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L'ivraie poussera dans le monde jusqu'au jour du jugement

 
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BIBLE
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MessagePosté le: Ven 20 Juin - 18:53 (2008)    Sujet du message: L'ivraie poussera dans le monde jusqu'au jour du jugement Répondre en citant

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LES PARABOLES DU SEIGNEUR,
par Dr. Wilbert Kreiss


LE BON GRAIN ET L'IVRAIE: Matthieu 13:24-30.36-43

C'est une parabole du Royaume, tirée du chapitre 13 de Matthieu qui les regroupe presque toutes.
Un homme sema une bonne semence... Son ennemi vint, sema de l'ivraie parmi le blé:
Jésus a semé la bonne semence, l'Evangile du Royaume.
Il a annoncé à son peuple la bonne nouvelle du salut.
Mais ce qu'il a fait jadis, quand il était sur terre, il continue de le faire jusqu'à la fin des temps. C'est lui qui fait prêcher partout dans le monde l'Evangile, puissance de salut pour quiconque croit.
En effet, les pasteurs, missionnaires et évangélistes qui font cela, le font mandatés par lui, en son nom.
Mais "pendant que les gens dormaient", la nuit donc quand personne ne s'en rendit compte, "l'ennemi" vint semer son ivraie.
"Zizania" en grec, ce qui a donné en français zizanie!
Les fouineurs précisent qu'il s'agit sans doute du "lolium temulentum", mauvaise herbe qui, tant que le plant est jeune, ressemble à s'y méprendre au blé ou à l'orge. "Il s'en alla".
Selon un spécialiste en la matière, une disposition du droit romain punissait sévèrement un tel acte.
C'est donc qu'il devait se produire.
On en a connu des exemples en Inde et ailleurs.
Vengeance sournoise permettant, quand on voulait du mal à quelqu'un, de détruire irrémédiablement sa récolte.
Les serviteurs de la maison vinrent lui dire:
Cet homme devait être riche, car il semble qu'il ait eu de nombreux esclaves à son service. Et des gens dévoués.
Ils lui proposent d'aller arracher l'ivraie pour permettre au blé de pousser.
La réponse est catégorique: "Non!"
Leur intention est bonne, mais ce serait une mauvaise solution.
Il ne veut pas courir le risque de détériorer son blé en faisant arracher l'ivraie.
Celle-ci ne le tourmente pas pour l'instant.
Il s'en occupera plus tard, lui réglera son compte au moment de la moisson, quand il sera facile de faire la différence entre l'ivraie et le blé et qu'on ne risquera plus de nuire à celui-ci en arrachant celle-là.
Il ne faut pas agir avec précipitation, de peur de faire plus de mal que de bien. Chaque chose en son temps.
Ici s'achève la parabole proprement dite.
Explique-nous la parabole de l'ivraie du champ:
Quand Jésus eut renvoyé la foule et fut rentré à la maison avec les disciples, ceux-ci lui demandèrent de leur expliquer la parabole de l'ivraie.
Ils lui avaient déjà fait une demande semblable à propos de la parabole du semeur et Jésus la leur avait expliquée (Matthieu 13:10-23).
Cette fois-ci encore, l'explication est simple.
Elle débouche sur un enseignement relatif au jugement dernier.
Le but de la parabole est clair: elle nous invite à nous demander quelle sorte de semence nous sommes et, par là, à nous interroger sur le sort qui nous attend le jour du jugement. Celui qui sème la bonne semence est le "Fils de l'homme", Jésus lui-même, le Messie promis, si longtemps attendu et enfin venu dans le monde.
La parabole le présente dans son ministère de prophète.
Il est venu répandre la bonne semence, ensemencer le monde, lui annoncer la bonne nouvelle.
Le champ, c'est le monde:
Le monde et non pas l'Eglise.
C'est Jésus lui-même qui le dit.
La chose a son importance. Bien des théologiens et chrétiens, hostiles à la pratique de ce qu'on appelle la discipline ecclésiastique, pensent pouvoir faire appel à ce texte pour justifier leur point de vue.
Ils sont d'avis qu'il ne faut pas lutter dans l'Eglise contre la fausse doctrine et l'erreur, ni excommunier les pécheurs qui refusent de se repentir.
Il faut y laisser croître le blé et l'ivraie. Dieu reconnaîtra les siens au dernier jour. Il est vrai qu'il les reconnaîtra. Seulement, la parabole ne parle pas de l'Eglise, mais du monde.
Il nous est demandé de lutter contre l'erreur par notre témoignage, de ne pas la tolérer dans l'Eglise.
Mais nous ne pouvons pas pour autant la supprimer dans le monde. Pour le faire, il nous faudrait recourir à la force, et ce n'est pas notre mission.
Nous devons par ailleurs témoigner contre le péché, mais nous n'avons pas à le combattre en poursuivant ceux qui le commettent.
L'ivraie poussera dans le monde jusqu'au jour du jugement.
Jésus n'interdit pas pour autant la discipline ecclésiastique. Cf. Matthieu 18:17-19; 1 Corinthiens 5:3-5.
Il ressort de l'explication donnée par le Christ que la bonne semence, ce n'est pas la Parole de Dieu ou l'Evangile comme dans la parabole du semeur, mais des individus, les croyants, les "fils du royaume".
Le Fils de l'homme les répand dans le champ qu'est le monde en les convertissant et en les plaçant sur le chemin de la vie éternelle. "Fils du royaume", ils en sont les héritiers légitimes.
Les autres, au contraire, sont les "fils du malin".
Ce sont ceux que Satan, le Malin, garde en son pouvoir, qui vivent dans les ténèbres du péché et de l'incrédulité et qui périront éternellement.
Satan sème aprèsle Christ. Il aveugle l'intelligence des gens, pour qu'ils n'acceptent pas son Evangile.
C'est lui qui fit de Judas un fils du malin, un "démon" (Jean 6:70.71; 13:27; Luc 22:3), et qui s'empara d'Ananias (Actes 5:3).

