séjour des morts n’ont plus aucun pouvoir sur lui.






1 Thessaloniciens 4.13-14
Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n’ont point d’espérance. Car nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts.
Certaines personnes portent le deuil toute leur vie pour un être cher qui a disparu. Dieu ne veut pas qu’on soit toujours attristé car nous reverrons ceux qui sont morts dans la foi, qui sont auprès de Dieu dans la félicité. Nous avons la promesse que Dieu va les ressusciter par Jésus. Quand à ceux qui sont morts incrédules, nous ne pouvons rien faire pour eux car après la mort vient le jugement. Le Seigneur nous consolera ; il essuiera toute larme de nos yeux.


Apocalypse 14.13 (L’apôtre Jean entend des paroles sublimes)
Et j’entendis du ciel une voix qui disait : Ecris : Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur ! Oui, dit l’Esprit, afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent.
Ceux qui meurent dans la foi en Jésus sont heureux dans le ciel, nous sommes donc plein de confiance dans le Seigneur, soit que nous vivons soit que nous mourons. Car à lui appartiennent la puissance et la gloire dans tous les siècles.
Amen !
 



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:20 (2016)    Sujet du message: La mort et la résurrection

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