La moisson, c'est la fin du monde:
Plus précisément, le jugement final qui aura lieu au dernier jour, quand Dieu mettra fin au monde actuel.
La séparation n'aura pas lieu avant.
Elle sera l'oeuvre non pas des hommes, mais des "anges", ministres ou assistants du Christ, huissiers de son tribunal qui rassembleront les impies en gerbes pour les livrer à la damnation et conduiront les croyants dans le paradis.
Le jugement est comparé à la moisson qui attend les céréales dans les champs. Il est aussi certain que l'est la moisson, quand un champ est plein de blé.
Une fois de plus, le "Fils de l'homme" est présenté comme l'auteur du jugement.
Il apparaîtra dans toute sa majesté, entouré de ses anges qui seront à la fois ses gardes du corps et ses serviteurs. Il donnera des ordres à ses anges et leur demandera de brûler l'ivraie.
Ce feu, dont la Bible dit ailleurs qu'il ne s'éteint point (Marc 9:43), cette "fournaise ardente où il y aura des pleurs et des grincements de dents" (Apocalypse 19:20; 21:8; Matthieu 25:41; Marc 9:44; Luc 16:24; Malachie 4:1) est l'image de la condamnation éternelle qui frappera les incroyants.
C'est de cette fournaise terrible que le Fils de l'homme est venu délivrer les pécheurs.
L'enseignement de la Bible sur Satan et l'enfer est très clair, et le rejeter, c'est se défaire d'un élément essentiel de la Parole de Dieu et porter ainsi atteinte à l'oeuvre rédemptrice du Christ. Cf. Matthieu 8:12; 22:13; 24:51; 25:30; Luc 13:28.
La Bible utilise, pour décrire l'enfer, des images éloquentes.
Ce sont des images, certes, mais elles dépeignent des réalités indiscutables. Elles signifient bel et bien quelque chose.
Notre parabole est ainsi lourde de mises en garde.
Les justes resplendiront:
Ce dernier verset est brillant d'espérance et de joie.
Il y aura des "justes".
Personne ne l'est par nature.
"Il n'y a point de juste, pas même un seul" (Romains 3:10).
"Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu" (Romains 3:23).
 Mais Dieu justifie le pécheur par la foi en Jésus-Christ. Il lui impute la justice de son Fils et le déclare juste à ses yeux.
Revêtu de cette justice, acquitté et pardonné, le pécheur est aussi juste que son Sauveur lui-même. Cf. dans Petite Dogmatique Luthérienne, p. 80-84, la doctrine de la justification.
Les justes "resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père". Cf. Daniel 12:3; 1 Jean 3:2. Si dans la Bible le feu symbolise Satan, le jugement et l'enfer, la lumière est toujours liée à Dieu, au Christ et au ciel avec son salut et sa gloire.
Princes et héritiers royaux, les justes, c'est-à-dire les croyants, vivront et régneront à jamais avec leur Dieu, source de vie, de lumière et de joie.
Que celui qui a des oreilles pour entendre entende!
Jésus conclut cette parabole de la même façon que la parabole du semeur (Matthieu 13:9).
Son message exige des oreilles ouvertes et réceptives, tant l'enseignement en est important. Il y va de notre destin éternel, rien de moins que cela.
 
Thèmes de réflexion:

Cette parabole enseigne que le bon grain, même s'il n'est pas toujours visible, existe et qu'il demeurera lui seul. Si elle est sévère, elle n'en est pas moins une parabole de l'espérance. L'histoire de ce monde est placée sous le signe du jugement, mais aussi sous celui de l'espérance, car le Christ y implante son Royaume qui est un Royaume de grâce, de délivrance et de gloire. L'issue n'a besoin d'être fatale pour aucun homme, car à tous est donnée la possibilité de se repentir, de sortir des ténèbres, d'échapper à la "fournaise ardente" et de connaître une joie et une gloire éternelles.
Cette parabole nous invite à la modestie et à la confiance. Le jugement, la suppression de l'ivraie est l'affaire de Dieu et non la nôtre. Nous n'avons pas à procéder à une purification ou épuration spirituelle, religieuse ou morale. C'est le métier de Dieu, et il saura le faire bien mieux que nous. Et en son temps, au jour du jugement, ce qui donne à chacun la possibilité de se repentir.
La parabole répond aussi à une question d'actualité: Pourquoi, si Dieu existe, tolère-t-il le mal? Pourquoi ne l'arrache-t-il pas de ce monde? Simplement parce qu'il ne veut pas qu'un seul grain de blé périsse. Son plan est un plan d'amour, et le temps présent est le temps de la grâce.
On peut faire dans le Royaume de Dieu ce qu'on ne peut pas faire dans la nature. Le blé ne devient jamais ivraie, ni l'ivraie du blé. Mais dans le Royaume de Dieu, grâce à la bonté et la patience du Seigneur et parce que le Christ a rendu la chose possible par son sacrifice, on peut cesser d'être de l'ivraie pour devenir du blé (le pécheur d'aujourd'hui peut se convertir demain), et inversement cesser d'être du blé pour devenir de l'ivraie (le chrétien d'aujourd'hui peut déchoir demain). Attention à cela!
Dieu espère et sait que, malgré les semailles de l'ennemi, son plan se terminera par la récolte du bon grain. Il sait sauver les siens sans le recours aux moyens violents. Il n'a pas besoin du bras et de l'épée de l'inquisition pour faire son oeuvre. S'il intervenait avec toute-puissance dans ce monde, il ferait échoir son plan qui est un plan d'amour. L'ivraie y passerait peut-être, mais le bon grain en souffrirait aussi.
D'ailleurs, Dieu ne nous contraint pas à l'aimer. L'amour ne se force pas. C'est un Père de l'Eglise qui a dit: "Dieu peut tout, sauf nous forcer à l'aimer". C'est sans doute pour cela que si peu de gens, ignorant que Dieu les aime, l'aiment à leur tour. On ne contraint personne à l'amour de Dieu. C'est pour nous une grande chance, mais aussi une énorme responsabilité.
 



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